vendredi 31 mars 2017

LIBRE


Je n’ai pas peur de demain, Je peux l’affirmer,
J’ai connu des nuits blanches, et des lunes damnées,
J’ai souffert de départs, connu bien des émois,
Certains pas qui s’éloignent, et ma vie qui se noie.
J’ai eu mal de l’absence qui me laissait effrayé,
Et de ce lourd silence que je voyais s’amplifier,
Je n’ai pas peur de demain, pas peur de tomber,
De partir en errance, je n’ai pas peur de sombrer.
Devant une épreuve, cherche un port pour t’arrimer,
Un ami, une âme sœur, à qui tu peux te confier,
N’ai pas peur du grand vide qui t’attend au matin,
Il y a toujours un espoir pour affronter le destin.
J’ai commis des erreurs, au cours de mes années,
Je ne ferai plus les mêmes, j’ose encore l’espérer,
Pour l’amour d’une femme qui a su me montrer,
Que la foi en l’amour nous permet d’avancer.
J’ai trouvé dans sa main, la force pour lutter,
Partager son chemin, être deux pour avancer,
C’est gagner un combat, gagner la liberté,
De choisir librement ceux que l’on veut aimer.
Pour me montrer à elle, j’ai laissé mon armure,
Avec l’amour pour loi, on ne craint pas le futur,
Je marche dans la vie sans jamais me retourner,
Et la vie me dit merci, d’avoir su l'aimer.

Claude Lepenseur le 30 aout 2010

mardi 28 mars 2017

L'AMITIÉ


L'ami, c'est cette personne pour qui on ressent une grande douceur dans le cœur, c'est cet autre qui nous accepte tel que l'on est, c’est celui qui peut tout nous dire sans que l’on se fâche.
Chaque amitié est différente, on ne la vit pas de la même manière avec tous, mais lorsque l'amitié est solide, elle passe à travers toutes les intempéries. Notre personnalité entre en ligne de compte, il y a nos goûts que l'on retrouve plus chez l’une, moins chez l’autre.
L'amitié, « la vraie », ne se ternit pas au fil du temps, elle se tisse de plus en plus de fins fils d'argent, avec lesquels on brode les plus beaux sentiments. La beauté de l'amitié n'a pas de prix, c'est aimer sans condition, et le même principe s'applique pour chaque amitié.
C'est d'abord et avant tout, respect, honnêteté, confiance, vérité et authenticité. Ne pas diminuer l'autre pour se valoriser, se réjouir de ses gloires sans jalousie, accepter l'autre avec son bagage, ses joies, ses peines, lui nous accepte avec nos joies, nos peines. Écouter sans juger, sans donner de conseil quand cet ami a besoin de crier sa douleur.
Encourager son ami, autant dans ses moments de grands bonheurs, que dans ses moments de grandes peines. Ce n'est pas la quantité, mais la qualité de l'amitié qui compte. Il n'y a qu'un mot qui compte, aimer, tout simplement aimer.
C'est ce que nous dégageons ou ce qu'une autre personne dégage qui attire nos amitiés.
L'amitié se cache souvent au tournant d'une route, et quelquefois par un simple geste, un écrit ou une parole, telle une petite graine, l’amitié fleurit. Il y a des gens qui ont le don de faire de notre vie un jardin fabuleux, tous les gestes empreints d'amitié à notre égard deviennent autant de graines semées dans notre cœur, qui se changent en superbes fleurs. Grâce à ces gens-là, la vie devient belle et l'amour prend racine en nous.
L'amitié, la Vraie, c'est la paix intérieure que nous ressentons, c'est cette chaleur, cette sérénité, ce bien-être qui nous habite quand on pense à cette amitié.
Merci l'Amitié de faire partie de ma vie.


samedi 25 mars 2017

LA CARTE


Une rose aux couleurs du matin,
Un espace, un horizon, un chemin,
Près du rosier, un petit chat boit,
Voici une carte, celle que je t’envoi.
J’ai bien pris le temps de la choisir,
Mon seul but est de te faire plaisir,
Carte choisie pour te rendre heureux,
Beau paysage sur fond de mer bleue.
Les quelques mots écrits sur son dos,
Sont mes mots offerts pour ton réconfort,
Voici la joli carte que moi je t’envoi,
Vois la belle carte que toi tu reçois.

