lundi 18 juin 2018

ET DIEU CRÉA LA FEMME


La femme est venue sur terre,
Elle permet à l’homme de se réaliser,
Son univers est un grand mystère,
Qu’elle dévoile dans un baiser.
C’est dans l’amour qu’on la capture,
A l’onde de son firmament,
Car parmi toutes les créatures,
Elle est le plus bel ornement.
La belle déesse offre à notre âme,
Tous ses beaux gestes et sa douceur,
Si Dieu n’avait pas fait la femme,
Il n’aurait jamais inventé les fleurs.
A quoi servent vos étincelles,
Beaux saphirs, sans les yeux doux?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont que de vulgaires cailloux.
Chaque objet qui charme ou fait rêver,
Tire de la femme toute sa clarté,
Le beau collier sans une fée,
Aura perdu toute sa beauté.
Quand je la vois juste endormie,
Ses pulsations mon cœur suit,
Si l’amour était une maladie,
Je serais malade toute la vie.
Claude Lepenseur janvier 2010

jeudi 14 juin 2018

DÉTRACTEUR


C’est beaucoup plus simple de traiter les autres de cons,
De commenter leur avis, de faire des comparaisons,
De jouer les moralisateurs et les donneurs de leçon,
Quand on n’a pas la réponse ni la bonne suggestion.
De la ménagère à l’homme politique,
Tous sont sujets à la virulente critique,
A penser que nous possédons la science infuse,
Qu’en fin de compte, plus personne ne diffuse.
L’humain brasse du vent à force de parler de son voisin,
Toujours à se plaindre du temps qu’il fera demain,
Comme si c’était la faute des autres, même des saisons,
Et toujours éviter de se remettre soi même en question.
Merci à tous les chroniqueurs, les commentateurs,
Pour nous guider sur le chemin des détracteurs,
Toujours à souligner le mal et le coté négatif,
Alors qu’il y a sûrement quelque chose de positif.
Rien n’est sans faille, rien n’est tout blanc ou tout noir,
Le but essentiel c’est un jour, de commencer à y croire,
Avoir une conscience dirigée vers un avenir meilleur,
Que l’on soit chef d’état ou accidentellement chômeur.
La critique est aisée, avoir la solution est une difficulté,
Celui qui ne fait rien, n’a pas le risque de se tromper,
Quoi qu’à force de ne tenter, ou de rester immobile,
Nous finissons par approuver ces critiqueurs imbéciles.
Nous avons nos défauts, nous faisons tous des erreurs
Avec notre conscience, un jour, viendra l’heure
De payer l’addition, vaincre la peur, laisser parler le cœur,
Que l’on soit chef d’état, ménagère ou encore détracteur.
Claude Lepenseur septembre 2014

lundi 11 juin 2018

JE PENSE À TOI


Autour de nous, la nuit, la haine, la peur, la désolation et la mort.
Que des nouvelles atroces, que des vies qui se terminent.

Mais voilà,
Là-bas, il y a un homme qui va mourir, son cœur vient de s'arrêter.
Tu es celui qui place sa bouche sur la sienne pour lui redonner la vie.

Là-bas, un enfant qui avance en poussant une voiture de bois, sur une piste truffée de mines.
Tu es le soldat ennemi qui se précipite et arrache l'enfant roi à une mort certaine.

Là-bas, il y a une femme qui va être violée, à plusieurs, ils ont déchiré sa robe.
Tu es l'un deux, tu as hurlé, Arrêtez ! 

Là-bas, il y a un homme qui meurt de froid dans la nuit d'une grande ville.
Il s'est allongé, puant sur un morceau de carton, tu es celui qui l'empoigne à plein bras et qui le traîne chez toi!

Là-bas, il y a une enfant sans visage, qui meurt de faim, dans une ville dévastée.
Tu es l'idiot de service qui verse, sur sa bouche craquelée, les gouttes d'eau sucrée qui vont la sauver.

