dimanche 9 avril 2017

LE PAYSAN


Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
Son visage buriné, sillonné par les ans,
Ses mains rudes et solides qui travaillaient la terre,
La pipe qu’il fumait en rêvant sur un banc.
Les pieds dans des sabots de l’aube à la nuit,
Tirer de l’eau au puits, pour abreuver les chevaux,
Un labeur harassant pour occuper sa vie,
A la tombée du jour, ramener le troupeau,
Il faut traire les bêtes une heure avant l’aurore,
Porter le lait, les œufs, jusqu’au village voisin,
Aller voir la basse-cour, si les œufs vont éclore,
Jeter le bois au four, voir la pâte au pétrin.
Je me souviens aussi de la forge brûlante,
L’enclume résonnant sous les coups de marteau,
Les naseaux exhalant une haleine fumante,
De la bête attendant qu’on lui ferre un sabot.
Et cette douce odeur de la paille et du foin,
De la soupe avalée sur le coin d’une table,
Une vache qui vêle, une poule comme témoin,
Dans la douce chaleur qui règne à l’étable.
Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,
Quand la bise rugit, que la neige s’étend,
Se lever avant l’aube, pour une dure journée,
Il ne se plaignait pas, le rude paysan.
La messe du dimanche, son unique passe-temps,
Où il pouvait enfin, sous la voûte de bois,
Tandis que s’élevaient, les prières et les chants,
Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix.

Claude Lepenseur le 05 janvier 2013
Texte non libre de droit

mercredi 5 avril 2017

GALANTERIE


Les hommes petit à petit perdent la mémoire,
Construisent leur vie sans honneur et sans gloire,
Ils ne connaissent plus les règles de galanterie,
Et vivent en égoïstes sans aucune courtoisie.
Pour franchir une porte, la femme passait devant,
L’homme empli de savoir vivre, aimait être galant,
De nos jours ce comportement attire les regards,
Avoir du savoir vivre, c’est paraître ringard.
Les femmes d’aujourd’hui sont comme des objets,
Leurs faveurs obtenues, on les jette sans regrets,
Pour charmer une femme, inutile de l’agresser,
Parlons-lui de ses charmes, sachons complimenter.
Une femme pour moi, sera toujours une princesse,
Celle qui habille votre vie, aimez la en déesse,
Soyez doux et galant dans tous vos instants,
Car cette femme un jour portera vos enfants.