vendredi 30 mars 2018

LE POÈTE DU CŒUR


On dit que les poètes ne servent plus à rien,
Que les fusils sont plus forts que les mots,
Qu’utiliser le verbe, à la place des mains,
C’est un peu dérisoire et pas très rigolo.
Écrire sur la paix semble bien éphémère,
Mais c'est la haine qu'il nous faudrait tuer,
Nos mots sont forts au-delà des frontières,
Ils ne font pas de mort et pas de blessé.
Politiques et religions allument des brasiers,
Ils trouvent les mains pour distribuer la mort,
Devant les fantômes des peuples sacrifiés,
J’entends hurler la honte de ceux qui ont tort.
Voici un poème déposé aux pieds de la folie,
Poème sans haine, sans arme et sans moyen,
Un tout petit poème, qui s’offre à la vie,
Et qui malgré tout, a peur des humains.
Mais rien n’empêchera le poète de clamer,
Que les guerres n'ont, jamais servi à rien,
Ces mots désarmés viennent soutenir la paix,
S'opposent à la haine pour que chante demain.
D'après un poème d'Ernest Pépin

mercredi 28 mars 2018

TOLÉRANCE


La tolérance, elle ne s’invente pas,
Morceau de patience qui apprend à aimer,
Un doux secret qui fait faire un pas,
Vers la compréhension pour tous s’accepter.
La tolérance, se construit tout au long de la vie,
Elle est notre reflet dans le miroir de l'avenir,
Nous transformant doucement en êtres attendris,
Acceptant nos semblables au-delà du mourir.
La tolérance, est la douceur d’une lueur d’espoir,
Ou le verbe aimer n'est plus un mot dans une lettre,
En sortant du désert et en quittant le noir,
Ou même l'impatience n’a plus de raison d'être.
La tolérance, est notre plus belle récompense,
En oubliant de ne voir que notre propre histoire,
Nous allons découvrir le miel de la tempérance,
Au profil des exclus qu’on ne savait pas voir.
La vie sera si douce enfin sur toute la terre,
Nous n’allons pas risquer de la voir imploser,
A cause de quelques peines ou de pires misères,
Alors entêtons-nous et obstinons nous à tolérer.
Claude Lepenseur décembre 2011

dimanche 25 mars 2018

TON PRÉNOM

On peut donner à ceux qu’on aime,
Les plus beaux noms ou les plus doux,
Pour vous, j'aime votre nom de baptême,
C’est lui que je préfère encore à tous.

Simple et tendre à dire, il me semble,
Pour vous désigner, le seul, le bon,
C’est toutes les douceurs ensembles,
Que je vous murmure dans ce nom.

Marie, que cette mélodie est divine,
Vous connaissez le coup soudain,
Qu'on sent au creux de la poitrine,
Quand votre main rencontre ma main.

Sachez que je sens, quand il résonne,
Au milieu d'un monde étranger,
Comme au toucher de votre personne,
Une sorte d’étouffement passager.

Toute autre femme qui le signe,
L'usurpe à mes yeux, et pour moi,
Le porter elle m'en semble indigne,
Marie, ce nom n’est fait que pour toi.
Claude Lepenseur septembre 2010

jeudi 22 mars 2018

TON FRÈRE


Je suis passé chez toi, j'ai frappé à ta porte, j'ai frappé à ton cœur,
Je voulais un lit, la chaleur d’un bon feu, juste un peu de douceur.
Tu ne veux pas me recevoir! Moi dans ton logis, tu ne serais pas fier,
J’apporte la paix et l’amour, s’il te plait, ouvres-moi, mon frère!
Pourquoi veux-tu savoir si je suis de ton pays, si je suis de ta race?
La couleur de ma peau, si je marche dans tes traces?
Tu veux même savoir, la longueur de mon nez, le nom de mes dieux,
Est-ce si important, tout savoir avant d’accepter de parler à deux?
Ouvre-moi ta porte mon frère, Ouvre-moi grand ton cœur,
Ecoute ma prière, je suis ton frère, je t’apporte le bonheur.
Je suis un Homme, acceptes que nous marchions ensemble,
Je suis l'Homme de tous les temps, l'Homme qui te ressemble!
D’après un texte de René Philombé