Alors en pensant à tout Cela, moi, je souris et je pense à Toi.

jeudi 7 juin 2018

LUMINEUX PRINTEMPS


Il est une heure au lumineux printemps,
Les ombres s’allongent, tendres et étirées,
Alors que l’enfant sagement l’attend,
Derrière une vitre, sur un banc installé.
La montagne bleuit tandis que le jour sombre,
La nature, étourdie, doucement s’immobilise,
Pendant que la lumière vient caresser son ombre,
Dans l’embrasement clair du soleil qui s’enlise.
L’heure mauve est là, enveloppant l’instant,
L’heure qui rafraîchit, de lumière adoucie,
Le regard et le cœur de l’enfant qui attend,
Soir après soir, et la contemple, ravi.
L’heure mauve est gravée dans ma mémoire toujours,
Elle dit tout le bonheur d’être, et le bonheur de voir,
Le soir partir heureux, le soir revenir amour,
Dans sa douce lumière comme un gage d’espoir.
Claude Lepenseur octobre 2010

samedi 2 juin 2018

LE BONHEUR


Pour ceux qui ne trouvent pas le bonheur,
Il faudrait peut-être le chercher ailleurs,
Ailleurs que dans ses propres souliers,
Ailleurs que dans son propre foyer.
On pense souvent que les autres sont plus heureux,
Mais nous ne savons rien, nous ne vivons pas chez eux,
N’oublions pas que chacun vit avec ses tracas,
Nous n'aimerions sûrement pas mieux leur cas.
Il faut bien comprendre, il est difficile d’aimer la vie,
Si on vit toujours avec le cœur empli de peine et d'envie,
Comment peut-on aimer la vie si on ne s'aime pas?
Comment aimer la vie si on ne s’accepte pas?
Le plus grand obstacle au bonheur est sans doute,
Le fait de ne pas cueillir le bonheur au compte-gouttes,
Nous rêvons d'un bonheur qui n’est jamais assez grand,
Alors que ce sont les petites gouttes qui font l'océan.
Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs,
Ne le cherchons pas non plus dans notre avenir,
Cherchons le bonheur dans le temps présent,
C'est là et là seulement que lui nous attend.
Rechercher le bonheur, ce n'est pas rechercher un objet,
Rechercher le bonheur ce n’est pas construire un projet,
On ne pourra pas le découvrir quelque part hors de nous,
Le bonheur doit partir de nous et se réaliser en nous.
Je n’ai jamais rencontré de marchand de bonheur,
Je n’ai jamais vu fonctionner de machine à bonheur,
J’ai simplement croisé des gens qui croient au bonheur,
Ce sont des personnes qui font eux-mêmes leur bonheur.
Lorsque dans notre miroir, notre figure nous déplaît,
Pourquoi de briser le miroir? Le visage ne sera pas refait,
Si nous réfléchissons, ce n'est pas lui qu'il faut casser,
C'est nous même qui devons œuvrer pour changer.
Claude Lepenseur juin 2010 d'après différents textes sur le bonheur du Mahatma Gandhi

mercredi 30 mai 2018

DÉSIRS


En restant calme parmi le vacarme et la hâte, n’ignorons pas que la paix ne peut exister que dans le silence.
Sans nous aliéner, vivons en bons termes avec tous ceux que nous côtoyons. Il nous appartient de dire doucement et clairement notre vérité, d’écouter les autres, le simple d'esprit et l'ignorant ont aussi leur histoire. Ne fréquentons pas les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Pourquoi se comparer aux autres, nous risquons de devenir vains et vaniteux. Nous trouverons toujours plus grands et plus petits que nous. Jouissons de nos projets aussi bien que de nos accomplissements. Intéressons nous à tout métier, si modeste soit-il, c'est un véritable trésor dans ce monde en perpétuel mouvement. Restons prudent dans nos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyons pas aveugle en ce qui concerne la vertu, trop d’individus recherchent les grands idéaux ; et la vie n’est pas faite que d'héroïsme. Soyons nous-même, surtout n'affectons pas l'amitié. Ne devenons pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement. Prenons avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à notre jeunesse. Fortifions une puissance d'esprit pour nous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne nous chagrinons pas avec nos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyons doux avec nous - même. Nous sommes des enfants de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, nous avons le droit d'être ici. Et qu'il nous soit clair ou non, l'univers se déroule comme il est programmé. Soyons en paix avec Dieu, quelle que soit notre conception de lui, et quels que soient nos travaux et nos rêves, gardons dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans notre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prêtons-y attention. Essayons d'être heureux.
Texte réalisé en 2010 d'après le poème de Max Ehrmann (Desiderata)

