vendredi 22 mars 2019

MILLE VISAGES


On tient entre ses mains,
Tel un incessant mirage,
Les trésors de son destin,
Caressant aux mille visages,
Sans savoir ce qui est demain,
Partir rejoindre d’autres rivages.
L’amour donne les traits d’espoir,
Tenant dans ses bras toute sa création,
Des yeux pour voir un cœur pour y croire,
Couvrir son ange de tendresse et de passion,
Le bercer de l’aube jusqu’au soir,
Sur son sourire, s’effacent les illusions.
Mille visages en haut de ma falaise,
En rêve joindre des êtres chers, perdus,
De mon chagrin frisant le malaise,
De leur présence je n’étais point repu.
Il y a les rides qui viennent du passé,
Signes d’un vécu déjà lointain,
Nos anciens en mémoire gravés,
Souvenirs de valeurs gardées avec soin.
Il y a l’amour au visage sourire,
Nous le cherchons tel un trésor,
Amour qui parfois au drame vire,
Et nous conduit aux portes de la mort.
Feuilletant la vie, ce merveilleux ouvrage,
Cherchant un sens a tous ces mots d’amour,
Voit son destin il y faut du courage,
Savoir s’arrêter sans faire demi-tour,
On peut regarder uniquement les images,
Et sourire à chaque nouveau jour.
Caressant des doigts les mille visages,
Et sourire à chaque nouveau jour.
Claude Lepenseur

dimanche 17 mars 2019

VOICI LE VENT


Voici le vent du soir, dont le souffle qui caresse,
Nous apporte l'odeur des fleurs et du nectar,
La nuit tombe, surgissent de l'ombre épaisse,
Les astres rayonnants qui attirent le regard.
Le printemps embaume, mon cœur est en liesse,
Je lui parle tout bas, cette heure est solennelle,
Je conte vos beaux yeux, je conte votre jeunesse,
Et je remercie le ciel, de vous rendre si belle.
Dans ce cadre idyllique, victime de Cupidon,
La brise nous emporte dans un hymne très doux,
Qui offre la jeune fille, aux bras du jeune garçon,
Merci au vent du soir, de verser l’amour sur nous.

mercredi 13 mars 2019

LE TEMPS


L’horloge égrène le temps, elle compte les secondes, les minutes, les heures, et cela fait des jours, des semaines et des mois.
Le temps passe ainsi pour tout le monde, inexorablement, le temps nous conduit vers notre destin. Personne n’a demandé à venir, et pourtant personne n’accepte l’œuvre du temps.
Au début c’est le néant, puis un spermatozoïde rencontre un ovule, et dès cet instant tout est programmé, la vie, mais aussi la mort, devant cette évidence nous sommes tous égaux, ce que nous ne choisissons pas, c’est de naître, l’endroit où l’on naît, notre couleur de peau et l’instant de notre mort. Il arrive même que la vie se limite au ventre de notre mère, mais une fois sorti du ventre de notre mère notre vie nous appartient, nous en faisons ce que nous voulons, mais nous savons tous que nous venons du néant et que nous devons retourner au néant, il appartient à chacun, de remplir l’espace-temps qui lui est accordé du mieux qu’il peut. Pour ceux qui ont placé leur confiance en dieu, ils disent que la fin de la vie n’est pas une punition, alors qu’est-ce que une minute ou un siècle de vie face à l’éternité?

jeudi 7 mars 2019

JOUR ET NUIT


Je suis en train de pâlir, je vais disparaître,
Je suis le jour et doucement vient ma fin,
Je vais partir, alors fermez vos fenêtres,
Je laisse là la nuit, jusqu’à demain matin.
Je suis le jour, je le sais, je vais renaître,
La nuit qui savoure, son temps, vos peut être,
Verra avec l’aube, l’heure de son glas,
Son temps révolu, elle disparaîtra.
Chacun notre tour, avons nos déclins,
Après notre mort, nos belles renaissances,
Nous avons le temps pour faire nos chemins,
Offrant le meilleur, pour toutes vos romances.
Jour et nuit ce n’est pas l’amour impossible,
Le temps favorise les élans du cœur,
Reculant sans cesse tout l’inaccessible,
Et donne rendez-vous avec le bonheur.
Claude Lepenseur octobre 2013

