jeudi 26 octobre 2017

COMBIEN DE TEMPS?


Combien de chemins un homme doit-il prendre,
Avant qu'on le soulage de sa croix ?
Combien de cris nous faudra-t-il entendre,
Avant de leur redonner la foi ?
Combien de morts, les bombes vont elles faire,
Avant que l'on ouvre les yeux ?
Combien d’enfants quitteront cette terre,
Avant qu’on leur offre les cieux?
Combien de femmes resteront des esclaves,
Avant de leur accorder la liberté?
Combien de temps garderont-elles les entraves,
D’un amour qui ignore la pitié?
Combien de vies, faut-il a l’orgueilleux,
Avant que son cœur ne s’éveille?
Combien de gens ne seront jamais heureux,
Avant de pouvoir atteindre le soleil?

Claude Lepenseur aout 1973

mardi 24 octobre 2017

AU BOULOT


Quand arrive le lundi,
On se lève, pas content,
Puis on passe au mardi,
On part, en grognant,
Déjà le mercredi,
On s'en va, c'est rageant,
Voici venu le jeudi,
Maintenant c'est crevant,
Enfin on est vendredi,
Et ça devient énervant,
On passe le samedi,
Chaque instant en courant,
Et arrive le dimanche,
On reçoit les enfants.
Puis revient un autre lundi,
C'est un peu désespérant,
Mais ainsi va la vie,
Je le sais c'est navrant.

mercredi 11 octobre 2017

TON VISAGE


Ton visage est le soleil qui a marqué ma vie,
Il s’est imposé à moi, avant même de te voir,
Merveilleux paysage comme je te remercie,
De t’être imposé au fond de ma mémoire.

La beauté de ton âme, s’est mirée dans mes yeux,
Étourdissant mon cœur et noyant ma raison,
Ivresse de bonheur qui me rend paresseux,
Jouissant de la vie, sans poser de question.

Ton visage est maintenant le soleil de ma vie,
J'aime le parcourir, le chérir de mes mains,
C’est en le parcourant, que doucement j’ai appris,
Que dans tes yeux verts, se reflètent les miens.

Je reçois ton visage en cadeau de la vie,
Avec tout ton amour, je suis devenu roi,
Te voir t’éloigner, je n’en ai pas envie,
Mon cœur cesserait de battre si j’étais loin de toi.

Claude Lepenseur octobre 2013

dimanche 8 octobre 2017

TRÈS HAUT


J'avais dessiné un petit drapeau,
Il est devenu un petit oiseau,
M'entrainant tout la haut, très haut,
Un voyage étrange, mais que c'était beau.

Tu seras très bien, me dit le drapeau,
Mais moi je voulais finir mon tableau.
Si tu veux vraiment finir ton boulot,
Respire, respire, me cria l'oiseau.

Enfin j'ouvre les yeux, et je suis ko,
Je pense à ma mie, elle est mon héros,
Il ne faut pas que sa vie finisse en sanglots.
Maintenant réuni, on se remet au boulot.

Un petit nénuphar, parmi les roseaux,
Cherche à fleurir pour les rendre plus beaux,
Mais il n'oublie pas que la haut très haut,
l'attendra toujours un petit oiseau.

Claude Lepenseur, le 7 aout 2015