vendredi 25 mai 2018

S'AIMER


Pour que vive l’amour, il faut bien peu de choses,
Pas de bouquets coûteux ou de gerbes de roses,
Ces petits présents ne vivent que quelques jours,
Bien que faisant plaisir, n’ajoutent rien à l’amour.
Un simple petit baiser sur les paupières closes,
Le visage adoré qui se teinte de rose,
Un sourire joyeux, un silence troublant,
Les soupirs étouffés, un corps frémissant.
Ce que j’ai appris, à l’heure actuelle,
C’est que dans l’amour il n’y a rien de sexuel,
Quand l’âme à l’âme veut enfin s’unir,
Les corps fusionnent pour mieux s’appartenir.
Claude Lepenseur octobre 2012

mardi 22 mai 2018

SEUL SUR LA PLAGE

Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Ce monde ne me semble pas beau,
La nuit qui s'achève, s’éloigne de moi,
Le jour levant attise mon émoi,
Comment oublier tous ces souvenirs?
Tous ces gens que l’on fait souffrir.
Des jeux dans les vagues, le temps passé,
Ne pourra pas tout effacer,
L'amour est présent, quand le cœur bat,
Mais pourquoi en est-on venu là?
Faut-il que certains restent dans la nuit,
Quand nous sourions à la vie?
Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Mon rêve pourrait devenir très beau,
La nuit qui s'achève, nous ouvre les bras,
Pour changer ce qui ne va pas,
Il faut peu de chose, pour être des frères,
Que l’harmonie règne sur la terre.
Claude Lepenseur septembre 2013

vendredi 18 mai 2018

UN REGARD


Demande-moi d’aller défier le diable,
De lutter avec des dragons, des géants,
De te construire des tours, des cathédrales,
De les bâtir, sur des sables mouvants,
Demande-moi d’aplanir les montagnes,
D'aller me perdre, dans le cœur des volcans.
Demande-moi de réduire en poussière,
Cette planète, où même dieu se perdrait,
De l’écraser comme une fourmilière,
Sans hésiter, je la foulerais du pied.
Demande-moi de faire taire la lumière,
Et d'arrêter, enfin la folle course du temps,
Pour toi tout paraît réalisable, et pourtant.
Quand je te regarde, avec mes yeux émerveillés,
Devant ton corps de femme, je suis intimidé,
Quand je te caresse, et que j'ai peur de t'éveiller,
De toute ma tendresse, j’ai envie de te protéger.
Et je te regarde, mais l'homme fort est désarmé,
Avec ton corps de femme, tu as su m’apprivoiser,
Alors je te caresse et j'ai peur de te réveiller,
Je t’offre ma tendresse, ce soir j’ai envie de t’aimer,
Je te regarde, moi l'homme enfant, le nouveau né,
Que ton cœur de femme, a ouvert sur l’éternité.
Texte réalisé d’après le géant de papier de Jean Jacques Lafon


mardi 15 mai 2018

LE TEMPS


Il passe trop vite, trop rapidement, il fonce à toute vitesse vers on ne sait où, il ne s'arrête jamais sur son chemin.
Nous essayons, en vain, de le rattraper, pensant mieux vivre, mais sans succès. Nous restons toujours derrière, nous n’avons sans doute pas compris que notre conception de la vie est tout à fait matérialiste et absurde. La vie est faite pour être vécue et non pour courir vers le temps qui fuit, quand nous aurons compris, il ne fuira plus, car l'homme est maître du temps qui passe. Nous devons comprendre que le temps ne nous guide pas, nous guidons le temps. Pour comprendre le temps, nous devons apprendre à le savourer dans chaque instant, ce qu'on nous apprend n'est pas la vie, mais l'anti-vie car le temps ne doit pas devenir notre mort. On nous a appris que le temps nous gouverne alors que c'est nous qui devons le gouverner, le créer, le modeler et non le gérer.
Alors seulement il deviendra nôtre et nous apprendrons à l'apprécier, c'est notre temps, ce n'est pas celui d’un autre. Ne laissons personne prendre le contrôle des horloges de nos vies, apprenons à les intégrer, pour que le temps devienne une partie de notre âme, et non que notre âme se perde dans le temps. Dès cet instant, le temps ne sera plus précieux, car nous l'aurons compris, assimilé, nous saurons manipuler les aiguilles de l'horloge vie. Le temps se plie et change de forme quand nous le voulons et où nous le voulons.

