mardi 25 avril 2017

DIFFÉRENCES


On se querelle sans cesse avec nos différences,
Pour un quart de vin, pour un trognon de chou,
Un crouton de pain, ou un verre d’huile rance,
La bête immonde soudain, surgit hors de nous,
Criant «vive la France», la France dont on se fout,
Mais qui devient importante, si on en croque un bout.
C’est avec le temps que la terre façonne l’homme,
Une maison et des armes, le sol devient à lui,
L’étranger apparaît la meute hurle et le somme,
De déguerpir vite, criant c’est notre pays,
Ce cher pays dont tout le monde se fou,
Mais qui est important, car c’est aussi chez nous.
La terre nous appartient, on a écrit nos lois,
On ignore le malheur, on ignore la souffrance,
Le sol est bien à nous, on est maître de droit,
L’infâme pour sa place, imposera le silence,
Défendant son espace, car son pays il s’en fou,
Il donne de l’importance par principe c’est tout.

Claude Lepenseur avril 2012

samedi 22 avril 2017

J'AI RÊVÉ


J’ai rêvé d’un monde meilleur,
Peuplé avec tant de couleurs,
J’ai eu une vision de notre terre,
Où les hommes devenaient frères,
Où toutes les mères du Liban,
Ainsi que les filles des talibans,
Avaient le droit de retirer leur voile,
Pour enfin, regarder les étoiles.
J’ai vu tous les enfants de Gaza,
Et leurs pères du Hezbollah,
Venir ici déposer leurs armes,
Je les ai vus verser une larme,
Enlever leur ceinture de mort,
Pour enfin rentrer au port.
J’ai vu les enfants d’Israël,
Croire aux leçons d’Abel.
J’ai rêvé que l’amour régnait en maître,
Que la vie fleurissait sur la terre.
Était-ce juste une illusion ?
Est-ce que j’ai trop de passion ?
Est-ce que l’on ne peut plus croire?
Nos nuits doivent-elles rester noires?
Pourtant je garde la foi en l’avenir,
Volontairement je crache sur le pire.
Nous possédons tant d’amour en nous,
Si nous voulions cesser d’être fou.
Claude Lepenseur mars 2013

mercredi 19 avril 2017

DE PASSAGE


A toi qui, ce soir, passe sur ce blog en visiteur,
Poser tes yeux sur les mots que j’ai illustrés,
Tu peux lire à l’intérieur de mon cœur,
Je te dis merci d'être venu me rencontrer.
J’ai écris bien des pages d’un livre qui n’existe pas,
Des humeurs, des envies et des tranches de vie,
Avec mes mots qui resteront dans l’anonymat,
Mais qui ce soir m’apportent un nouvel ami.
J’essaie de montrer que la vie peut être belle,
Même si pour toi elle ressemble à l’enfer,
Nous portons en nous des qualités naturelles,
Que nous pouvons unir au service de la terre.
La lumière peut naître d’une simple étincelle,
Peu importe le nom de l’endroit ou on est né,
Nous pouvons tous briller aussi fort que le soleil,
Si on reste toujours maître de notre destinée.
La vérité est en toi, à toi de la trouver,
Ne cherche pas chez l’autre le bouc émissaire,
Si tu penses un jour que tu dois renoncer,
Donne de l’amour, je sais que tu peux le faire.

Claude Lepenseur le 30 septembre 2009

dimanche 16 avril 2017

ENTRE LE DÉSIR ET LA RÉALITÉ


J’ai demandé d’avoir la force, pour atteindre le succès, je me suis retrouvé faible et j’ai découvert l’humilité.
J’ai demandé d’avoir la santé, pour pouvoir réaliser de grandes choses, je suis tombé malade et suis devenu infirme, mais j’ai pu réaliser des choses meilleures.
J’ai demandé la richesse, pour pouvoir être heureux, je suis devenu pauvre et j’ai acquis la sagesse.
J’ai demandé la puissance, pour obtenir l’estime des hommes, je n’ai obtenu que la faiblesse, j’ai compris que j’avais besoin des autres.
J’ai demandé un compagnon, pour ne pas vivre seul, j’ai reçu un cœur et j’ai découvert l’amour de tous mes frères.
J’ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie, j’ai reçu la vie, j’ai découvert que je me réjouissais de toutes choses.
Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé, mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré, presque en dépit de moi-même, les prières que je n’avais pas formulées ont été exaucées.
Aujourd’hui, je suis parmi les hommes Les plus richement comblés.

