samedi 29 septembre 2018

RIEN


Et maintenant, que peut-on faire,
Maintenant qu'on a tout détruit,
Il n'y a pas une place sur terre,
Où l'homme loup n'a pas sévi.
Il y a vos lois, ils y a vos règles,
Non respectées, elles ne servent à rien,
La république se met en grève,
Lorsque le mal est en son sein.
Et maintenant, que faut-il faire,

Regardez ce que sont nos vies,
Croyez vous qu'on va laisser faire,
Que le peuple est bien trop petit.
Vous les instruits, vous les nantis,
Vous qui pensez que l'on ne peut rien,
Je vous le dis, vous serez surpris,
En vous levant un beau matin.
Et maintenant, qu'allez vous faire,
Pour conserver votre pouvoir,
Toutes les promesses de naguère,
Faudra les sortir, de vos tiroirs.

Viendra un jour, on saura faire,
Pour faire sourire nos lendemains,
On sera tous frères sur cette terre,
Avant qu'il ne nous reste plus rien.
Claude Lepenseur février 2015


mercredi 26 septembre 2018

ÉCOUTONS


Écoutons le cœur de tous ceux qui pleurent,
Ils nous parlent de tout ce qui est leur peur,

Et tous les conseils que l’on peut donner,

Ne servent à rien sans notre amitié.

Il n’y a pas le bon ou bien le mauvais,

Il y a des choses qu’on ne comprend jamais,

Et puis d’autres faits qu’on peut expliquer,

Mais l’essentiel est de bien écouter.

Chacun d’entre nous cherche son chemin,

Reçoit des coups de poings, et serre des mains,

Mais le cœur des gens est comme le tien,

Une bonne écoute et il se sent bien.
Claude Lepenseur mars 2014

jeudi 20 septembre 2018

DERNIER GÎTE


Le dernier gîte, le tout dernier ombrage,
Quitter le domicile pour un ultime voyage,
Une dernière fuite pour un havre de paix,
Ou le mal d’aimer ne saurait exister.
Nous construisons et abandonnons nos lieux,
Recherchant un abri dans le fond d’autres yeux,
Nous désirons donner une âme à notre temps,
En cherchant de freiner l’arrivée du printemps.
Une vie imposée et subie, est trop vite déchirée,
Elle donne un goût amer et empêche de rêver,
La nature elle-même pense à l’idée de sa mort,
Mais l’homme prétentieux croit être le plus fort,
Il nous faudrait, avoir beaucoup de courage,
Contre le mal de vivre, il faut devenir plus sage.
Notre dernier gîte, verra la nuit de notre sortie,
Que ce soit dans un murmure ou bien dans un cri,
On peut partir avec le cœur meurtri et l’âme ravie,
Heureux que ce soit enfin le passage de l’oubli.
Claude Lepenseur novembre 2014

samedi 15 septembre 2018

UNE PRINCESSE


Une princesse, un beau jour a surgit,
Une princesse, est entrée dans ma vie,
La distance, ne la pas rebuté,
Et, elle est venu me retrouvé.
Doucement, dans ma vie installée,
Et mon cœur, elle a fait chavirer,
De sa main, ma joue a caressé,
Sur mes lèvres, un baiser a posé.
Une princesse, est entrée dans ma vie,
Cette déesse, se prénomme Marie,
De mon cœur a fait un grand chantier,
Ou j’ai appris, a conjuguer aimer.
Maintenant, à elle je suis lié,
Dans cette vie, et pour l’éternité,
Pieds sur terre, et tête dans les nuages,
Notre vie, a cessé d’être naufrage.
Une princesse, se prénommant Marie,
Une princesse, c’est emparé de ma vie,
Elle le sait, mais je le dis quand même,
Ma princesse, c’est bien toi que j’aime.
Claude Lepenseur juillet 2009

lundi 10 septembre 2018

MAESTRO


Seul sur la scène, dans le faisceau des projecteurs,
Il occupe l’espace, présence dans sa splendeur,
Un homme avance dans sa redingote, maestro,
Il salue le public, silencieux, s’assied au piano.

Avec agilité, nous voyons que ces mains,
Se mettent à courir sur les touches d’ivoire,
Alors il nous parvient, les prémisses d’un refrain,
Qui doucement s’élève, dans l’aurore du soir.

Le charme opérant, de cette douce mélodie,
Nous fait oublier nos craintes de la nuit,
Maestro et public, communient tous en chœur,
Partageant sans retenue, cet instant de bonheur.
Claude Lepenseur

mercredi 5 septembre 2018

AUTOMNE

Bientôt nos soirées manqueront de lumière,
Les feuilles jaunissent, cet été fut trop court,
Et c’est appuyé au rebord de ma fenêtre,
Que je vois le bois entassé dans la cour.
Les jours moins longs, nous annoncent l’hiver,
Mais aussi une trêve dans nos travaux d’été,
Voici venu le temps des températures polaires,
Des soirées près de l’âtre pour se réchauffer.
Les feuilles jaunies, tourbillonnent et tombent,
Tapissant les allées qui conduisent à la cour,
Le cœur sensible à l’émotion succombe,
Mais le vent dominant, reste inexorable et sourd.
La nature transformée est triste et monotone,
La découvrir ainsi, me fait mal quelque part,
Hier c’était l’été, et nous voici en automne,
Et pas un pinson pour chanter son départ.
Claude Lepenseur avril 2010