mercredi 18 octobre 2017

CEUX QUI PARTENT


Ceux qui nous trahissent ou ceux qui nous laissent,
Les faux parents ou les véritables amis
Ceux avec qui on a partagés notre jeunesse,
Et qui au fil des jours, se sont évanouis.

Il y a ceux qui nous aiment, ceux qui nous blessent,
Jolies têtes blondes, brunes ou cheveux gris,
Qui sont parti un jour sans nous laisser d’adresse,
Comme si leur vœu était, qu’enfin on les oublie.

Ceux qui nous calment et ceux qui nous stressent,
Respectant nos silences, ou fabriquant la pluie,
Communiquant leur force, usant de la faiblesse,
Ceux qui voulaient organiser notre vie.

Ceux qui sont partis avec toute leur tendresse,
Qui avaient toujours des fleurs au bout des doigts,
Ceux qui n’ont pas tenu toutes leurs promesses,
Qui sont parti un jour sans jamais dire pourquoi.

Ceux qui s’en vont, ceux qui nous laissent,
Parcourir seul ce long chemin de croix,
Ces évadés, qui un jour disparaissent,
Nous laissant seul, dans la pluie et le froid.

Claude Lepenseur novembre 2010

lundi 16 octobre 2017

TABLEAU DE CHASSE


Il a un joli corps et la tête bien pleine,
L'arrogante fierté de ses trente années,
Il marche tête haute, le sang dans ses veines,
Bouillonne à la moindre jupette plissée.
Il aime quand le vent en légère brise,
Fait se soulever plus haut le tissu léger,
De la demoiselle, la belle promise,
Pour ses yeux rieurs, sa bouche à baiser.
Qu’elle se laisse prendre et tombe dans le piège,
Elle n’a qu’un seul vœu, ne plus en sortir,
Belle prisonnière d’un doux sortilège,
Elle rêve de ses bras, elle rêve de soupirs.
Il va la conduire jusque dans son lit,
Et pour la première fois prendra le chemin,
Du jardin secret jusqu’alors interdit,
Qu'il commencera, par découvrir de la main.
Il a mille façons de combler ses désirs,
De faire se pâmer la belle demoiselle,
Voyez-vous Madame, désolé de le dire,
Le bellâtre n'aime que les jeunes pucelles.
Etre le tout premier à déchirer le voile,
Se laissant guider par son seul plaisir,
Faire naître la femme de la jeune étoile,
Rester dans son cœur un simple souvenir.
Un tableau de chasse en guise de mémoire,
Image détruite en une seule nuit,
Ce n'est pas mon cas, je vous prie de le croire,
Dans des bras aimants, je me suis construit.

Claude Lepenseur juin 2014

vendredi 13 octobre 2017

LES BRAVES GENS


Beaucoup de personnes ont la prétention,
De décider ce que doit être une réputation.
Si notre vie ne suit pas la même voie,
Rapidement on vous montrera du doigt,
Vous ne faites pourtant de tort à personne,
En ne vibrant pas au même métronome.
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on vive à un autre rythme qu'eux.

Quand un événement est relaté à la télé,
Il faudrait qu’on se sente aussi concerné,
Si la fête est décidée par les médias,
On ne peut pas dire «ça nous regarde pas».
On ne fait pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas celui qui fredonne,
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on aime des autres choses qu'eux.

Quand je vois tous ces malheureux,
Traités plus mal que des lépreux,
J’avoue, il est difficile de se taire,
Mais parler n’excuse pas de ne rien faire.
Vous ne faites pourtant de tort à personne,
En demandant le respect pour tous les hommes,
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on ne fasse pas toujours comme eux.

Pas besoin de dire qu’on a compris,
Quand on renie tous ses amis,
Pas les mêmes buts, pas les mêmes goûts,
Et c’est fini, ils rejettent tout.
Ils ne font pourtant de tort à personne,
En ne suivant pas les chemins qu’on donne,
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.

Création d’après le texte « la mauvaise réputation » de Georges Brassens

mercredi 11 octobre 2017

TON VISAGE


Ton visage est le soleil qui a marqué ma vie,
Il s’est imposé à moi, avant même de te voir,
Merveilleux paysage comme je te remercie,
De t’être imposé au fond de ma mémoire.

