mercredi 18 juillet 2018

NAÎTRE AUJOURD'HUI


Je veux naître aujourd’hui, au monde que tu me donnes,
Quand tu chasses les causes de mes chagrins d’hier,
Ouvrant mon âme vers les mots qui pardonnent,
Tandis que sur ton sourire, j’ouvre les paupières.


Je veux vivre aujourd’hui en enterrant mes pleurs,
Car nos fragments de cœurs sont des reflets jumeaux,
Où quelques arcs-en-ciel accrochent leurs anneaux,
En refermant la brèche d’où coulaient nos douleurs.


Je veux vivre aujourd’hui chaque instant près de toi,
Vois dans mes yeux clairs, il y luit une larme,
Ton être s’y reflète, et peu à peu me désarme.
Laisse-moi t’offrir tout le meilleur de moi.


Je veux vivre aujourd’hui, croire et promettre encore,
Et enlacer tes mains les chauffer sur mon cœur,
Que tu sentes battre en moi les ailes du bonheur,
Car il porte ton nom, et ce jusqu’à ma mort.
Je t’aime aujourd’hui, le verbe n’est pas vain,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
Claude Lepenseur février 2010

mardi 10 juillet 2018

CAUCHEMAR?


Qui a couru sur cette plage? Elle a dû être belle,
Ne tournez pas la page, laissez moi rêver d’elle.
Est-ce que le sable était blanc? Voyait-on la lune?
Y avait-il des fleurs dans le creux de chaque dune?
Qui a nagé dans cette rivière? L’eau y était fraîche?
Vous me faites marcher vous êtes de mèche.
Il y avait des galets dans le creux des cascades ?
J'aurais bien aimé aller nager avec des camarades.
Ne racontez pas d'histoires ! Montrez des photos pour voir,
Si tout cela a vraiment existé, j’ai du mal à vous croire.
Vous affirmez qu'il y avait du sable, de l'herbe et des fleurs,
De l'eau, des pierres, des arbres et des oiseaux de couleur?
Qui a marché dans ce chemin ? Il conduisait à une maison?
Il y avait des enfants jouant dans la cour? Ils étaient mignons?
La photo n'est pas truquée? Vous voulez vous amuser?
Vous pouvez me jurer que tout cela a réellement existé?
Dites-moi, allons, ne me racontez plus d'histoires !
J'ai besoin de toucher et de voir pour y croire.
Vraiment, c'est vrai! Le sable était blanc?
Vraiment, c'est vrai ! Il y avait des enfants
Des rivières, des chemins, des cailloux
Des maisons? Il y en avait partout?
Tu ne me mens pas, tout ceci est vrai?
Création d’après le poème sur la septième de Johnny Hallyday
Claude Lepenseur décembre 2014

vendredi 6 juillet 2018

PERSÉVÈRE


Allez suis ta route, et surtout ne regarde pas en arrière, suis ton intuition et ton cœur ils te permettront d'avancer. Tu trouveras des obstacles tout au long de ton chemin, tu trébucheras, tu tomberas souvent, mais relève-toi à chaque fois, et surtout ne regarde pas en arrière. Tu dois te construire une base solide, tu te tireras toujours d'affaire, ne fais rien dans la colère, tu retomberais à nouveau. Et pendant ton parcours fais-toi des amis, tu verras chaque jour deviendra extraordinaire, puisque ces amis te tiendront la main, ton cœur s'ouvrira. Si tu lâches prise reprends courage, mais surtout ne regarde pas en arrière. Le chemin que tu laisses derrière toi est sûrement parsemé de chagrins et de désespoir.
Devant toi se trouve le soleil, le bonheur, mais surtout la vie. Chaque pierre que tu auras contournée sur ce chemin, deviendra une magnifique fleur, qui s'offrira sur le bord de ta route, elle dégagera le parfum de la fraternité et la douceur humaine. Sois tolérant et compréhensif, tu ne perdras pas l'équilibre, accepte-toi tel que tu es, ne te sous-estime pas, aime toi, fais un pas de plus, suis ta route et surtout ne regarde pas en arrière. Essuie tes larmes, fais chanter ton cœur, souris à la vie, ta rancœur disparaîtra et ton esprit s'apaisera. Reprends courage, mais surtout poursuis ta route sans faillir, ne te retourne pas et dis-toi que pour toi, et pour le monde entier, ces moments difficiles, et inévitables restent derrière et que cette route devient le chemin de ton bonheur, ce bonheur tu le sèmeras à ton tour, regarde ces magnifiques rayons de soleil, ils sont pour toi.
Juin 2008. D'après un texte trouvé sur le net