samedi 23 février 2019

HUMAIN


Souvent on crie trop fort quand on devrait se taire,
On ne le sait pas, on croit toujours bien faire,
Mais pourquoi donc se taire quand il faudrait crier,
Quand un risque surgit, on n’ose plus s’impliquer.
On se lasse de trouver ce qu’on n’a pas cherché,
Et l’on entend souvent dire, je n’ai rien demandé,
Mais on s’use à chercher ce qu’on ne trouve pas,
Notre quête nous conduit aux portes du trépas,
En jetant sans regret ce qu’on devrait garder,
Et gardant en secret ce qu’on devrait jeter.
Nous avons tant pleuré, alors qu’on voulait rire,
On voulait le meilleur, on recevait le pire,
On cachait dans un rire notre envie de pleurer,
En pensant qu’une peine on ne doit pas la montrer.
Certains de mes amis me parlent de leur plainte,
Ils disent avoir très peur et haïr la crainte,
Mais ils veulent être craints pour dissiper leur peur,
Et ignorent souvent tous les élans du cœur.

dimanche 17 février 2019

MALAISE


Un long serpent de haine qui se nourrit de nos peines,
Prend naissance dans nos têtes, coule dans nos veines,
Insidieusement, trace son chemin sur les rives de l'envie,
La bête commence son festin à l'orée de notre ennui,
Distillant lentement son venin, insinuant ses mensonges,
Semant rancœur et obsession dans nos plus jolis songes.
Le long serpent de haine veut dominer les hommes,
Les réduire au néant, en faire des fantômes,
Et nous devenons comme des poupées de chiffon,
Se laissant manipulées et dévorées d’ambition,
Il noircit les arcs en ciel et rend muet les chanteurs,
Aveuglant les plus sages jusqu’au fond de leur cœur.
Nous dans notre folie, on se souvient à peine,
Qu’un long serpent de peine se délecte de nos haines.
Claude Lepenseur

mardi 12 février 2019

JE SUIS COUPABLE


Je suis coupable de guerre, quand j'exerce orgueilleusement mon intelligence au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre quand je déforme les opinions des autres lorsqu'elles diffèrent des miennes.
Je suis coupable de guerre quand je convoite ce qu'un autre a honnêtement acquis.
Je suis coupable de guerre quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position en privant les autres de leurs opportunités d'avancement.
Je suis coupable de guerre si je m'imagine que ma famille et moi-même devons être privilégiés.
Je suis coupable de guerre si je crois qu'un héritage me donne le droit de monopoliser les ressources de la nature.
Je suis coupable de guerre quand je crois que les autres doivent penser et vivre comme je le fais.
Je suis coupable de guerre quand je fais dépendre le succès dans la vie, de la force, de la réputation et de la richesse.
Je suis coupable de guerre quand je pense que la conscience des gens devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.
Je suis coupable de guerre quand je crois que le Dieu que je conçois est celui que les autres doivent admettre.
Je suis coupable de guerre quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu'un doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.
*(Ralph Maxwell Lewis)

mercredi 6 février 2019

LES MOTS QUI CHANTENT


Les mots chantent, pleurent ou bien caressent,
Ils s'écrivent tout en rondeurs et en délicatesse,
Ils s'en vont gribouiller sur les pages de malheur.
Se posant sur une couche, comme on offre une fleur.
Ils peuvent tout exprimer, et parfois ils se taisent,
Si la situation l’exige, que l’on sent un malaise,
Des milliers de mots sont déversés chaque jour,
Pour parler de tout et pour parler d’amour.
Parlés, écrits, chantés, ils sont dictés ou peints,
Pour la poésie, ils peuvent s’écrire à deux mains.
Et si l'amour est là, bien vite ils s'enflamment,
Que ne ferait on pas pour le cœur d’une femme,
À la lumière de l’amour on les teinte de tendresse,
Pour que le cœur de la belle connaisse l’allégresse.
Les mots murmurés et empreints d'espérance,
Chantent à l’oreille et dans l’esprit dansent,
Apportant la couleur et la joie de la vie,
Qui unira deux êtres, au-delà de la nuit.
Si on aime quelqu’un et si vraiment on y tient,
Servons nous de nos mots, sans attendre demain.