La beauté de ton âme, s’est mirée dans mes yeux,
Étourdissant mon cœur et noyant ma raison,
Ivresse de bonheur qui me rend paresseux,
Jouissant de la vie, sans poser de question.

Ton visage est maintenant le soleil de ma vie,
J'aime le parcourir, le chérir de mes mains,
C’est en le parcourant, que doucement j’ai appris,
Que dans tes yeux verts, se reflètent les miens.

Je reçois ton visage en cadeau de la vie,
Avec tout ton amour, je suis devenu roi,
Te voir t’éloigner, je n’en ai pas envie,
Mon cœur cesserait de battre si j’étais loin de toi.

Claude Lepenseur octobre 2013

dimanche 8 octobre 2017

TRÈS HAUT


J'avais dessiné un petit drapeau,
Il est devenu un petit oiseau,
M'entrainant tout la haut, très haut,
Un voyage étrange, mais que c'était beau.

Tu seras très bien, me dit le drapeau,
Mais moi je voulais finir mon tableau.
Si tu veux vraiment finir ton boulot,
Respire, respire, me cria l'oiseau.

Enfin j'ouvre les yeux, et je suis ko,
Je pense à ma mie, elle est mon héros,
Il ne faut pas que sa vie finisse en sanglots.
Maintenant réuni, on se remet au boulot.

Un petit nénuphar, parmi les roseaux,
Cherche à fleurir pour les rendre plus beaux,
Mais il n'oublie pas que la haut très haut,
l'attendra toujours un petit oiseau.

Claude Lepenseur, le 7 aout 2015

vendredi 6 octobre 2017

LA MODE


La mode objet dérisoire, faite de vent et de désir,
Aux naïfs elle offre sa foire, aux vaniteux ses plaisirs.
Chaque saison d'abondance, propose à son entreprise,
De quoi s'arrondir le ventre au verger de la bêtise.
A sa table les convives ne sont jamais rassasiés,
Et vaille que vaille la suivent, sans jamais renâcler.
Narcisse en se contemplant dans l'onde de la fontaine,
Critique son look autant que sa mine et que sa dégaine.
On consomme et on fabrique, les ateliers vont bon train,
C'est bon pour la république, pour la planète ça craint.
C'est nouveau donc on achète avec un oeil sur demain,
Et chez le voisin on guette ce qui pousse dans le jardin.
Tout lui est dû, et on éduque, dès le berceau les enfants,
Des Carpates aux Moluques, ils sont déjà ses clients.
En ces temps le ridicule, c'est la sa force, ne tue plus,
Car la société s'articule, autour de ce triste point de vue.
Rien n'échappe à sa folie, animaux, plantes et objets,
De tout elle a bel appétit, elle goûte de tous les mets.
Tout est prétexte à son délire, même la philosophie,
Pauvre Socrate qui soupire, elle courre de lit en lit.
On vide son bas de laine, on s'endette, on se débat,
On se fourvoie en peines, et on ne s’en sort pas.
Il faut être de sa table, il faut marcher à son pas,
Certains pour lui plaire, meurent à tous petits pas.

Claude Lepenseur janvier 2013

lundi 2 octobre 2017

MAUX POUR MOTS


Prenons bien garde aux choses que nous disons,
Tout peut venir d'un mot, qu'en passant nous perdons,
Tout, la haine et le malheur, et surtout n'objectons pas,
Que les amis sont sûrs et que nous parlons bas.
Aucun endroit ne peut être considéré comme sur,
Chez nous, seul à seul juste entre quatre murs,
Nous murmurons à l'oreille du plus mystérieux
De nos amis de cœur, ou, si vous l'aimez mieux,
Nous murmurons tout seul, croyant presque nous taire,
Dans le fond d'une cave, même à trente pieds sous terre,
Une confidence désagréable à quelque individu,
Ces mots que nous croyons qu'on n'a pas entendu,
Que nous disions tout bas, dans un lieu sourd et sombre,
Courent à peine lâchés, bondissent, sortent de l'ombre,
Regardez, ils sont dehors, ils connaissent leur chemin,
Ils marchent, ils ont deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport bien en règle,
Au besoin, ils prendraient des ailes comme l'aigle.
Ils nous échappent, ils fuient, rien ne les arrêtera,
Ils suivent le quai, franchissent la place, tel des rats,
Passent l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et vont, tout au travers d'un dédale de rues,
Droit chez la personne dont nous avons parlé.
Ils savent le numéro, l'étage ; ils ont même la clé,
Ils montent l'escalier, ouvrent la porte, passent,
Entrent, et, railleur, regardant l'homme bien en face,
Disent : "nous voilà, nous sortons de la bouche d'un tel."
Et c'est fait, nous avons maintenant un ennemi mortel.