samedi 30 juin 2018

ÊTRE UN INSTRUMENT DE PAIX


Je veux devenir un instrument de paix.
Là où ce trouve la haine, je veux faire vivre l'amour.
Là où est l'offense, je défendrai le pardon.
Là où est la discorde, je placerai la réconciliation et mettrai l'union.
Là où est l'erreur, je ferai naître la vérité.
Là où est le doute, je placerai la foi.
Là où est le désespoir, je donnerai l'espérance.
Là où sont les ténèbres, j’aiderai à mette la lumière.
Là où est la tristesse, je mettrai la joie.
Je ne cherche pas à être consolé, je veux consoler
Je ne cherche pas à être compris, je veux comprendre,
Je ne cherche pas à être aimé, je veux aimer.
Je sais que c'est en me donnant que je reçois,
C'est en oubliant que je me retrouve moi même,
C'est en pardonnant que j’obtiens le pardon,
C'est en mourant que je ressusciterai à la Vie.
François d’Assise

mardi 26 juin 2018

COMPRENDRE


J'ai compris. Qu’il y a des priorités dans la vie. Que les gens que tu rencontres, ne sont pas forcément tes amis. On peut te mentir ou te cacher des choses soit disant pour te préserver, peut importe, ce n’est pas toi que l’on trompe mais celui qui te tient ces propos qui se trompe.
J'ai compris. Que dans la vie on ne peut pas avoir toujours ce qu'on veut. On est rien sur terre, en une seconde tout peut s'écrouler, rien n'est jamais acquis.
J'ai compris. Qu'il ne faut pas être prétentieux. Mais se préserver de ce qui est mal. Que certains sujets importants font réfléchir. Responsable je le suis et des choses j'en prends conscience. Pour cette raison je sais très bien à qui j'accorde ma confiance.
J'ai compris. Que faire du mal aux gens n'était pas bien. Que les regrets ne sont pas utiles quand la mort te parvient .Chaque seconde est enlevée de notre crédit de vie. J'ai compris que sans patience, courage et volonté, on n’arrive à rien. Qu'il ne faut pas se fier à l'apparence ni à la grandeur, tout cela est vanité.
Car j'ai compris. Que l'important c'est ce qu'il y a dans le cœur.
Texte de Kery James

vendredi 22 juin 2018

LES MOTS


Les mots! Mots qui font rire, ceux qui font vomir.
Mots qui ne veulent rien dire, mots qui font médire.
Mots sans défense, tous ceux remplis d’insolence.
Les mots qui offensent, voix d'une conscience.
Mots émis par celui qui ne sait parler.
Ah! Ces mots qui reviennent, forcent à écouter.
Pour parler d'amour, pour parler de haine,
Bien étranges discours, d'une voix souveraine.
Penser "Parler" est ce nécessaire pour exister?
Le temps qu'ils pensent si ils peuvent encore penser.
A qui appartiennent-ils ces mots une fois lâchés?
Qui peut prétendre en tenir la propriété?
Quand on offre ses écrits à tout le monde,
C’est pour changer la vision du monde.
Cadeau à l’humanité qui ne peut plus se taire,
Les mots donnés voulaient pourtant bien faire.
Majorité des humains ne veut plus méditer,
Ils ne veulent plus se taire, Se taire pour exister.
Claude Lepenseur novembre 2013

lundi 18 juin 2018

ET DIEU CRÉA LA FEMME


La femme est venue sur terre,
Elle permet à l’homme de se réaliser,
Son univers est un grand mystère,
Qu’elle dévoile dans un baiser.
C’est dans l’amour qu’on la capture,
A l’onde de son firmament,
Car parmi toutes les créatures,
Elle est le plus bel ornement.
La belle déesse offre à notre âme,
Tous ses beaux gestes et sa douceur,
Si Dieu n’avait pas fait la femme,
Il n’aurait jamais inventé les fleurs.
A quoi servent vos étincelles,
Beaux saphirs, sans les yeux doux?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont que de vulgaires cailloux.
Chaque objet qui charme ou fait rêver,
Tire de la femme toute sa clarté,
Le beau collier sans une fée,
Aura perdu toute sa beauté.
Quand je la vois juste endormie,
Ses pulsations mon cœur suit,
Si l’amour était une maladie,
Je serais malade toute la vie.
Claude Lepenseur janvier 2010

