dimanche 29 avril 2018

OSONS


Nous exprimer, c’est la clé de l’authenticité.
Nous tromper, c’est un signe d’humilité.
Risquer, c’est un pas vers la liberté.
Dire non, c’est un gage d’affirmation.
Nous isoler, c’est la porte de l’intériorité.
Écouter, c’est l’itinéraire de la vérité.
Nous interroger, c’est l’éclaircie de l’incertitude.
Dire la vérité, c’est le miroir de la transparence.
Nous émouvoir, c’est l’ouverture à l’émerveillement.
Pleurer, c’est l’éclosion de la sensibilité.
Rire, c’est l’apanage de la joie.
Chanter, c’est le palliatif de la tristesse.
Prier, c’est boire à la source.
Pardonner, c’est un pas vers la libération.
Remercier, c’est le début de la gratitude.
Rêver, c’est l’ascension vers la réalisation.
Aimer, c’est participer à un monde meilleur.

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles le deviennent.

jeudi 26 avril 2018

RESPECT & TOLÉRENCE


Le respect, la tolérance, la responsabilité de ses actes de ses écrits, de ses paroles, toutes ses valeurs que chacun défend avec conviction, dénonçant la barbarie internationale, sans avoir la moindre compassion pour ce qui se passe au sein même de son propre foyer.
Nous pensons tous détenir une part de vérité alors que nous sommes incapables d’analyser nos propres comportements vis-à-vis des autres. Nous nous réfugions derrière le sens religieux, prétextant tirer notre enseignement de la bible ou autre livre religieux, mais les commandements sont ils à chercher dans un livre? Pourquoi ne cherchent t’on pas à l’intérieur de notre cœur, c’est sans doute là ou naissent nos sentiments que se trouve la réponse, chercher la vérité dans un livre, c’est un peu comme chercher à vivre en regardant vivre les autres. Le respect et la tolérance ne s’apprennent pas dans des cours religieux, mais en creusant au fond de soit, en sachant ce que l’on veut et ne veut pas, et en se posant la question, pourquoi les autres devraient ils accepter pour eux ce que je refuse pour moi, en effet si on n’aime pas entendre médire sur soit, pourquoi médire des autres? Si on ne veut pas être lésé, pourquoi chercher à léser quelqu’un? Ce que je n’aime pas pour moi ne doit pas être aimé pour d’autre, alors ne pas faire subir à autrui ce que moi je ne veux pas subir moi même.
Le respect, la tolérance, ne sont pas des valeurs que nous devons réclamer, mais des valeurs que nous devons appliquer.

lundi 23 avril 2018

MENDIANT


Ce type un peu crasseux qui bouche le passage,
Ces yeux sans vie, on détourne notre visage,
Cette voix en notre cœur, est-ce là le progrès?
C'est pour en arriver là qu'on a tous travaillé?

Comme à l'habitude, il n'a rien à mangé,
Il demande l’aumône, et bien sur on refuse,
Comme à chaque fois on s'invente une excuse,
Et on lui tourne le dos sans nous sentir gêné.

Son sourire sans dent et sa bouche en biais,
Il nous paraît si sale, ce corps si amaigri,
Vêtements en lambeaux et ses chaussures aussi,
Comment voulez vous donc que nous ayons pitié?
Claude Lepenseur juillet 2010


jeudi 19 avril 2018

VIVANT


Un corps nous a été donné, on peut l'aimer ou le détester, mais ce sera le nôtre pour toute la durée de la vie.
On va apprendre des leçons, on est inscrit dans une école informelle appelée «Vie ». Chaque jour nous avons l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école, on peut aimer ces leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinences. Mais si on veut grandir, il nous faut apprendre.
Il n'y a pas de fautes, seulement des expériences, la croissance est un processus d'essais et d’erreurs, les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que celles qui réussissent. C’est ce qui différencie l’échec de l’apprentissage.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce qu’elle soit apprise, elle nous sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que nous l'ayons apprise, puis nous pourrons passer à la leçon suivante. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon.
Ailleurs n'est pas meilleur qu' ici, quand notre ailleurs est devenu ici, on obtient à nouveau un autre ailleurs qui à son tour nous semblera meilleur qu' ici.
Les autres sont essentiellement des miroirs de nous-même, on ne peut aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que nous aimons ou que nous détestons en nous.
Ce que nous faisons de notre vie dépend uniquement de nous, nous avons tous les outils dont nous avons besoin, le choix nous appartient. Toutes les réponses aux questions de la vie sont en nous, ce qu'il nous faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que nous nous ouvrirons à cette confiance, nous nous souviendrons de plus en plus de tout ceci.
Création faite d’après un texte de Gitta Mallasz