Claude Lepenseur le 06 octobre 2012


jeudi 23 mars 2017

LE REGARD DE L'ENFANT


Quand un enfant me regarde, je le sens me sonder,
S’il pleure, j'entends soudain le tonnerre gronder,
Je pense et j’entends, je suis un visionnaire,
Qui est souvent averti par un vague tonnerre.
Quand ce petit être, humble et pliant les genoux,
Attache doucement sa prunelle sur nous,
Je ne sais pas pourquoi je tremble devant cette âme,
Qui n'est pas homme encore ou n'est pas encore femme,
En qui rien ne s'admire et rien ne se repent,
Sans vice et sans passé derrière elle rampant,
Verse, à travers les cils de sa rose paupière,
Une larme, dans laquelle on sent une prière.
Il regarde suppliant ce qu'il ne veut pas voir venir,
L'homme, ayant un passé, craignant son avenir.
Il regarde confiant, sans peur qu'on ne le blesse,
Il rit, sans se soucier de toutes ses faiblesses,
Je ne rencontre plus l'enfant sans éprouver d’émoi,
Je sens que je suis devant un bien plus juste que moi.
Sa haute exception dans notre obscure sphère,
C'est que, n'ayant rien fait, lui seul n'a pu mal faire,
On comprend que l'enfant, ange de nos douleurs,
Si petit ici-bas, ne peut être que grand ailleurs.
Il se traîne, il trébuche, il n'a dans l'attitude,
Dans la voix, dans le geste aucune certitude.
On dirait, que l'enfance a le reflet du temple,
Qu'il est comme un ange, et qu'il nous contemple,
Toute la profondeur du ciel est dans son magnifique œil,
Dans cette pureté sans trouble et même sans orgueil,
Il révèle à mes yeux, je ne sais quelle auguste présence,
Et ma vertu ne craint qu'un juge, celui de son innocence.

Claude Lepenseur juillet 2012 d'après le poème l'enfant de Victor Hugo

mardi 21 mars 2017

CE SIÈCLE


Siècle des ténèbres, siècle des lumières,
Je vomis ce temps, j'en oublie ma prière,
Pris dans mes tourments, toutes ces chimères,
Ce cauchemar des temps, toute cette horreur
Qui instaure chez l’homme, le règne de la peur,
Bêtise humaine faite d’ignorance, haine et misère,
Soyez bannies! Partez! Quittez donc cette terre,
Où l'homme vend son âme et la femme sa pudeur,
Où la mère tue son enfant, et l'enfant oublie sa mère,
Le sein nourricier, sa source de vie, son honneur.
Je crie ma douleur et je crie ma colère,
En face de ce monde injuste, cet enfer,
Où Dieu n'est plus Maître, où Dieu n'est plus Seigneur.
Joli cœur, mon joli cœur! Je te changerais bien en pierre,
Pour oublier ces fous, tous ces oiseaux de malheur,
Mais, au lieu d'une pierre, hélas, il n'y a qu'une fleur,
Qui pousse, au fond de moi, et me sert de cœur.

Claude Lepenseur le 12 mars 2010


samedi 18 mars 2017

JE ME SUIS DEMANDÉ


Je me suis souvent demandé,
Pourquoi une planète comme la terre,
Voit tous ses peuples se déchirer ?
Pourquoi vouloir toujours la guerre ?
Il serait si simple de tous s’aimer,
Pour goûter, la liberté et l’amitié,
De vivre comme des frères,
Pratiquer la solidarité,
Et de laisser le fruit amer,
Pour celui de l’oranger.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi les êtres qui veulent la paix,
Sont tour à tour assassinés ?
Mais quel dieu l’a déjà demandé ?
Quel peuple est donc son bras armé ?
La justice qui seul va en décider ?
Pourquoi derrière une foi se cacher ?
Pour masquer notre vanité,
Et tous nos crimes injustifiés, 
Pourquoi ce serait à nous de décider,
Qui a droit à la postérité ?
On a tous droit à l’égalité,
Il ne faudrait pas l’oublier.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi suivant l’endroit ou on est né,
Nous n’avons pas les mêmes droits ? 
Pourquoi certains sont affamés ?
Quand d’autres gaspillent sans compter ?
Et restent sourds à leurs voix ?
A quoi ça sert de gaspiller ?
Sans un regard de fraternité ?
On aurait tous à y gagner.
Un petit geste d’amitié,
Ça ne va pas nous coûter,
Ça ferait avancer l’humanité.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi, c’est quand tout a raté,
Que l’on commence à prier ?
Un dieu qu’on a souvent renié,
Et dans la peine, on va chercher,
L’aide qu’on n’a pas trouvé,
Et c’est toujours pour réclamer,
Que ce dieu on va implorer,
Et jamais pour remercier.
Comment peut-on s’imaginer,
Que nous serions récompensés,
De ne prier que par intérêt ?
C’est tous les jours que l’on devrait,
Dire merci de toutes ses bontés,
Que pour nous la nature a créé.
Il suffirait de regarder,
Et on serait émerveillé,
Des splendeurs qui nous sont confiées,
J’aimerais que vous y pensiez.

