mercredi 30 mai 2018

DÉSIRS


En restant calme parmi le vacarme et la hâte, n’ignorons pas que la paix ne peut exister que dans le silence.
Sans nous aliéner, vivons en bons termes avec tous ceux que nous côtoyons. Il nous appartient de dire doucement et clairement notre vérité, d’écouter les autres, le simple d'esprit et l'ignorant ont aussi leur histoire. Ne fréquentons pas les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Pourquoi se comparer aux autres, nous risquons de devenir vains et vaniteux. Nous trouverons toujours plus grands et plus petits que nous. Jouissons de nos projets aussi bien que de nos accomplissements. Intéressons nous à tout métier, si modeste soit-il, c'est un véritable trésor dans ce monde en perpétuel mouvement. Restons prudent dans nos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyons pas aveugle en ce qui concerne la vertu, trop d’individus recherchent les grands idéaux ; et la vie n’est pas faite que d'héroïsme. Soyons nous-même, surtout n'affectons pas l'amitié. Ne devenons pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement. Prenons avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à notre jeunesse. Fortifions une puissance d'esprit pour nous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne nous chagrinons pas avec nos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyons doux avec nous - même. Nous sommes des enfants de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, nous avons le droit d'être ici. Et qu'il nous soit clair ou non, l'univers se déroule comme il est programmé. Soyons en paix avec Dieu, quelle que soit notre conception de lui, et quels que soient nos travaux et nos rêves, gardons dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans notre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prêtons-y attention. Essayons d'être heureux.
Texte réalisé en 2010 d'après le poème de Max Ehrmann (Desiderata)

vendredi 25 mai 2018

S'AIMER


Pour que vive l’amour, il faut bien peu de choses,
Pas de bouquets coûteux ou de gerbes de roses,
Ces petits présents ne vivent que quelques jours,
Bien que faisant plaisir, n’ajoutent rien à l’amour.
Un simple petit baiser sur les paupières closes,
Le visage adoré qui se teinte de rose,
Un sourire joyeux, un silence troublant,
Les soupirs étouffés, un corps frémissant.
Ce que j’ai appris, à l’heure actuelle,
C’est que dans l’amour il n’y a rien de sexuel,
Quand l’âme à l’âme veut enfin s’unir,
Les corps fusionnent pour mieux s’appartenir.
Claude Lepenseur octobre 2012

mardi 22 mai 2018

SEUL SUR LA PLAGE

Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Ce monde ne me semble pas beau,
La nuit qui s'achève, s’éloigne de moi,
Le jour levant attise mon émoi,
Comment oublier tous ces souvenirs?
Tous ces gens que l’on fait souffrir.
Des jeux dans les vagues, le temps passé,
Ne pourra pas tout effacer,
L'amour est présent, quand le cœur bat,
Mais pourquoi en est-on venu là?
Faut-il que certains restent dans la nuit,
Quand nous sourions à la vie?
Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Mon rêve pourrait devenir très beau,
La nuit qui s'achève, nous ouvre les bras,
Pour changer ce qui ne va pas,
Il faut peu de chose, pour être des frères,
Que l’harmonie règne sur la terre.
Claude Lepenseur septembre 2013

vendredi 18 mai 2018

UN REGARD


Demande-moi d’aller défier le diable,
De lutter avec des dragons, des géants,
De te construire des tours, des cathédrales,
De les bâtir, sur des sables mouvants,
Demande-moi d’aplanir les montagnes,
D'aller me perdre, dans le cœur des volcans.
Demande-moi de réduire en poussière,
Cette planète, où même dieu se perdrait,
De l’écraser comme une fourmilière,
Sans hésiter, je la foulerais du pied.
Demande-moi de faire taire la lumière,
Et d'arrêter, enfin la folle course du temps,
Pour toi tout paraît réalisable, et pourtant.
Quand je te regarde, avec mes yeux émerveillés,
Devant ton corps de femme, je suis intimidé,
Quand je te caresse, et que j'ai peur de t'éveiller,
De toute ma tendresse, j’ai envie de te protéger.
Et je te regarde, mais l'homme fort est désarmé,
Avec ton corps de femme, tu as su m’apprivoiser,
Alors je te caresse et j'ai peur de te réveiller,
Je t’offre ma tendresse, ce soir j’ai envie de t’aimer,
Je te regarde, moi l'homme enfant, le nouveau né,
Que ton cœur de femme, a ouvert sur l’éternité.
Texte réalisé d’après le géant de papier de Jean Jacques Lafon