lundi 16 avril 2018

HYMNE À LA VIE


Ne nous fixons pas des buts en fonction des autres, chacun de nous doit savoir ce qui est bon pour lui, nous devons toujours être à l'écoute de nos désirs les plus profonds. Il nous faut tenir à eux comme nous tenons à la vie, sans nos désirs, la vie n'est rien.
Ne laissons pas la vie filer entre nos doigts en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir, il nous faut vivre notre vie jour après jour et nous vivrons ainsi intensément chaque jour de notre vie.
Ne baissons pas les bras tant que nous avons encore quelque chose à donner, rien n'est jamais perdu tant que nous gardons la faculté de lutter. N'ayons pas peur d'admettre que nous ne sommes pas parfaits, c'est un lien fragile qui nous relie les uns aux autres.
N'ayons pas peur de prendre des risques, c'est en prenant des risques que le courage s'apprend. N'écartons pas l'amour de la vie en prétendant qu'il n'existe pas, le meilleur moyen de trouver l'amour est de le donner, et le meilleur moyen de le perdre est de le retenir prisonnier. Pour garder l'amour, il faut savoir lui donner des ailes. N'étouffons pas nos rêves, ne pas avoir de rêve, c'est ne pas avoir d'espoir, et vivre sans espoir, c'est errer sans but.
Ne fuyons pas en avant tout au long de notre vie, nous ne devons jamais oublier d'où l'on vient et ou on va.
La vie n'est pas une course, c'est un voyage dont il faut savoir goûter chaque étape.
Ne nous sous-estimons pas en nous comparant aux autres, c'est justement parce que nous sommes tous différents que nous sommes tous uniques.


vendredi 13 avril 2018

QUAND CE SERA


Quand la souffrance se sera construit un château,
Quand le bateau de la misère chavirera sous les flots.
Quand la joie et la peine se tiendront comme des frères,
Que l'arrogance et la haine seront devenues moins fières.

Quand la gentillesse ne sera plus vécue comme une faiblesse,
Que la société se tiendra à l'œuvre de tout un chacun, pas à sa classe.
Quand les ennemis d'hier deviendront les meilleurs amis,
Quand l'égoïste arrêtera enfin de ne penser qu'à lui.

Quand un des ces événements ce sera produit,
Garde l'espoir que demain sera mieux qu'aujourd'hui.
Quand les hommes comprendront l'absurdité de la guerre,
Quand la paix sera devenue la sœur de la terre.

Quand l'arbre de l'amour pourra naître dans chacun,
Quand la différence ne choquera plus aucun.
Quand les démons du passé ne roderont plus dans les têtes,
Quand les humains deviendront enfin honnêtes.

Quand le monde aura rasé toutes ses frontières,
Quand les barrières seront brisées, nous pourrons être fiers.
Quand l'âme de la violence viendra à disparaître,
Quand le labeur des ouvriers se fera reconnaître.

Quand ces choses arriveront un jour à se réaliser,
Ne t'en fais pas pour l'avenir, car il sera humanisé.
Claude Lepenseur mars 2011


