samedi 23 février 2019

HUMAIN


Souvent on crie trop fort quand on devrait se taire,
On ne le sait pas, on croit toujours bien faire,
Mais pourquoi donc se taire quand il faudrait crier,
Quand un risque surgit, on n’ose plus s’impliquer.
On se lasse de trouver ce qu’on n’a pas cherché,
Et l’on entend souvent dire, je n’ai rien demandé,
Mais on s’use à chercher ce qu’on ne trouve pas,
Notre quête nous conduit aux portes du trépas,
En jetant sans regret ce qu’on devrait garder,
Et gardant en secret ce qu’on devrait jeter.
Nous avons tant pleuré, alors qu’on voulait rire,
On voulait le meilleur, on recevait le pire,
On cachait dans un rire notre envie de pleurer,
En pensant qu’une peine on ne doit pas la montrer.
Certains de mes amis me parlent de leur plainte,
Ils disent avoir très peur et haïr la crainte,
Mais ils veulent être craints pour dissiper leur peur,
Et ignorent souvent tous les élans du cœur.

dimanche 17 février 2019

MALAISE


Un long serpent de haine qui se nourrit de nos peines,
Prend naissance dans nos têtes, coule dans nos veines,
Insidieusement, trace son chemin sur les rives de l'envie,
La bête commence son festin à l'orée de notre ennui,
Distillant lentement son venin, insinuant ses mensonges,
Semant rancœur et obsession dans nos plus jolis songes.
Le long serpent de haine veut dominer les hommes,
Les réduire au néant, en faire des fantômes,
Et nous devenons comme des poupées de chiffon,
Se laissant manipulées et dévorées d’ambition,
Il noircit les arcs en ciel et rend muet les chanteurs,
Aveuglant les plus sages jusqu’au fond de leur cœur.
Nous dans notre folie, on se souvient à peine,
Qu’un long serpent de peine se délecte de nos haines.
Claude Lepenseur

mardi 12 février 2019

JE SUIS COUPABLE


Je suis coupable de guerre, quand j'exerce orgueilleusement mon intelligence au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre quand je déforme les opinions des autres lorsqu'elles diffèrent des miennes.
Je suis coupable de guerre quand je convoite ce qu'un autre a honnêtement acquis.
Je suis coupable de guerre quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position en privant les autres de leurs opportunités d'avancement.
Je suis coupable de guerre si je m'imagine que ma famille et moi-même devons être privilégiés.
Je suis coupable de guerre si je crois qu'un héritage me donne le droit de monopoliser les ressources de la nature.
Je suis coupable de guerre quand je crois que les autres doivent penser et vivre comme je le fais.
Je suis coupable de guerre quand je fais dépendre le succès dans la vie, de la force, de la réputation et de la richesse.
Je suis coupable de guerre quand je pense que la conscience des gens devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.
Je suis coupable de guerre quand je crois que le Dieu que je conçois est celui que les autres doivent admettre.
Je suis coupable de guerre quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu'un doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.
*(Ralph Maxwell Lewis)

mercredi 6 février 2019

LES MOTS QUI CHANTENT


Les mots chantent, pleurent ou bien caressent,
Ils s'écrivent tout en rondeurs et en délicatesse,
Ils s'en vont gribouiller sur les pages de malheur.
Se posant sur une couche, comme on offre une fleur.
Ils peuvent tout exprimer, et parfois ils se taisent,
Si la situation l’exige, que l’on sent un malaise,
Des milliers de mots sont déversés chaque jour,
Pour parler de tout et pour parler d’amour.
Parlés, écrits, chantés, ils sont dictés ou peints,
Pour la poésie, ils peuvent s’écrire à deux mains.
Et si l'amour est là, bien vite ils s'enflamment,
Que ne ferait on pas pour le cœur d’une femme,
À la lumière de l’amour on les teinte de tendresse,
Pour que le cœur de la belle connaisse l’allégresse.
Les mots murmurés et empreints d'espérance,
Chantent à l’oreille et dans l’esprit dansent,
Apportant la couleur et la joie de la vie,
Qui unira deux êtres, au-delà de la nuit.
Si on aime quelqu’un et si vraiment on y tient,
Servons nous de nos mots, sans attendre demain.