lundi 5 novembre 2018

IL NE RESTE


Il ne reste que quelques minutes à ma vie, tout au plus quelques heures,
J’essaie d’avancer, mais je sens que je faiblis, je sens que je me meurs.
Mon frère est mort hier matin, épuisé au milieu du désert,
Je suis maintenant le dernier homme vivant sur cette terre.
On m'a expliqué jadis, quand je n’étais qu’un enfant,
A quoi ressemblait le monde il y a très longtemps,
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père,
Et que l’on pouvait voir encore de la neige en hiver.
Il était si doux de vivre au rythme des saisons,
Et à chaque fin des étés, se déroulait la moisson.
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux,
Où venaient s'abreuver toutes sortes d’animaux.
Mais moi je n'ai connu qu'une planète désolante,
Avec ses paysages lunaires et une chaleur suffocante,
J’ai vu tous mes amis, mes frères, mourir de soif ou de faim,
Tomber comme les mouches, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien.
Les peuples avaient compris le danger imminent,
Mais les décisions appartenaient aux dirigeants,
Et ces hommes là, ne reculant devant rien,
Étaient prêt à tout pour arriver à leurs fins.
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre,
Pollué l'air ambiant, et tari les rivières.
Mais au fil du temps, des gens se sont levés,
Ils les ont avertis qu'il fallait tout stopper.
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie,
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits.
C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens,
Et dans la panique ils ont déclaré l'état d'urgence,
Déjà tous les océans avaient englouti les îles,
Et les inondations frappés les grandes villes.
Et par la suite pendant toute une décennie,
Ce furent les ouragans et puis les incendies,
Les tremblements de terre et la grande sécheresse,
Partout sur les visages ont pouvait lire la détresse.
Les gens devaient se battre contre les pandémies,
Décimés par millions par d'atroces maladies,
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim,
Tombant comme les mouches, il ni avait plus rien.
Mon frère est mort hier matin, épuisé, au milieu du désert,
Je suis maintenant le dernier homme vivant sur la terre.
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée,
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné.
Car il ne reste que quelques minutes à ma triste vie,
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis,
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer,
Je vais tomber, alors adieu l'humanité.
Texte d’après une chanson des cowboys fringants

10 commentaires:

  1. Nous n'en sommes pas encore là mais il est plus que temps de prendre de sévères mesures!Le peuple va encore payer les débordements des nantis qui eux ont les poches bien garnis et qui se fichent éperdument d'appauvrir un peu plus les plus modestes !
    Gros bisous et bonne journée
    Mitou

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  2. Bonjour Claude
    Je crois bien que Mitou a tout bien dit...
    Bonne journée à toi
    Amicalement

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  3. Ta description de l'apocalypse est tout à fait crédible. Nous l'avons compris: avec toutes las autres espèces l'humanité est appelée à disparaître.

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  4. Tel sera l'apocalypse de notre humanité ...
    Amitié
    Nadine

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  5. Avec le choix de cete photo tu as tout résumé: Liberté vascille, sombre , se noie, le visage figé, le regard fixe. Liberté se meurt emportant avec elle tout ce qui faisait la richesse de notre Humanité. Nous n'avons pas su la retenir.

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  6. Très belle illustration, cette liberté qui sombre ... et nous avec !
    Un texte d'anticipation qui fait mal.
    Mais ce jour n'est peut-être pas si loin où notre terre ne sera plus rien.
    Le passage de l'homme aura tout détruit, mais surtout son évolution.
    Est-il trop tard pour ouvrir les yeux ???
    J'ose espérer que non mais sans trop de conviction car le dieu pognon est devenu le maître du monde ...
    Le plus malsain et engendré par le démon !
    Bon mercredi pluvieux et venteux !
    Bisoux, cher claude, ainsi qu'à ta tit' marie chérie ♥

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  7. L'univers fait naufrage et tes mots nous interpellent!

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  8. Peut-être n'est-il pas encore tout à fait trop tard pour réagir...

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Claude