L’origine de ce texte semble être de  Hans Viscardi, handicapé américain dans les années 1910.

mercredi 12 avril 2017

LA PUISSANCE


Il est beau, il le sait, il y croit, c’est un fait,
Son enfance est passée, sans peine et sans regret,
La vie lui réussit, que de femmes dans son lit,
Le destin lui sourit, il est un homme accompli.
Il ne connaît pas la galère, il gère et en est fier,
Une voiture bien trop chère, pour faire baver ses pairs,
Il pavane, emplit de suffisance et tout en élégance,
Il ne cherche pas, il s’élance, il va gagner sa chance.
Peut importe si au passage il écrase quelques insectes,
Ces minables, pour lui, ne sont pas de sa secte,
Sur son piédestal, il a un regard hautain,
Sur tout ce qui vit, est jamais ne l’atteint.
Le soir devant sa télé, seule la une lui plait,
C’est devant le vingt heures qu’il se sent apaisé,
Les autres chaines sont culturelles, des docus à la pelle,
Vraiment rien d’essentiel, ennuyant comme Ravel.
La misère que l’on montre, ne lui coupe pas l’envie,
D’avaler ses sushis, il ne connaît pas l’empathie,
Bien calé dans son siège, l’écran le protège,
Son confort le piège comme un doux sortilège.
Début de semaine, il retrouve son paradis,
Sous des yeux ébahis, c’est là qu’il revit,
Des collègues à épater, il peut se faire mousser,
Ils sont tous sous payé, ils vont bien l’envier.
Des passions il en a, grâce à elles il est serein,
Bonne chaire et bon vin, le confort lui va bien,
La morale ne connaît pas, il est bien au dessus de ça,
Il se gargarisera, et ses mots prononcés il écoutera.
Carnet d’adresse rempli, comme autant de défis,
Insatisfait de la vie, son bonheur n’est que dans l’envie,
Pour lui l’humilité, c’est de toujours ramper,
Et de bien s’incliner, devant un plus fortuné.

Claude Lepenseur octobre 2011

dimanche 9 avril 2017

LE PAYSAN


Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
Son visage buriné, sillonné par les ans,
Ses mains rudes et solides qui travaillaient la terre,
La pipe qu’il fumait en rêvant sur un banc.
Les pieds dans des sabots de l’aube à la nuit,
Tirer de l’eau au puits, pour abreuver les chevaux,
Un labeur harassant pour occuper sa vie,
A la tombée du jour, ramener le troupeau,
Il faut traire les bêtes une heure avant l’aurore,
Porter le lait, les œufs, jusqu’au village voisin,
Aller voir la basse-cour, si les œufs vont éclore,
Jeter le bois au four, voir la pâte au pétrin.
Je me souviens aussi de la forge brûlante,
L’enclume résonnant sous les coups de marteau,
Les naseaux exhalant une haleine fumante,
De la bête attendant qu’on lui ferre un sabot.
Et cette douce odeur de la paille et du foin,
De la soupe avalée sur le coin d’une table,
Une vache qui vêle, une poule comme témoin,
Dans la douce chaleur qui règne à l’étable.
Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,
Quand la bise rugit, que la neige s’étend,
Se lever avant l’aube, pour une dure journée,
Il ne se plaignait pas, le rude paysan.
La messe du dimanche, son unique passe-temps,
Où il pouvait enfin, sous la voûte de bois,
Tandis que s’élevaient, les prières et les chants,
Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix.

Claude Lepenseur le 05 janvier 2013
Texte non libre de droit

vendredi 7 avril 2017

IL PLEUT


La pluie tombe sur mes ans,
Faisant fuir tous mes rêves,
Rivières, mers et océans,
Ne peuvent calmer ma fièvre.
C’est avec mes yeux d'enfant,
Que je regarde vivre le monde,
Et j’ai mon cœur qui se fend,
Devant la détresse profonde.
La terre qui part en poussières,
Polluée, souillée au sol et à l'âme,
Au-delà de toutes les frontières,
Par des êtres aux désirs infâmes.
Argent, puissance, pouvoir, jalousie,
Causes de tous les désastres humains,
Que nous restera-t-il de cette vie,
Pour aujourd'hui ou pour demain.
Toutes ces victimes de guerres,
Toutes ces souffrances inutiles,
Toutes ces larmes et ces misères,
Pour des rois aux actes serviles.
Il pleut réellement sur mes ans,
Il pleure et j'ai mal à leur corps,
J’ai mal à leur cœur, à leur sang,
A leur sang, dont la terre se colore.

Claude Lepenseur novembre 2010 Création d'après un texte trouvé sur le net

mercredi 5 avril 2017

GALANTERIE


Les hommes petit à petit perdent la mémoire,
Construisent leur vie sans honneur et sans gloire,
Ils ne connaissent plus les règles de galanterie,
Et vivent en égoïstes sans aucune courtoisie.
Pour franchir une porte, la femme passait devant,
L’homme empli de savoir vivre, aimait être galant,
De nos jours ce comportement attire les regards,
Avoir du savoir vivre, c’est paraître ringard.
Les femmes d’aujourd’hui sont comme des objets,
Leurs faveurs obtenues, on les jette sans regrets,
Pour charmer une femme, inutile de l’agresser,
Parlons-lui de ses charmes, sachons complimenter.
Une femme pour moi, sera toujours une princesse,
Celle qui habille votre vie, aimez la en déesse,
Soyez doux et galant dans tous vos instants,
Car cette femme un jour portera vos enfants.