vendredi 31 août 2018

MON ESPÈCE


Mon espèce s'égare, les esprits qui surchauffent,
Les gens se détestent, c’est la guerre des égos,
Nous entrons dans un siècle, de cynisme et mépris,
Non respect de la Terre, la folie plein les tripes,
Frontières, barricades, et des coups de matraques,
Cris et bains de sang, toutes ces bombes qui éclatent,
Politique de la peur, même la science immorale,
Insurrection des peuples, c’est le marché des armes,
Nouvelle Ordre Mondial, une fusion de la terreur,
Homme, tu es des animaux, le plus grand prédateur,
Ton système pue la mort, assassin de la vie,
Tu as tué la mémoire pour mieux tuer l'avenir.
D'après le texte cinquième soleil de Kény Arkana

mardi 28 août 2018

ÉCRIRE POUR EUX


Je veux écrire pour ceux, qui vivent loin de chez eux,
Et qui ont dans leurs yeux, quelque chose qui fait mal,
Je veux parler de ceux, qu’on oublie peu à peu,
Et qui gardent au fond d’eux, cette chose qui fait mal.
Celui-là passe toute la nuit, à regarder les étoiles,
En pensant qu'un jour peut être, il hissera la voile,
Et cet enfant qui joue, qui ne peut plus jamais sourire,
Et qui voit son père partout, qui s'est construit un empire.
Quoi qu'ils fassent, Ils sont tristes à la fête,
Où qu'ils aillent, Ils sont seuls dans leur tête.
On a volé leur histoire, on a volé leur mémoire,
On a piétiné leur vie, comme on marche sur un miroir.
Celui-là posera des bombes, celui-là comptera les jours,
En alignant des bâtons, seul prisonnier dans sa tour.
Je veux parler pour eux, pour que cesse peu à peu,
Cet égoïsme pernicieux, qui nous ferme les yeux.
création d'après la chanson "chanter pour ceux" de Michel Berger

vendredi 24 août 2018

AIMER


Tu n'as pas connu d’histoire d'amour,
Au cours de ta vie,
Un homme t'avais promis le toujours,
Et puis il t’a trahie.
Sous la douleur de son enfer,
Quand ses mots sont sales et te tuent,
Tu aurais pu sombrer sous la colère,
Comme un cheval fou et qui rue.
Tu as vu des châteaux en Espagne,
Toutes ces choses dont tu avais envie,
Tout cela disparaître sous les flammes,
De l’indifférence, l’égoïsme et la jalousie,
C'est de la douleur sans égal,
Quand ta vie, part en étincelles,
Tu aurais pu vendre ton âme au diable,
Comme l’aurait fait un criminel.
Mais ce qui t'a sauvée,
C'est de pouvoir aimer.
Aimer jusqu'à l'impossible,
Aimer te dire que c'est possible,
Aimer d'un amour invincible,
Aimer jusqu'à l'impossible,
C'est devenu possible.
Texte réalisé d’après la chanson de Tina Arena

jeudi 16 août 2018

DOUCE FRANCE


Lorsque le ciel est à la pluie,
Que l'hiver bave et griffe,
On se sécurise dans nos logis,
Et la cité vit les nerfs à vif.

Au lieu d'encenser l'excessif,
Allons donc voir les sans abri,
Loin des palais d’or du khalife,
Voir au plus près comment on vit.

Fraternité, égalité démocratique,
Ils nous recevront bien volontiers,
Sous des cartons et des plastiques,
Pour partager le verre de l'amitié.

Entre beau discours et banquets,
Des photos pour les magazines,
Nouveaux bourgeois de Calais,
Sont passé voir de près la débine.

Allons juger à l'authentique,
De nos lois l'effet papillon,
Le résultat de nos républiques,
Les conséquences de la déraison.

Robe de chez Dior beaux escarpins,
Allons les prendre pour des cons,
Ils feront l’effort de nous écouter,
Les apatrides, les sans noms.

La leçon sera très pédagogique,
Tout cet intérêt pour la misère,
Pour les papiers très romantiques,
Les médias sauront comment faire.