Texte travaillé d’après un poème de (Victor HUGO)

samedi 30 septembre 2017

GAI COMPAGNON


Quand dans ta vie plus rien ne tourne rond,
Tu te lèves le matin et que tu es grognon,
Que tu as envie d'un oui et tu entends un non,
Force toi s'il le faut, mais soit gai compagnon.

Quand de la vie tu ne vois plus que le gris,
Que tu n'as plus envie de sortir de ton lit,
Quand ton sourire se finit dans un cri,
Cherche près de toi, il te reste un ami.

Si plus rien de la vie ne trouve grâce à ton cœur,
Tu cours la campagne sans même voir les fleurs,
Je t'en prie compagnon, libère toute ton ardeur,
Il suffit de le chercher pour trouver le bonheur.

Quand de la vie, tu ne reconnais plus la chanson,
Que peu à peu disparaissent toutes tes passions,
Viens nous rejoindre et ensemble chantons,
Et redeviens vite notre gai compagnon.

Claude Lepenseur juin 2010

mercredi 27 septembre 2017

PRIÈRE CONTRE LA GUERRE


Je n'aime pas la souffrance, je n aime pas les cris,
Le reste n'a d'importance que ce qu'on dit de lui,
Je n'aime pas la guerre, l'injustice, la misère,
Pour un Dieu de poussière qui veut la paix sur terre.
Il y a des guerres partout, j entend des cris des pleurs,
Le monde entier en souffre, pourquoi cette douleur ?
Ils ont perdus un fils, un frère, un oncle, un père,
Orphelins de toujours, qui accueille leur prière?
Ils ont faim, ils ont froid, les enfants d'aujourd'hui,
Peut-on tendre nos mains, leur enlever la nuit.
Je donnerais ma vie pour que tout cela cesse,
Trouvons-leur un paradis, leur cœur à tout le reste.
De qu’elle miséricorde, sommes-nous tous les enfants?
Enlevons-leur la pluie, donnons-leur le printemps.
Nous avons reçu un fils pour racheter nos péchés,
Personne ne comprend cet homme crucifié.
Et si un jour on voyait enfin cet Éden refleurir,
Il ne serait pas loin le temps des souvenirs,
Que la terre serait belle, chacun aurait un toit,
La paix je t’en prie revient, ma prière est pour toi.
Je n'aime pas la souffrance je n'aime pas les cris,
Le reste n'a d'importance que ce qu'on dit de lui,
Je n'aime pas la guerre, l'injustice, la misère,
Pour un Dieu de poussière fait donc la paix sur terre.

D’après un texte de MARIE

samedi 23 septembre 2017

TU N'AS PAS LE DROIT


Tu n’as pas le droit de tuer la chance,
Lorsqu’elle arrive près d’une maison,
Tu n’as pas le droit d’user la confiance,
Des gens de la terre vivant dans le pardon,
Tu n’as pas le droit d’offrir la misère,
A ces malheureux qui sont sans demain,
Tu n’as pas le droit de donner la guerre,
Aux jeunes enfants qui tendent les mains.
Tu n’as pas le droit, de briser le destin,
Des gens sans défense qui veulent espérer,
Tu n’as pas le droit d’enchaîner des mains,
En défendant les emblèmes d’une liberté,
Tu n’as pas le droit de sonner l’alarme,
En offrant des armes aux gens sans raison,
Tu n’as pas le droit de verser des larmes,
Sur tous ceux qui vivent de la trahison,
Tu n’as pas le droit de semer la haine,
De chasser l’amour à coup de tambour,
Tu n’as pas le droit de dire que tu m’aimes,
Si tu ne sais pas embellir nos jours.

Claude Lepenseur janvie 2010 D'après la chanson de John Willyam

jeudi 21 septembre 2017

LES BLEUS DU CORPS


Elle vient de recevoir, une gifle dans la figure,
Puis un coup de poing, finit sur son visage,
Un bleu est apparu, quelques déchirures,
Dans des cris déchirants d'une nuit d’orage.

