jeudi 14 décembre 2017

L'HIVER


Le paysage est blanc, immobile et sans voix,
Un manteau épais couvre les prés et les bois,
Plus un bruit, plus un son, toute vie semble éteinte,
Le vent dans les branches, nous chante une plainte.
L’hiver s’est abattu, masquant toute floraison,
La neige et le froid s’étendent jusqu’à l’horizon,
Les pierres et les arbres se dressent tel des fantômes,
Plus de chants dans les airs, sur le sol plus de chaumes.
La lune est large et pâle, elle semble se hâter,
De parcourir le ciel, s’empresse à nous quitter,
Il semble qu’elle a froid dans cet univers austère,
Son regard morne, ne reconnaît pas la terre.
Aux étranges reflets de cette clarté blafarde,
On sent la froidure comme une lance qui nous darde.
Quelle terrible nuit, pour tous les mal-logés,
Ils ne peuvent dormir, doivent rester éveillés,
Ils attendent le jour qui tarde et ne vient pas,
Sachant que s’ils s’endorment, sonnerait leur trépas.

D’après un poème de (Guy de Maupassant)

14 commentaires:


  1. Un bien joli poème aux mots tout blancs de neige et de froidure quand la terre s’emmitoufle dans son manteau d'hiver!

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  2. ça me semble tellement incongru qu'au XXIe siècle des gens meurent encore de froid dans la rue...

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  3. coucou Claude, c'est drôle car au fil des blogs, beaucoup parlent de la blancheur et de la douceur de la neige, qui apaise les esprits. Ici dans mon 95, elle n'a tenu qu'un jour.... dommage. Belle image et bien sur très beau texte. J'espère que tu vas bien, merci de ta visite, bonne soirée et gros bisous

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  4. bonsoir Claude , belle adaptation du poème ... ... ! merci et la photo de neige est magnifique
    passe une belle fin de semaine A+

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  5. Superbe poème !
    N'oublions pas ceux qui sont dehors, tu as raison ...
    Bonne fin de semaine, glaciale, soit-disant, mais faut aussi réparer les tuiles qui se sont envolées ...
    Bisoux, à vous deux

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  6. Un poème qui se termine sur une note douloureuse. Comment en effet ne pas penser à tous ceux qui, pour diverses raisons, vivent dans la rue. Nous tous avons le libre choix d'aimer, ou pas, de profiter, ou pas, de la neige, du froid pendant qu'eux subissent. À bientôt.

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  7. Quelle jolie poésie j'ai pris plaisir à la lire
    et à rêver d'une bonne couche de neige pour noël !
    Bisous et bonne journée
    MITOU

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  8. bonjour claude,
    après des petits soucis informatique je prend plaisir à te lire c'est superbement écrit magnifique de simplicité et surtout terriblement et toujours d’une triste actualité sur les sans logis << nous faisons bien des petites maisons pour abriter les petits oiseaux avec toute ma plus sincère amitié bisouss a tite marie !! monette

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  9. Bonjour Claude
    Ton poème et comme l'actualité aussi triste , oui l'hiver on a l'impression de s'endormir pour combien de temps ?
    Je vous souhaite un doux week-end
    Bisous Hélène

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  10. Bonjour Claude
    Je n'aime ni la neige ni le froid et je pense souvent à ceux qui dorment dehors mais j'ai encore vu un reportage récemment, ils acceptent l'aide alimentaire mais refusent une aide pour s'abriter alors quoi faire ?
    Un joli poème bien illustré
    Merci à toi
    Bon week-end

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  11. Bonjour Claude, je me souviens de ce poème, appris à l'école, souvenirs souvenirs... Merci.
    Je te souhaite un bon week-end, amitiés.

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  12. CHANTOUVIVELAVIE
    Bonsoir Claude
    Belle photo, tous les paysages de neige sont beaux.
    La nature silencieuse s'endort sous un beau manteau blanc.
    Perso, je n'aime pas la neige
    Ne pas oublier les SDF qui souffrent davantage quand il y a la pluie, le vent, la neige mais que pouvons-nous y faire ? C'est l'Etat qui devrait faire que cela n'existe pas
    Je te souhaite déjà un bon week-end
    Amicalement
    Chantou

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  13. bonsoir Claude, quelle misère de penser qu'encore des personnes vont devoir passer l'hiver dehors, je ne comprends pas, on peut loger des migrants et pas des sans logis .... Bizarre tout de même . Elle bien belle cette poésie. Notre monde ne tourne pas rond. Bonne soirée Amitiés MTH

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  14. Bonsoir, eh oui de tous temps il y a eu des SDF que les gens nommés " clochards "et ils n'étaient pas aidés comme pas mal en ces moments où il faut se méfier de tout malgré ça.
    Amicalement

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Claude