jeudi 14 juin 2018

DÉTRACTEUR


C’est beaucoup plus simple de traiter les autres de cons,
De commenter leur avis, de faire des comparaisons,
De jouer les moralisateurs et les donneurs de leçon,
Quand on n’a pas la réponse ni la bonne suggestion.
De la ménagère à l’homme politique,
Tous sont sujets à la virulente critique,
A penser que nous possédons la science infuse,
Qu’en fin de compte, plus personne ne diffuse.
L’humain brasse du vent à force de parler de son voisin,
Toujours à se plaindre du temps qu’il fera demain,
Comme si c’était la faute des autres, même des saisons,
Et toujours éviter de se remettre soi même en question.
Merci à tous les chroniqueurs, les commentateurs,
Pour nous guider sur le chemin des détracteurs,
Toujours à souligner le mal et le coté négatif,
Alors qu’il y a sûrement quelque chose de positif.
Rien n’est sans faille, rien n’est tout blanc ou tout noir,
Le but essentiel c’est un jour, de commencer à y croire,
Avoir une conscience dirigée vers un avenir meilleur,
Que l’on soit chef d’état ou accidentellement chômeur.
La critique est aisée, avoir la solution est une difficulté,
Celui qui ne fait rien, n’a pas le risque de se tromper,
Quoi qu’à force de ne tenter, ou de rester immobile,
Nous finissons par approuver ces critiqueurs imbéciles.
Nous avons nos défauts, nous faisons tous des erreurs
Avec notre conscience, un jour, viendra l’heure
De payer l’addition, vaincre la peur, laisser parler le cœur,
Que l’on soit chef d’état, ménagère ou encore détracteur.
Claude Lepenseur septembre 2014

lundi 11 juin 2018

JE PENSE À TOI


Autour de nous, la nuit, la haine, la peur, la désolation et la mort.
Que des nouvelles atroces, que des vies qui se terminent.

Mais voilà,
Là-bas, il y a un homme qui va mourir, son cœur vient de s'arrêter.
Tu es celui qui place sa bouche sur la sienne pour lui redonner la vie.

Là-bas, un enfant qui avance en poussant une voiture de bois, sur une piste truffée de mines.
Tu es le soldat ennemi qui se précipite et arrache l'enfant roi à une mort certaine.

Là-bas, il y a une femme qui va être violée, à plusieurs, ils ont déchiré sa robe.
Tu es l'un deux, tu as hurlé, Arrêtez ! 

Là-bas, il y a un homme qui meurt de froid dans la nuit d'une grande ville.
Il s'est allongé, puant sur un morceau de carton, tu es celui qui l'empoigne à plein bras et qui le traîne chez toi!

Là-bas, il y a une enfant sans visage, qui meurt de faim, dans une ville dévastée.
Tu es l'idiot de service qui verse, sur sa bouche craquelée, les gouttes d'eau sucrée qui vont la sauver.

Alors en pensant à tout Cela, moi, je souris et je pense à Toi.

jeudi 7 juin 2018

LUMINEUX PRINTEMPS


Il est une heure au lumineux printemps,
Les ombres s’allongent, tendres et étirées,
Alors que l’enfant sagement l’attend,
Derrière une vitre, sur un banc installé.
La montagne bleuit tandis que le jour sombre,
La nature, étourdie, doucement s’immobilise,
Pendant que la lumière vient caresser son ombre,
Dans l’embrasement clair du soleil qui s’enlise.
L’heure mauve est là, enveloppant l’instant,
L’heure qui rafraîchit, de lumière adoucie,
Le regard et le cœur de l’enfant qui attend,
Soir après soir, et la contemple, ravi.
L’heure mauve est gravée dans ma mémoire toujours,
Elle dit tout le bonheur d’être, et le bonheur de voir,
Le soir partir heureux, le soir revenir amour,
Dans sa douce lumière comme un gage d’espoir.
Claude Lepenseur octobre 2010

