mardi 15 août 2017

ÉVANESCENCES (humour)

Comme les blogs tournent au ralenti, nous allons continuer de rire


Il existe un vent appelé flatulence,
Ne le retenez pas, il a ses exigences,
Retenu trop longtemps, il vous met en souffrance,
Mais une fois libéré, c’est une grande délivrance.

Un pet champêtre se dilue dans la nature,
Mais pour le citadin, prisonnier en ses murs,
Il pollue l’atmosphère, infernale odeur,
Tel un œuf pourri, recherchant les honneurs.

Il est tout joyeux en quittant son cratère,
Mais il lui arrive de tacher votre arrière,
Lorsqu'il est poussé par de la matière,
Même si en parler n’est pas fait pour vous plaire.

Le pet de la nonne invite à la prière,
Celui de l’inconnu pousse à la colère,
Certains naissent dans un bruit de tonnerre,
Quand aux plus discrets, ils vont infester l’air.

A chaque réveil, vient la chanson du matin,
Nous larguons notre caisse sans avoir de chagrin,
C'est souvent cet instant qu'on aime partager,
Avec la personne qui dort à nos cotés.

Même les poètes y vont de leurs mélodies,
Ne plus pouvoir péter, c’est être maudit,
Ne condamnez pas ce manque de délicatesse,
Personne n’est arrivé à se bloquer les fesses.
Claude Lepenseur le 9 juillet 2012