vendredi 11 mai 2018

À LA VIE À LA MORT


Elle aimait la vie lui préférait la mort,
Qui avait raison et qui avait tort?
Il voulait la mort, ses sombres promesses,
Les rêves brisés d'un homme en détresse,
Voyant dans sa fin, la fin de sa peine,
Finir dans ses jours l’éternelle rengaine.
Elle croyait en la vie, heureuse d'exister,
Aidant tous les gens pour grandir en paix,
Un grand don du ciel, toujours souriante,
Qu’il fasse soleil, qu'il pleuve ou qu'il vente.
Puis un beau matin, leur histoire commença,
Une simple rencontre, qui surgit comme ça,
Elle voulait la vie et il rêvait de la mort,
Entre tous les deux, elle était le plus fort.
Ils s'aiment tellement, qu’ils ont tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
Abandonner tout à l’amour, tel est le trésor,
Dans cet amour la, il n’y a que de l’or.
Il souhaitait la mort, elle voulait la vie,
Il vit que pour elle, elle mourrait pour lui.
Claude Lepenseur aout 2009

samedi 5 mai 2018

PENSEURS


Difficile d’entendre parler de soleil, d'oiseaux et de fleurs,
De vacances toujours pareilles, et de petits malheurs,
D’entendre certains prêcher l'ouverture ou la tolérance,
De les voir entre eux, ne supportant pas la différence.
Le monde se réfugie derrière les belles citations,
Prisent chez des penseurs qui nous donnent des leçons,
Ces maîtres de la vie qui nous livrent leurs consignes,
Dont bien souvent eux même ne sont même pas dignes.
Ils nous ont fait croire qu’ils vivent comme Diogène,
Mais en réalité, ils ne connaissent pas la gène,
Monnayant sans scrupules leurs belles paroles,
Ils se font des fortunes sur nos humbles oboles.
Les certitudes et les habitudes des gens bien pensants,
Tendent à nous faire devenir  transparents,
Alors en refusant d’entrer dans le moule du standard,
Il faut se battre sans cesse, il n’est jamais trop tard,
Jusqu'à notre dernier souffle la vie doit être un combat,
Pour sauver le trésor que nous possédons ici bas.
Claude Lepenseur février 2010


mercredi 2 mai 2018

HEURE MATINALE


Voici l’heure matinale, et l'horizon fume,
Le paysage se cache, sous un cercle de brume,
C’est l'heure où le soleil rougit et disparaît,
Sans nul doute amusé de la farce qu’il fait.

Quelques arbres fous, s’entrevoient sur la colline,
Il semble qu'en ce jour où la nuit qui décline,
Alors que le cerf aux bois, est encore aux aguets,
Soleil et pluie soient unis, pour mouiller la forêt.

Le décor qui se forme, et cette vie qui va naître,
Tandis que seul, je pense et rêve à ma fenêtre,
De cette ombre qui s'amasse au fond du corridor,
Vont peindre les couleurs du plus charmant décor.

Tandis que la nature prend des teintes inouïes,
Et avant que le bouton de rose ne soit épanoui,
Du haut de ma fenêtre, je regarde encore,
Dans l’horizon qui fume, s’éveiller l’aurore.
Claude Lepenseur novembre 2012

dimanche 29 avril 2018

OSONS


Nous exprimer, c’est la clé de l’authenticité.
Nous tromper, c’est un signe d’humilité.
Risquer, c’est un pas vers la liberté.
Dire non, c’est un gage d’affirmation.
Nous isoler, c’est la porte de l’intériorité.
Écouter, c’est l’itinéraire de la vérité.
Nous interroger, c’est l’éclaircie de l’incertitude.
Dire la vérité, c’est le miroir de la transparence.
Nous émouvoir, c’est l’ouverture à l’émerveillement.
Pleurer, c’est l’éclosion de la sensibilité.
Rire, c’est l’apanage de la joie.
Chanter, c’est le palliatif de la tristesse.
Prier, c’est boire à la source.
Pardonner, c’est un pas vers la libération.
Remercier, c’est le début de la gratitude.
Rêver, c’est l’ascension vers la réalisation.
Aimer, c’est participer à un monde meilleur.

