mardi 12 février 2019

JE SUIS COUPABLE


Je suis coupable de guerre, quand j'exerce orgueilleusement mon intelligence au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre quand je déforme les opinions des autres lorsqu'elles diffèrent des miennes.
Je suis coupable de guerre quand je convoite ce qu'un autre a honnêtement acquis.
Je suis coupable de guerre quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position en privant les autres de leurs opportunités d'avancement.
Je suis coupable de guerre si je m'imagine que ma famille et moi-même devons être privilégiés.
Je suis coupable de guerre si je crois qu'un héritage me donne le droit de monopoliser les ressources de la nature.
Je suis coupable de guerre quand je crois que les autres doivent penser et vivre comme je le fais.
Je suis coupable de guerre quand je fais dépendre le succès dans la vie, de la force, de la réputation et de la richesse.
Je suis coupable de guerre quand je pense que la conscience des gens devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.
Je suis coupable de guerre quand je crois que le Dieu que je conçois est celui que les autres doivent admettre.
Je suis coupable de guerre quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu'un doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.
*(Ralph Maxwell Lewis)

mercredi 6 février 2019

LES MOTS QUI CHANTENT


Les mots chantent, pleurent ou bien caressent,
Ils s'écrivent tout en rondeurs et en délicatesse,
Ils s'en vont gribouiller sur les pages de malheur.
Se posant sur une couche, comme on offre une fleur.
Ils peuvent tout exprimer, et parfois ils se taisent,
Si la situation l’exige, que l’on sent un malaise,
Des milliers de mots sont déversés chaque jour,
Pour parler de tout et pour parler d’amour.
Parlés, écrits, chantés, ils sont dictés ou peints,
Pour la poésie, ils peuvent s’écrire à deux mains.
Et si l'amour est là, bien vite ils s'enflamment,
Que ne ferait on pas pour le cœur d’une femme,
À la lumière de l’amour on les teinte de tendresse,
Pour que le cœur de la belle connaisse l’allégresse.
Les mots murmurés et empreints d'espérance,
Chantent à l’oreille et dans l’esprit dansent,
Apportant la couleur et la joie de la vie,
Qui unira deux êtres, au-delà de la nuit.
Si on aime quelqu’un et si vraiment on y tient,
Servons nous de nos mots, sans attendre demain.