lundi 19 mars 2018

SENTIMENT ET PARTAGE


Avec un bel amour il y a,
Tant de choses qu’on ne voit pas,
Ne pas croire que tout est rose,
Aimer n’est pas faire la chose,
La chose en est le résultat,
Le but n’est pas dans les ébats,
Le sentiment est partagé,
Pour l’autre on cesse d’exister,
Seul pour nous compte son bonheur,
On ne comptera pas les heures,
Passées pour lui imaginer,
La plus belle des destinées,
Aime-là encore plus fort,
Pour le pire et pour le meilleur,
Serre-là contre ton corps,
Abandonne-lui tout ton cœur.
Claude Lepenseur


jeudi 15 mars 2018

LA PETITE LUMIÈRE


Une petite lumière qui brille au fond du cœur,
Quand le cœur est brisé, malheureux et perdu,
Quand la vie est triste, monotone, sans saveur,
Et que l'angoisse devient comme notre seul dû.
La petite espérance est là, tapie au fond de nous.
Elle vient nous permettre de remonter la pente,
Comme le printemps qui surgit un peu fou,
Une bonne étoile qui vient combler notre attente.
Elle est le souffle du vent qui chasse les nuages.
Nous pensions être sans force, sans idée, sans espoir,
Tout au fond d'une impasse, prisonnier de notre âge,
Nous n'avions plus goût à rien, enfermé dans le noir.
La petite espérance est là, au fond de notre cœur,
Elle nous donne du courage quand tout semble fini,
Elle est la goutte d'eau pure qui jaillit en douceur,
La douce clarté du jour, qui met fin à la nuit.
Merci d'être toujours là, ma petite espérance,
Merveilleuse lampe magique où je puise mes rêves,
Toi qui me redonne même le goût de la danse,
Ton action bénéfique ne connaît pas de trêves.
Claude Lepenseur

mardi 13 mars 2018

SOLITAIRE


On dévore la vie avec une belle insolence,
Méprisant bien souvent les gens sans importance,
Nous allons vers l’adulte avec une belle impatience,
Qui nous donne raison, c'est là notre évidence.
Alors nous érigeons des montagnes de cynisme,
Jouant des sentiments au travers de nos prismes,
Nous ignorons les refus, noyons le réalisme,
Jonglant sans vergogne avec les illogismes,
On laisse couler le miel sur les moments acides,
Pour essayer de combler tous les espaces vides.
Mais quand arrive le jour, où soudain tout bascule,
Ce jour, où on découvre, que l’on est minuscule,
Il faut que la vérité, au jour, s’impose enfin,
Et qu'après ces détours on retrouve le chemin.
Mais dans nos cheveux, déjà de minces fils d'argent,
Nous rappellent sans pitié l'âpre marche du temps,
Dans nos regards grandit l'ombre de l'incertitude,
Qui nuancera de gris, toutes nos chères habitudes.
Nous retrouverons nous, simplement solidaires,
Sur cette petite planète, voyageur solitaire,
Engagé dans la marche inflexible du temps,
Amarrés que nous sommes, à la peur du néant.
Claude Lepenseur juillet 2014

samedi 10 mars 2018

LES NANTIS


Y en a qui ne seront jamais dans la merde,
Y en a qui n'auront jamais de problèmes,
Et ce sont souvent ceux-là même,
Qui nous dirigent et qui nous gouvernent.
Le matin, quand il se réveille,
Il a du mal à quitter Morphée,
Il doit Pourtant justifier la paye,
Que son patron veut s'octroyer.
Ce n'est pas vraiment qu’il tienne,
A continuer de l'engraisser,
Mais aussi petite soit la sienne,
Il en a bien besoin pour manger.
Il fait des trous dans sa ceinture,
Un par jour pour tenter de gérer,
Le minimum que cette enflure,
Se croit obligé de lui céder.
Il le croise souvent devant l'usine,
Au volant de sa belle BMW,
De sa Porsche ou de son Alpine,
Suivant ce qu’il veut montrer.
Lui il gare son pauvre vélo,
Depuis qu'ils ont décrété,
Afin de relancer le marché de l'auto,
D'interdire aux poubelles de rouler.
Le patron, toujours fringué impec',
Les mains propres et jamais tachées,
Lui, ses mains, faut qu’il bosse avec,
Et ses neurones sont bien abîmés.
L’autre a des relations en politique,
Des plantes grasses qu’il faut arroser,
De celles qui jamais ne lui piquent,
Son pognon ou bien son chéquier.
Les nantis ont le cumul sympathique,
Leur fonction de maire et de député,
Développe la morale cathodique,
Et le chômage devient démodé.
Pas de scrupules avec l'ascenseur,
Qu'ils aiment entre eux se renvoyer,
Pas d’importance, puisque l'erreur,
C'est qu'il y en a trop dans l'escalier.
Combien de temps l’ouvrier va se laisser faire ?
Combien de temps restera t-il sans rien dire ?
Combien de temps le pauvre laissera faire ?
Les puissants feraient bien de réfléchir.
Y en a qui ne seront jamais dans la merde,
Y en a qui n'auront jamais de problèmes,
Et ce sont souvent ceux-là même,
Qui nous dirigent et qui nous gouvernent.
Claude Lepenseur, D’après la chanson d’Yves JAMAIT