mardi 15 mai 2018

LE TEMPS


Il passe trop vite, trop rapidement, il fonce à toute vitesse vers on ne sait où, il ne s'arrête jamais sur son chemin.
Nous essayons, en vain, de le rattraper, pensant mieux vivre, mais sans succès. Nous restons toujours derrière, nous n’avons sans doute pas compris que notre conception de la vie est tout à fait matérialiste et absurde. La vie est faite pour être vécue et non pour courir vers le temps qui fuit, quand nous aurons compris, il ne fuira plus, car l'homme est maître du temps qui passe. Nous devons comprendre que le temps ne nous guide pas, nous guidons le temps. Pour comprendre le temps, nous devons apprendre à le savourer dans chaque instant, ce qu'on nous apprend n'est pas la vie, mais l'anti-vie car le temps ne doit pas devenir notre mort. On nous a appris que le temps nous gouverne alors que c'est nous qui devons le gouverner, le créer, le modeler et non le gérer.
Alors seulement il deviendra nôtre et nous apprendrons à l'apprécier, c'est notre temps, ce n'est pas celui d’un autre. Ne laissons personne prendre le contrôle des horloges de nos vies, apprenons à les intégrer, pour que le temps devienne une partie de notre âme, et non que notre âme se perde dans le temps. Dès cet instant, le temps ne sera plus précieux, car nous l'aurons compris, assimilé, nous saurons manipuler les aiguilles de l'horloge vie. Le temps se plie et change de forme quand nous le voulons et où nous le voulons.

vendredi 11 mai 2018

À LA VIE À LA MORT


Elle aimait la vie lui préférait la mort,
Qui avait raison et qui avait tort?
Il voulait la mort, ses sombres promesses,
Les rêves brisés d'un homme en détresse,
Voyant dans sa fin, la fin de sa peine,
Finir dans ses jours l’éternelle rengaine.
Elle croyait en la vie, heureuse d'exister,
Aidant tous les gens pour grandir en paix,
Un grand don du ciel, toujours souriante,
Qu’il fasse soleil, qu'il pleuve ou qu'il vente.
Puis un beau matin, leur histoire commença,
Une simple rencontre, qui surgit comme ça,
Elle voulait la vie et il rêvait de la mort,
Entre tous les deux, elle était le plus fort.
Ils s'aiment tellement, qu’ils ont tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
Abandonner tout à l’amour, tel est le trésor,
Dans cet amour la, il n’y a que de l’or.
Il souhaitait la mort, elle voulait la vie,
Il vit que pour elle, elle mourrait pour lui.
Claude Lepenseur aout 2009

samedi 5 mai 2018

PENSEURS


Difficile d’entendre parler de soleil, d'oiseaux et de fleurs,
De vacances toujours pareilles, et de petits malheurs,
D’entendre certains prêcher l'ouverture ou la tolérance,
De les voir entre eux, ne supportant pas la différence.
Le monde se réfugie derrière les belles citations,
Prisent chez des penseurs qui nous donnent des leçons,
Ces maîtres de la vie qui nous livrent leurs consignes,
Dont bien souvent eux même ne sont même pas dignes.
Ils nous ont fait croire qu’ils vivent comme Diogène,
Mais en réalité, ils ne connaissent pas la gène,
Monnayant sans scrupules leurs belles paroles,
Ils se font des fortunes sur nos humbles oboles.
Les certitudes et les habitudes des gens bien pensants,
Tendent à nous faire devenir  transparents,
Alors en refusant d’entrer dans le moule du standard,
Il faut se battre sans cesse, il n’est jamais trop tard,
Jusqu'à notre dernier souffle la vie doit être un combat,
Pour sauver le trésor que nous possédons ici bas.
Claude Lepenseur février 2010


mercredi 2 mai 2018

HEURE MATINALE


Voici l’heure matinale, et l'horizon fume,
Le paysage se cache, sous un cercle de brume,
C’est l'heure où le soleil rougit et disparaît,
Sans nul doute amusé de la farce qu’il fait.

Quelques arbres fous, s’entrevoient sur la colline,
Il semble qu'en ce jour où la nuit qui décline,
Alors que le cerf aux bois, est encore aux aguets,
Soleil et pluie soient unis, pour mouiller la forêt.

Le décor qui se forme, et cette vie qui va naître,
Tandis que seul, je pense et rêve à ma fenêtre,
De cette ombre qui s'amasse au fond du corridor,
Vont peindre les couleurs du plus charmant décor.

Tandis que la nature prend des teintes inouïes,
Et avant que le bouton de rose ne soit épanoui,
Du haut de ma fenêtre, je regarde encore,
Dans l’horizon qui fume, s’éveiller l’aurore.
Claude Lepenseur novembre 2012