Claude Lepenseur aout 1971 d'après la chanson de Richard Anthony, « je me suis souvent demandé »

jeudi 16 mars 2017

LE GRAND ESPRIT


Frère, notre territoire était grand, le vôtre petit,
Vous avez volé nos chasses et nos cultures,
Réduisant la surface de nos camps et de nos tipis,
Il nous reste à peine l'espace pour nos couvertures.

Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas,
Vous voulez nous forcer à épouser votre religion,
Homme blanc tu veux être le seul à régner ici bas,
En éliminant celui qui ne partage pas tes opinions.

Frère, tu prétends nous apprendre à prier,
Que la vérité se tient dans tes paroles,
Une religion, mais les blancs sont partagés,
Et ils se querellent pour une histoire de symbole.

Notre respect des choses nous vient de nos ancêtres,
Notre religion, c’est ainsi que nous l’avons reçue,
Pour rendre un culte, chacun a sa manière,
Que l’on croit en Bouddha, ou alors en Jésus.

Nos sages nous enseignaient la tolérance,
A protéger nos enfants, nos femmes et nos frères,
Souviens-toi, j’aimerais que toi tu y penses,
Qu'il faisait bon vivre sur l’ensemble de nos terres.

Claude Lepenseur octobre 2011

lundi 13 mars 2017

THÊATRE DE LA VIE


Théâtre planétaire, le rideau s'est levé,
Silence, tempête, la pièce a commencé,
Les acteurs se meuvent pour déplacer leurs pions,
Ils savent bien pourtant comment influencer l’opinion,
Au nom d’une morale, étriquée et agressive,
Ils vont nous faire stagner dans une vie oisive,
Détruisant le bonheur, l’espoir et la confiance,
Insidieusement ils font le chemin de l’intolérance.
Toute la comédie tourne autour de l’argent,
Il n’y a rien de mieux pour manipuler les gens,
Tout ce que le peuple veut, il peut bien l’acheter,
Tout s’achète et se vend, même la qualité.
On se bat on se tue, pour défendre une région,
Pour imposer un dieu, on tue même en son nom,
Chacun espère un siège, pour la démocratie,
Mais désire le pouvoir pour le reste de sa vie.
Les comédiens sur scène ne font rien que passer,
Régulièrement, ils seront tous remplacés,
Mais la comédie restera toujours la même,
Au fil des jours, tout au long des semaines.
Quand je vois ces artistes minuscules et tragiques,
Je rêve en ma mémoire d'un monde qui est magique,
Ils peuvent bien jeter sur le peuple tout leur blâme,
Le peuple vivra en paix tant qu'il aura une âme.

Claude Lepenseur janvier 2012



vendredi 10 mars 2017

TU AS LE DROIT (Vie courante)


N’oublies pas que tu as le droit de pleurer,
Tu as le droit d’avoir mal, d’avoir peur,
D’avoir ton opinion, mais aussi de rêver,
De te sentir trahi, de craindre la noirceur.
Tu peux face au monde hurler ta peine,
Mais aussi chanter toute ta joie de vivre,
Tu peux essayer de briser les chaînes,
Aimer et dire que l’amour t’enivre.
N’essaie pas de devenir ce que tu n’es pas,
Quoi que tu fasses, certains te jugeront,
Reste fidèle, va ou te mènent tes pas,
N’accepte ni ne donne des leçons.
Tes vrais amis resteront à tes cotés,
Même si l’un deux était superficiel,
Ne te sens pas lâchement abandonné,
A son venin, offres lui ton miel.
On ne peut peser la valeur d’un homme,
Dans ce que tu fais, il faut que tu croies,
Dans la critique, dis-toi qu'en somme,
Ce que tu vis, n’appartient qu'à toi.