mercredi 7 mars 2018

VAGABOND


Je suis un vagabond, je ne suis pas un voleur,
Si je chante une chanson, pour atteindre votre cœur,
Avant de me chasser, chacun à votre tour,
Pensez à partager, un petit instant d'amour.

Vous n'êtes pas méchants, et vous avez du mal,
Du mal à vous aimer, oui mal à en pleurer,
Et moi j'ai tout mon temps, ça me paraît normal,
De venir vous aider, à ne pas vous déchirer.

Je n'ai pas de saison pour me promener,
J'ai de bonnes raisons d'être gai,
Et les belles moissons, de soleil et de mer,
Je peux même les faire en hiver.

Si je vous dis d'aimer, ne dites pas on s'en fou,
Une main pour aider, c'est plus précieux que tout,
Un simple geste d'amour, mille fois répété,
Offre le bonheur de voir ce qui est semé.

Je suis un vagabond, qui parle avec le cœur,
Et c'est la gentillesse qui a tous les honneurs,
Si vous voulez agir, chacun à votre tour,
Venez donc partager, un peu de votre amour.
Claude Lepenseur aout 2013

lundi 5 mars 2018

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ


Depuis six mille ans la guerre plaît aux peuples querelleurs,
Et Dieu passe son temps à faire les étoiles et les fleurs.
Les conseils du ciel immense, du lys pur, du nid doré,
N'ôtent aucune démence de l'homme à ses combats affairé.
Les carnages, les batailles, voilà notre plus grand amour;
Et c’est sous la mitraille, qu’ils marchent au son du tambour.
La gloire, sous ses chimères, avance en chars triomphants,
Écrasant les pauvres mères et tous les petits enfants.
Notre bonheur est farouche, pour des idées allons ! Mourons !
N’ayant en tout à la bouche, que la salive de nos clairons.
L'acier luit, les bivouacs fument, infâmes nous nous déchaînons;
Les sombres âmes ne s'allument qu’aux noires lumières des canons.
Tout cela pour des altesses qui, vous pas même enterrés,
Se feront des politesses, ignorants qu’en ce temps vous pourrirez,
Et que, dans le champ funeste, les chacals et les oiseaux,
Viendront voir s’il reste, encore de la chair après vos os !
Aucun peuple ne tolère qu'un autre peuple vive à ses côtés,
Et le vent souffle la colère, de notre grande imbécillité.
Liberté, égalité fraternité, démocratie c’est ton credo,
Mais pour celui qui veut t’imiter, tu y opposes ton veto.
Cet autre la, je le supprime, et je m'en vais, le cœur serein,
Puisqu'il a commis le crime, de naître et vivre ou il n’y a rien.
Pour chaque blessure, vengeance, l'homme, ivre d'un affreux bruit,
Ne connaît pas d'autre intelligence, que le massacre dans sa nuit.
On pourrait boire aux fontaines, prier dans l'ombre à genoux,
Aimer, rêver sous les chênes, mais tuer son frère est plus doux.
On se hache, on se harponne, on court par monts et par vaux;
Et l'épouvante se cramponne, du poing aux crins des chevaux.
Quand l'aube arrive sur la plaine, je m’interroge en vérité,
Qu'on puisse avoir autant de haine, le cœur est fait pour aimer.
Texte travaillé d’après un poème de Victor Hugo

jeudi 1 mars 2018

SOLEIL

Le soleil est beau quand le matin se lève,
Explosion de lumière nous lançant son bonjour,
Glorieux au coucher, lorsque le jour s’achève,
Au moment des amants qui se parlent d’amour.
Je vois tout, les fleurs, les sources et les sillons,
S’animer sous son œil comme un cœur qui palpite,
Et passent la journée à capter le plus petit rayon,
Regrettant au coucher le jour parti si vite.
Mais rien ni fait, le soleil, lentement, se retire,
L’ombre avance, fait naître les premiers frissons,
De l’irrésistible nuit qui établit son empire,
En enfermant le bel astre derrière l’horizon.
Claude Lepenseur mars 2012