mardi 10 avril 2018

TE RENDRE HEUREUSE


Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont qu’on s'en souvienne,
Le même regard de désir amoureux,
Ce sont des gens heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Même quand ils ont des problèmes,
Il ni a rien à dire, à faire pour eux,
Ils savent très bien faire pour deux,
Ce sont des gens qui s'aiment.
Et moi qui te connais à peine,
Mais ce serait vraiment une veine,
Qu'on fasse un bout de chemin comme eux,
On pourrait se faire sans que ça gêne,
De la place rien que pour nous deux,
Je sais que ça vaut vraiment la peine,
C’est pour ça qu’il faut que j'y revienne,
Je vais te le dire au fond des yeux,
Quel que soit le temps que ça prenne,
Quel que soit l'enjeu,
Je veux être un homme heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils vivent dans un monde bien à eux,
Car rien n'oblige à ressembler à ceux,
Qu'on nous donne en modèle.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils nous parlent sans cesse d'eux,
C’est quelque chose qui nous éloigne un peu.
Je sais que ça vaut vraiment la peine,
C’est pour ça qu’il faut Que j'y revienne,
Je vais te le dire au fond des yeux,
Quel que soit le temps, quel que soit l'enjeu,
Avec toi Je vais être un homme heureux.
Marie tu sais je t’aime, toi qui es mon amoureuse,
Marie ma princesse, je veux te rendre heureuse.
Claude Lepenseur d’après la chanson de William Scheller

samedi 7 avril 2018

HUMAIN


Souvent on crie trop fort quand on devrait se taire,
On ne le sait pas, on croit toujours bien faire,
Mais pourquoi donc se taire quand il faudrait crier,
Quand un risque surgit, on n’ose plus s’impliquer.

On se lasse de trouver ce qu’on n’a pas cherché,
Et l’on entend souvent dire, je n’ai rien demandé,
Mais on s’use à chercher ce qu’on ne trouve pas,
Notre quête nous conduit aux portes du trépas,
En jetant sans regret ce qu’on devrait garder,
Et gardant en secret ce qu’on devrait jeter.

Nous avons tant pleuré, alors qu’on voulait rire,
On voulait le meilleur, on recevait le pire,
On cachait dans un rire notre envie de pleurer,
En pensant qu’une peine on ne doit pas la montrer.

Certains de mes amis me parlent de leur plainte,
Ils disent avoir très peur et haïr la crainte,
Mais ils veulent être craints pour dissiper leur peur,
Et ignorent souvent tous les élans du cœur.
Claude Lepenseur janvier 2012

jeudi 5 avril 2018

ÉGOÏSME


Un ami qui un beau jour vous oublie,
Une amitié qui disparaît, qui s’enfuit,
Et pour lui vous étiez prêt à tout,
Pour le préserver de tous mauvais coups.
Une famille qui d’un coup vous laisse choir,
Vous abandonnant seul avec votre désespoir,
C’est ainsi que chacun doit affronter sa vie,
Le temps passe mais la blessure grandit.
Le bonheur qui nous fuit, nous tourne le dos,
Nous laissant pantelant avec le cœur gros,
Victime des on-dit, victime de la curée,
Jugement général pas du tout mérité.
Fiers d’eux mêmes, spectateurs de la vie,
On le jugement sur, quand il s’agit d’autrui,
Ils vous plongent sans vergogne vers une mort subite,
Apeurés qu’un jour, elle ne leur rende visite.
Beaucoup de personnes vivent dans l'égoïsme,
Ils ne pensent qu’à eux et trouvent légitime,
Que l'on accorde de l'importance à leur petite vie,
Tout en restant de marbre devant l’enfant meurtri.

lundi 2 avril 2018

ACNÉ ( humour )


Dans sa salle de bain, elle souffre le martyr face au miroir,
Geignant contre ce flot d’hormones ennemies,
Faisant jaillir des volcans de rage et de désespoir,
Qui marquent sa peau lisse de la pire infamie.
Armée d’un gant, elle frotte vigoureusement,
Les auteurs de ce crime de lèse majesté,
Il est si cruel de devenir adolescent,
Et de supporter de se voir ainsi défiguré.
Les misérables boutons blancs, sur le nez qu’ils défigurent,
Ne pas les percer, pour ne pas garder les cicatrices,
Elle frotte, le nez rougit, ce n’est pas de bon augure,
Et ces maudits boutons, voilà qu’ils blanchissent.
L’affront est suprême, mais la volonté est plus forte,
Elle a trouvé, enfin pouvoir reprendre sa dignité,
C’est une fille transformée qui va franchir la porte,
Arborant sur le nez, une bande de papier scotchée. 
Claude Lepenseur septembre 2013