Voici un très bel amuse gueule,
De venir leur promettre la lune,
Et pour les magazines poeple,
C’est sur ça fera une belle une.
Claude Lepenseur

samedi 11 août 2018

CE QUE JE SAIS


Quand j'étais petit, haut comme trois pommes,
Je n’avais qu’un rêve, enfin devenir un homme,
J’avais soif d’apprendre, il n’y avait pas de mais,
Je voulais un jour pouvoir dire, la vie je connais.
C’était les douces années, c’était le printemps,
Elles m’ont conduit aux portes de mes dix huit ans,
J’avais déjà appris, mais pas encore assez,
Pour la connaissance ce n’était pas terminé.
Vers vingt cinq ans, j’ai découvert la vie, l’amour,
Je le pensais, j’imaginais que c’était pour toujours,
Une femme, des enfants, la voiture et la maison,
L’apprentissage n’était pas fini, il restait des leçons.
Au milieu de ma vie, j’apprenais encore et encore,
Rien n’est jamais acquis, il faut savoir rester fort,
Il ne manquait rien, famille travail et même les copains,
J’ignorais que je n’avais pas fini de manger mon pain,
J’ai appris tous les jours, pour pouvoir dire je sais,
Seulement, plus j’ai cherché, et moins je savais.
Ce que j’ai compris et qui m’étonne dans la vie,
Pour moi qui suis presque à l’automne de ma vie,
C’est que l’on oublie la galère et les soirs de tristesse,
Mais on se souvient toujours des matins de tendresse.
Bientôt soixante coups sonneront à mon horloge,
Je suis encore à ma fenêtre, je pense, et je m’interroge,
Mais une chose est sure, et ça maintenant je le sais,
Quelque soit l’âge et le temps passé, jamais on ne sait.
Texte réalisé d’après la chanson de Jean Gabin, «maintenant je sais»

mercredi 8 août 2018

LA PEUR


Je m'insinue en vous, me nourris de vos erreurs,
J'aime votre crainte, ma force c'est votre peur,
Je sème d'abord le doute, le nourrit sagement,
Puis reste à l'écoute de tous vos sentiments,
Je laisse un peu de fiel pour tout alimenter,
Je sais être patiente avant de récolter.
J'adore quand je vous sens vite vous perturber,
Par la venue d'un inconnu ou celle d'un étranger,
Si je vous vois accueillants, j'utilise des leurres,
Cherchant à ce que l'amour ne touche votre cœur,
Que j'aime vous voir sombrer devant les trahisons,
Toutes les vilenies nourrissent ma passion.
Je viens vous faire croire que vos amis trahissent,
Vos doutes et rancœurs viennent et me nourrissent,
Je réussis toujours à vous bloquer le cœur,
Mon plus gros plaisir est de coucher avec l'horreur,
Qu'elle jouissance de vous voir sous mon emprise,
Votre destruction est le but que je vise.
Vous n'y pouvez rien, je reste à l'honneur,
Ce n'est pas pour rien que l'on me nomme peur.
Claude Lepenseur octobre 2013

mercredi 1 août 2018

OBSERVE LE MONDE


A la lisière du temps, on observe le monde,
On voit passer des gens, qui défilent à la ronde,
On regarde la vie, d’une humeur vagabonde,
On pleure, on chante, on rit, à chaque seconde.
On voit ce que l’on sait, depuis des millénaires,
Certains rient au palais, d’autres pleurent aux chaumières,
Dans les palais ça mange le caviar à la louche,
Dans les chaumières ils ont juste l’eau à la bouche,
Les escrocs sont reçus dans la lumière en star,
Les pauvres emprisonnés, pour un loyer en retard,
Au fond d’une impasse, Un pauvre gosse agonise,
Alors que son dealer, se prélasse en gondole à Venise.
On regarde le monde assis au bord du temps,
Et à chaque seconde, il est triste ou marrant,
Du bout de la lorgnette, on voit toutes les couleurs,
Il y a des gens un peu bêtes, et d’autres qui font peur,
Dans certains pays, l’homme n’a jamais tort,
Alors que la femme adultère est lapidée à mort,
On peut nous seriner, que c’est une question de foi,
Et qu’il faut bien que l’homme fasse respecter la loi,
Faut-il vraiment partout imposer la vertu?
Et interdire de rire, des histoires de cocus?
Que dire de l’idolâtrie qui met le feu dans les stades?
De la petite vieille qu’on agresse, pendant sa promenade?
Une épouse, comme chaque soir, va se prendre des coups,
Le mari sans travail, rentrera encore complètement saoul.
Les pays sans pétrole, peuvent bien s'entre-tuer,
Mais quand il y a de l’or noir, on envoie les blindés,
Alors les généraux, entourés de leur cour,
Viennent expliquer au journal, leur petite guerre du jour,
Mais pour le simple soldat, dans le froid et la boue,
Expliquez-lui pourquoi, vous faites ce jeu de fou.
On a beau essayer, de se tenir loin du monde,
Inlassablement, on entend la violence qui gronde.
Claude Lepenseur septembre 2012