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles le deviennent.

jeudi 26 avril 2018

RESPECT & TOLÉRENCE


Le respect, la tolérance, la responsabilité de ses actes de ses écrits, de ses paroles, toutes ses valeurs que chacun défend avec conviction, dénonçant la barbarie internationale, sans avoir la moindre compassion pour ce qui se passe au sein même de son propre foyer.
Nous pensons tous détenir une part de vérité alors que nous sommes incapables d’analyser nos propres comportements vis-à-vis des autres. Nous nous réfugions derrière le sens religieux, prétextant tirer notre enseignement de la bible ou autre livre religieux, mais les commandements sont ils à chercher dans un livre? Pourquoi ne cherchent t’on pas à l’intérieur de notre cœur, c’est sans doute là ou naissent nos sentiments que se trouve la réponse, chercher la vérité dans un livre, c’est un peu comme chercher à vivre en regardant vivre les autres. Le respect et la tolérance ne s’apprennent pas dans des cours religieux, mais en creusant au fond de soit, en sachant ce que l’on veut et ne veut pas, et en se posant la question, pourquoi les autres devraient ils accepter pour eux ce que je refuse pour moi, en effet si on n’aime pas entendre médire sur soit, pourquoi médire des autres? Si on ne veut pas être lésé, pourquoi chercher à léser quelqu’un? Ce que je n’aime pas pour moi ne doit pas être aimé pour d’autre, alors ne pas faire subir à autrui ce que moi je ne veux pas subir moi même.
Le respect, la tolérance, ne sont pas des valeurs que nous devons réclamer, mais des valeurs que nous devons appliquer.

lundi 23 avril 2018

MENDIANT


Ce type un peu crasseux qui bouche le passage,
Ces yeux sans vie, on détourne notre visage,
Cette voix en notre cœur, est-ce là le progrès?
C'est pour en arriver là qu'on a tous travaillé?

Comme à l'habitude, il n'a rien à mangé,
Il demande l’aumône, et bien sur on refuse,
Comme à chaque fois on s'invente une excuse,
Et on lui tourne le dos sans nous sentir gêné.

Son sourire sans dent et sa bouche en biais,
Il nous paraît si sale, ce corps si amaigri,
Vêtements en lambeaux et ses chaussures aussi,
Comment voulez vous donc que nous ayons pitié?
Claude Lepenseur juillet 2010


jeudi 19 avril 2018

VIVANT


Un corps nous a été donné, on peut l'aimer ou le détester, mais ce sera le nôtre pour toute la durée de la vie.
On va apprendre des leçons, on est inscrit dans une école informelle appelée «Vie ». Chaque jour nous avons l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école, on peut aimer ces leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinences. Mais si on veut grandir, il nous faut apprendre.
Il n'y a pas de fautes, seulement des expériences, la croissance est un processus d'essais et d’erreurs, les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que celles qui réussissent. C’est ce qui différencie l’échec de l’apprentissage.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce qu’elle soit apprise, elle nous sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que nous l'ayons apprise, puis nous pourrons passer à la leçon suivante. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon.
Ailleurs n'est pas meilleur qu' ici, quand notre ailleurs est devenu ici, on obtient à nouveau un autre ailleurs qui à son tour nous semblera meilleur qu' ici.
Les autres sont essentiellement des miroirs de nous-même, on ne peut aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que nous aimons ou que nous détestons en nous.
Ce que nous faisons de notre vie dépend uniquement de nous, nous avons tous les outils dont nous avons besoin, le choix nous appartient. Toutes les réponses aux questions de la vie sont en nous, ce qu'il nous faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que nous nous ouvrirons à cette confiance, nous nous souviendrons de plus en plus de tout ceci.
Création faite d’après un texte de Gitta Mallasz