Claude Lepenseur aout 2010 d'après un texte trouvé sur le net

mercredi 8 mars 2017

LA CLOCHE (Spiritualité)


La barque s'en allait sur l'onde fugitive,
La nuit prend possession de ce paisible soir,
Et la lune naissante, pâle et méditative,
Prête son doux abri à ce vêtement noir.
Il nous vient du lointain, d’une cloche plaintive,
Qui lance son appel au clocher du manoir,
Un son pieux, pour l’oreille attentive,
Qui perçoit ce que l’œil ne peut apercevoir.
Obéissant à l’appel, la nacelle docile,
Dans cette journée, qui doucement s’endort,
Sur l’onde frémissante, s’arrête et vacille,
Retardant quelque peu son arrivée au port.
Alors le nautonier, de sa main rude et digne,
Pose les rames qui caressaient les flots,
Courbe son front ridé, dévotement se signe,
Puis reprend sa course sans prononcer un mot.

Claude Lepenseur juin 2013, texte réalisé d'après un poème de Jules Verne

dimanche 5 mars 2017

À QUEL ÂGE? (Amour)


A quel âge, ne puis-je plus vous dire Madame,
Que vous êtes jolie, que je brule ma flamme ?
Suis-je devenu trop vieux pour encore vous aimer?
Puis-je sous votre fenêtre, venir vous le chanter?
Mon âge aujourd'hui, permet-il à mon cœur,
De dire que je vous aime, que j’aspire au bonheur?
L’âge devrait-il être une tare mortelle,
Nous interdisant l’amour et même la bagatelle?
Comme une fleur de printemps j’offre mon amour,
Accepté belle dulcinée, que je vous fasse la cour.
Je ne puis vous décrire, mon bonheur, mon plaisir,
Lorsque sur vos lèvres, s’ouvrira un sourire.
L’âge ne peut pas devenir, un obstacle à la passion,
Dans l’amour que je vous offre, il n’y a pas de saison,
Par les mots de Ronsard, l’amour a chanté,
Des beaux mots hélas, aujourd'hui oubliés.
Je les reprends à mon compte, et je dis avec lui,
Que dans la douceur de nos jours et de nos nuits,
Je trouverai les mots, pour toujours vous charmer,
Le verbe qui ne vieillit pas, est bien le verbe aimer.
Même si c’est dépassé, je veux le dire au présent,
Que je n’aime que vous, comme un vieux courtisan.

Claude Lepenseur le 6 aout 2011

vendredi 3 mars 2017

OU SONT NOS RÊVES


Ou sont passé nos rêves d'enfants,
Lorsque nous avions encore nos six ans ?
Nos rires, nos pleurs et tous nos émois,
Nous les oublions, encadrés par des lois.
Pourtant, il serait tellement plus beau,
De pouvoir toujours rêver tout haut,
Sans cette supposée liberté,
Qui nous empêche de marcher.
Il suffit de regarder nos dirigeants,
Ils sont propres, beaux et intelligents,
Et ce que vous croyez pour autant,
Qu'ils ont réalisés leurs rêves d'enfants ?
Les enfants n'ont pas les mains pleines de sang !
Alors qu'eux ne prennent même plus de gants,
Pour exploiter et affamer un peuple silencieux,
Pourtant ce pouvoir, ils l’ont acquis grâce à eux.
C'est une prière qui n’est pas pour eux,
Elle ne s’adressera pas non plus, à Dieu,
J'aimerais juste leur faire entendre raison,
A tous ces rois dirigeants d’états prisons.
Rêvons que le malheur devienne lumière,
Et que de toutes parts, hors des frontières,
Ils agissent ensemble, vite et dès à présent,
A ce que les hommes retrouvent leur cœur d'enfant.

Claude Lepenseur octobre 2011