samedi 2 juin 2018

LE BONHEUR


Pour ceux qui ne trouvent pas le bonheur,
Il faudrait peut-être le chercher ailleurs,
Ailleurs que dans ses propres souliers,
Ailleurs que dans son propre foyer.
On pense souvent que les autres sont plus heureux,
Mais nous ne savons rien, nous ne vivons pas chez eux,
N’oublions pas que chacun vit avec ses tracas,
Nous n'aimerions sûrement pas mieux leur cas.
Il faut bien comprendre, il est difficile d’aimer la vie,
Si on vit toujours avec le cœur empli de peine et d'envie,
Comment peut-on aimer la vie si on ne s'aime pas?
Comment aimer la vie si on ne s’accepte pas?
Le plus grand obstacle au bonheur est sans doute,
Le fait de ne pas cueillir le bonheur au compte-gouttes,
Nous rêvons d'un bonheur qui n’est jamais assez grand,
Alors que ce sont les petites gouttes qui font l'océan.
Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs,
Ne le cherchons pas non plus dans notre avenir,
Cherchons le bonheur dans le temps présent,
C'est là et là seulement que lui nous attend.
Rechercher le bonheur, ce n'est pas rechercher un objet,
Rechercher le bonheur ce n’est pas construire un projet,
On ne pourra pas le découvrir quelque part hors de nous,
Le bonheur doit partir de nous et se réaliser en nous.
Je n’ai jamais rencontré de marchand de bonheur,
Je n’ai jamais vu fonctionner de machine à bonheur,
J’ai simplement croisé des gens qui croient au bonheur,
Ce sont des personnes qui font eux-mêmes leur bonheur.
Lorsque dans notre miroir, notre figure nous déplaît,
Pourquoi de briser le miroir? Le visage ne sera pas refait,
Si nous réfléchissons, ce n'est pas lui qu'il faut casser,
C'est nous même qui devons œuvrer pour changer.
Claude Lepenseur juin 2010 d'après différents textes sur le bonheur du Mahatma Gandhi

mercredi 30 mai 2018

DÉSIRS


En restant calme parmi le vacarme et la hâte, n’ignorons pas que la paix ne peut exister que dans le silence.
Sans nous aliéner, vivons en bons termes avec tous ceux que nous côtoyons. Il nous appartient de dire doucement et clairement notre vérité, d’écouter les autres, le simple d'esprit et l'ignorant ont aussi leur histoire. Ne fréquentons pas les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Pourquoi se comparer aux autres, nous risquons de devenir vains et vaniteux. Nous trouverons toujours plus grands et plus petits que nous. Jouissons de nos projets aussi bien que de nos accomplissements. Intéressons nous à tout métier, si modeste soit-il, c'est un véritable trésor dans ce monde en perpétuel mouvement. Restons prudent dans nos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyons pas aveugle en ce qui concerne la vertu, trop d’individus recherchent les grands idéaux ; et la vie n’est pas faite que d'héroïsme. Soyons nous-même, surtout n'affectons pas l'amitié. Ne devenons pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement. Prenons avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à notre jeunesse. Fortifions une puissance d'esprit pour nous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne nous chagrinons pas avec nos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyons doux avec nous - même. Nous sommes des enfants de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, nous avons le droit d'être ici. Et qu'il nous soit clair ou non, l'univers se déroule comme il est programmé. Soyons en paix avec Dieu, quelle que soit notre conception de lui, et quels que soient nos travaux et nos rêves, gardons dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans notre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prêtons-y attention. Essayons d'être heureux.
Texte réalisé en 2010 d'après le poème de Max Ehrmann (Desiderata)

vendredi 25 mai 2018

S'AIMER


Pour que vive l’amour, il faut bien peu de choses,
Pas de bouquets coûteux ou de gerbes de roses,
Ces petits présents ne vivent que quelques jours,
Bien que faisant plaisir, n’ajoutent rien à l’amour.
Un simple petit baiser sur les paupières closes,
Le visage adoré qui se teinte de rose,
Un sourire joyeux, un silence troublant,
Les soupirs étouffés, un corps frémissant.
Ce que j’ai appris, à l’heure actuelle,
C’est que dans l’amour il n’y a rien de sexuel,
Quand l’âme à l’âme veut enfin s’unir,
Les corps fusionnent pour mieux s’appartenir.
Claude Lepenseur octobre 2012