Il lui dit que tout ça, c'est fait pour son bien,
Il n’a pas d’autre choix, elle n’est pas assez sage,
Elle pleure sur son sort, verse tout son chagrin,
Elle souffre partout, elle n’a plus de courage.

Quand la main vient soudain claquer sur sa joue,
Ou avec violence empoigner ses cheveux,
Pour la contraindre, la faire tomber à genoux,
Elle serre les dents, pleure et ferme les yeux.

Il l’aime soumise, la prendre en la forçant,
Pour avoir la paix, elle ne résiste jamais,
Pourtant elle se souvient comment avant,
Il savait être doux quand il voulait l'aimer.

Il laisse sur sa peau les traces de ses colères,
Comme d’horribles tatouages sur son corps,
Qu’elle cache, car elle reste un peu fière,
Et lui chaque jour, tape toujours plus fort.

Entièrement soumise à son bon plaisir,
Tellement elle a peur de nouvelles représailles,
Elle ne sait plus quoi faire, plus quoi dire,
Elle aimerait tellement qu’un jour il s’en aille.

Elle se dit souvent qu’elle va bien s’en sortir,
Mais elle sait au fond d’elle que le jour viendra,
Où dans un dernier accès, un tout dernier délire,
Viendra le coup de trop, celui qui la tuera.

Il n’existe aucun milieu social ou la femme soit à l’abri des sauvages, et malgré les associations et les beaux discours, rien ne les protège.
Claude Lepenseur le 21 octobre 2012

lundi 18 septembre 2017

LA FEMME


La femme qui est dans ma vie,
Occupe mes jours, occupe mes nuits.
Ces grands yeux verts, me font rêver,
Ces lèvres roses, pour mes baisers,
Ces seins si doux pour mon amour,
Son corps est mien au fil des jours.

Elle m’a offert une vie d’ivresse,
Faîte d’amour et de tendresse,
A toi amour j’ai lié mon destin,
Je veux t’aimer, soir et matin,
Ma volonté, mon seul vœu,
Vivre avec toi en amoureux.

Ne riez pas, vous moquez pas,
Je la protège, n'y touchez pas,
Gardez vos armes et vos sarcasmes,
C’est ma princesse, une grande dame.

Et quand la nuit nous réunit,
On se blottit dans notre nid,
Son corps, ses mains s'offrent aux miens,
Et la tendresse ne connaît plus de fin.
De son cœur beau, comme une fleur,
Je tire ma force, j’oublie mes peurs.

Dans notre vie plus de blessures,
C’est sa présence qui me rassure.
Je t’aime Marie, je t’aime amie,
Et notre amour c’est pour la vie.

Claude Lepenseur le 10 janvier 2010

vendredi 15 septembre 2017

COMME UN AUTRE SOLEIL


On dit que nous ne sommes jamais libres,
Et pourtant nous recherchons cette liberté,
Dans la philosophie, ou bien dans les livres,
Nous sommes tous en quête, de la vérité.

On dit qu’ici bas, tout n’est qu’injustice,
On voudrait que ce monde ne soit rien qu’un rêve,
Que cesse ce monde, construit sur le vice,
Que tout soit mis à plat, que l’on fasse une trêve,
Où que l'on finisse par dormir pour l'éternité.

On pense Toujours que personne ne nous aime,
Nous qui croyons conjuguer le verbe aimer,
Persuadé de donner le meilleur de nous même,
Et que dans notre cœur la flamme s’est allumée.

Nous croyons que nous manquons de chance,
Mais on reconnaît n’avoir jamais été malheureux,
Il nous faudrait pour une fois avoir l’intelligence,
De reconnaître que nous sommes plutôt heureux.

Nous pouvons devenir des gens malhonnêtes,
Laissant croire que l’on passe sa vie à donner,
On ne peut donner que ce que l’on possède,
Même si on a le cœur qui est plein à craquer.

L'homme rêve toujours de ressembler à Dieu,
Il passe ses journées à observer le ciel,
Par mimétisme, il fait croître ses cheveux,
Mais il ne va pas briller comme un autre soleil.

Claude Lepenseur, janvier 2010.