mercredi 30 janvier 2019

LA PAIX S'IL VOUS PLAIT


Je n'aime pas la guerre, je n'aime pas la violence,
Avant de se combattre, j'aimerais que l'on pense,
Qu'un bon compromis ou un mauvais accord,
Sera toujours préférable à des milliers de morts.
Choisir entre des hommes, avides de pouvoir,
Qui sèment la terreur et vendent le désespoir,
Détournant les armées, détournant les médias,
Pour maintenir sur les peuples un horrible bât.
Voyant cette misère, et ce qu’est votre empire,
Aujourd’hui je vous parle et j’ai envie de vous dire,
Messieurs les dirigeants qui êtes dans vos tours,
Respectez notre paix, respectez notre amour.
Claude Lepenseur avril 2009

vendredi 25 janvier 2019

L'AMOUR


Avoir de l'amour est une belle chose,
Le faire savoir est une autre chose,
On croit que nos actes, nos gestes suffisent,
Mais l'être aimé espère qu'on le lui dise.


Chaque personne vit dans son cœur,
Des aspirations, des besoins des envies,
On aime être rassuré et mis en valeur,
Et l'amour est important dans notre vie.


Pour faire le couple parfois il y a une lutte,
On se construit, plus fort au fil des jours,
Et l'un sans l'autre, c'est l'inévitable chute,
Car on ne veut plus vivre sans l'amour.


Mais cet amour, il nous faut alors le dire,
C'est quand l'amour est le plus évident,
Que le taire, il ni y aurait rien de pire,
Pour le blesser assez profondément.


Même en aimant on peut faire des erreurs,
Alors n'hésitons pas à lui dire je t'aime,
Même tous les jours, il ne faut pas avoir peur,
Elle le sait, mais dis lui quand même.

vendredi 11 janvier 2019

LE MOI

Le moi est haïssable, pure illusion de l'imagination, il est une passion abusant autrui autant que nous-mêmes. L'amour-propre pousse les hommes à paraître plutôt qu'à être, à rêver leur vie plutôt qu'à la vivre.
Nous avons tous une dose de narcissisme, la prochaine fois que quelqu'un nous en fera le reproche, répondons-lui avec Blaise Pascal que le nombrilisme est la chose au monde la mieux partagée. Cette habitude, qui consiste à se préférer soi-même à toute autre, n'épargne personne, y compris ceux qui se donnent l'air de la générosité et du désintéressement. Si le moi est haïssable, c'est que le monde est peuplé de milliards de « moi » qui veulent chacun se faire le centre de tout. Il en résulte que chaque moi est l'ennemi et voudrait être le dominateur de tous les autres.
Quelle est la racine de cette passion tyrannique ? La paresse, répond Blaise Pascal, qui montre qu'il est plus aisé de paraître que d'être. Aux exigences de la raison, les hommes préfèrent les séductions faciles de l'imagination. Quand la quête du vrai nous rebute, nous nous satisfaisons du confort qu'offre le vraisemblable. Cette toile de mensonges rassurants mystifie peu à peu notre conscience au point que nous confondons tout, le vrai et le faux, le profond et le superficiel. Nous sommes pris au piège, prisonniers dans notre bocal, les images se donnent pour des réalités et les sentiments pour des convictions. Dans ce mirage, nous ne savons plus où est notre moi profond. Reine des faux-semblants, l'imagination nous rend invisibles à nous-mêmes autant qu'impénétrables aux autres, la vie humaine n'est qu'une illusion perpétuelle, on ne fait que se tromper et se flatter. Vaine comédie, dans laquelle chacun joue un rôle de composition sans en maîtriser le texte. Farce grotesque, pour satisfaire notre moi, nous tentons de démontrer que nous accumulons fortune, réputation, honneurs, pour nous masquer notre petitesse. Confondu par notre propre imposture, nous n'avons alors d'autre issue que l'engrenage narcissique, faire de nous-même notre propre idole, rayonner dans tout l'univers. Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre. L'amour propre nous éloigne de nous-mêmes, et d'autrui.
Mais lorsque le rideau tombe, que la lumière s'éteint et que le théâtre se vide, le moi est nu et Narcisse, isolé dans sa bouteille, tragiquement seul.