mardi 22 mai 2018

SEUL SUR LA PLAGE

Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Ce monde ne me semble pas beau,
La nuit qui s'achève, s’éloigne de moi,
Le jour levant attise mon émoi,
Comment oublier tous ces souvenirs?
Tous ces gens que l’on fait souffrir.
Des jeux dans les vagues, le temps passé,
Ne pourra pas tout effacer,
L'amour est présent, quand le cœur bat,
Mais pourquoi en est-on venu là?
Faut-il que certains restent dans la nuit,
Quand nous sourions à la vie?
Seul sur la plage, les yeux dans l'eau,
Mon rêve pourrait devenir très beau,
La nuit qui s'achève, nous ouvre les bras,
Pour changer ce qui ne va pas,
Il faut peu de chose, pour être des frères,
Que l’harmonie règne sur la terre.
Claude Lepenseur septembre 2013

vendredi 18 mai 2018

UN REGARD


Demande-moi d’aller défier le diable,
De lutter avec des dragons, des géants,
De te construire des tours, des cathédrales,
De les bâtir, sur des sables mouvants,
Demande-moi d’aplanir les montagnes,
D'aller me perdre, dans le cœur des volcans.
Demande-moi de réduire en poussière,
Cette planète, où même dieu se perdrait,
De l’écraser comme une fourmilière,
Sans hésiter, je la foulerais du pied.
Demande-moi de faire taire la lumière,
Et d'arrêter, enfin la folle course du temps,
Pour toi tout paraît réalisable, et pourtant.
Quand je te regarde, avec mes yeux émerveillés,
Devant ton corps de femme, je suis intimidé,
Quand je te caresse, et que j'ai peur de t'éveiller,
De toute ma tendresse, j’ai envie de te protéger.
Et je te regarde, mais l'homme fort est désarmé,
Avec ton corps de femme, tu as su m’apprivoiser,
Alors je te caresse et j'ai peur de te réveiller,
Je t’offre ma tendresse, ce soir j’ai envie de t’aimer,
Je te regarde, moi l'homme enfant, le nouveau né,
Que ton cœur de femme, a ouvert sur l’éternité.
Texte réalisé d’après le géant de papier de Jean Jacques Lafon


mardi 15 mai 2018

LE TEMPS


Il passe trop vite, trop rapidement, il fonce à toute vitesse vers on ne sait où, il ne s'arrête jamais sur son chemin.
Nous essayons, en vain, de le rattraper, pensant mieux vivre, mais sans succès. Nous restons toujours derrière, nous n’avons sans doute pas compris que notre conception de la vie est tout à fait matérialiste et absurde. La vie est faite pour être vécue et non pour courir vers le temps qui fuit, quand nous aurons compris, il ne fuira plus, car l'homme est maître du temps qui passe. Nous devons comprendre que le temps ne nous guide pas, nous guidons le temps. Pour comprendre le temps, nous devons apprendre à le savourer dans chaque instant, ce qu'on nous apprend n'est pas la vie, mais l'anti-vie car le temps ne doit pas devenir notre mort. On nous a appris que le temps nous gouverne alors que c'est nous qui devons le gouverner, le créer, le modeler et non le gérer.
Alors seulement il deviendra nôtre et nous apprendrons à l'apprécier, c'est notre temps, ce n'est pas celui d’un autre. Ne laissons personne prendre le contrôle des horloges de nos vies, apprenons à les intégrer, pour que le temps devienne une partie de notre âme, et non que notre âme se perde dans le temps. Dès cet instant, le temps ne sera plus précieux, car nous l'aurons compris, assimilé, nous saurons manipuler les aiguilles de l'horloge vie. Le temps se plie et change de forme quand nous le voulons et où nous le voulons.

vendredi 11 mai 2018

À LA VIE À LA MORT


Elle aimait la vie lui préférait la mort,
Qui avait raison et qui avait tort?
Il voulait la mort, ses sombres promesses,
Les rêves brisés d'un homme en détresse,
Voyant dans sa fin, la fin de sa peine,
Finir dans ses jours l’éternelle rengaine.
Elle croyait en la vie, heureuse d'exister,
Aidant tous les gens pour grandir en paix,
Un grand don du ciel, toujours souriante,
Qu’il fasse soleil, qu'il pleuve ou qu'il vente.
Puis un beau matin, leur histoire commença,
Une simple rencontre, qui surgit comme ça,
Elle voulait la vie et il rêvait de la mort,
Entre tous les deux, elle était le plus fort.
Ils s'aiment tellement, qu’ils ont tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
Abandonner tout à l’amour, tel est le trésor,
Dans cet amour la, il n’y a que de l’or.
Il souhaitait la mort, elle voulait la vie,
Il vit que pour elle, elle mourrait pour lui.
Claude Lepenseur aout 2009