jeudi 27 octobre 2016

LETTRE DE ROSE


Toi l’homme qui prit ma vie et qu’un jour j’ai aimé,
Comprendras-tu un jour, ce que tu m’as fait endurer,
Tu es venu me conquérir avec des mots charmants,
Tu as nourri mon rêve, l’avenir devenait grand.
Mais une fois unis, tu as complètement changé,
Toutes tes belles promesses, elles étaient envolées,
Je peux le dire sans haine, mais j’ai connu l’enfer,
Supportant coups et privations, à ne savoir qu’en faire.
Tu as tout exploité pour mieux briser ma vie,
Briller parmi les gens était ta seule envie,
N’être que ton ombre, je pouvais l’accepter,
Mais recevoir tes coups, je n’étais pas obligée.
Il fallait bien qu’un jour, j’échappe à la torture,
Le hasard a frappé dans un accident de voiture,
Toi tu fus indemne et moi handicapée,
Bouteille d’oxygène pour vivre sur un siège liée.
Il a fallu tout ça pour enfin être libre,
Et maintenant je peux réapprendre à sourire,
Je pourrais aujourd’hui, te haïr à jamais,
Mais pour toi je n’aurai plus que pitié.
Après avoir connu tout un monde de mensonges,
Je reconstruis ma vie avec de nouveaux songes,
Ma réponse est que après toutes ces vilenies,
Je retrouve un sens à donner à ma vie. 

Claude Lepenseur le 13/11/2011 pour une amie (Anne-Marie) aujourd'hui disparue

lundi 24 octobre 2016

MON SONGE


Délicieux instant, une nuit dans un songe,
Instant de vérité, ce n’est pas un mensonge,
Sommeil bienfaiteur, qui me fit voir une déesse,
Car dans la douce nuit, J'ai rêvé d'une princesse,
Son corps était si doux, et son teint tout rosé,
Elle est tellement agréable et si belle à regarder.
Dans son regard clair et ses yeux couleur de vert,
Je me sentis transporté, dans un autre univers,
Découvrant la chaleur du royaume de son cœur,
Elle me fit partager un bel instant de bonheur.
Elle restait si calme et si douce à mes côtés,
Qu’en cette belle nuit, mon cœur  se mit à chanter,
Il montait dans la nuit, une tendre mélodie d'amour,
Usant de mon courage, pour gagner son cœur velours.
Elle m’observait rieuse, souriante et angélique,
Mon songe se transforma  en un rêve magique.
Ses douces lèvres nacrées, me faisaient rêver,
Alors d'un geste tendre c’est elle qui m’a guidé,
Pour que j’y vienne déposer le plus doux des baisers.
Réveil magnifique en découvrant près de moi,
Son corps dénudé, sa peau douce comme soie,
Je réalise mon bonheur, l’étendue de ma joie,
Car pour l’éternité, cette princesse c'est toi.

Claude Lepenseur le 22 avril 2010

mercredi 19 octobre 2016

LE LAC DE LA MAIX ( Nature )


La barque semblait sortir de son lit de nuages,
Émergeant de la nuit, d’un voyage sans retour,
Aventures fabuleuses sur l'océan des âges,
Pour venir jeter l'ancre juste au lever du jour.
Les eaux calmes de ce lac, sont pleines de caractère,
Et près des flots mouvants je viens souvent m’asseoir,
Je reste là rêveur, seul, assis sur cette pierre,
La nostalgie me gagne, lorsque descend le soir.
Je vois venir une barque, qui vogue en silence,
Elle s’annonce de loin, sur l'onde et sous les cieux,
C’est le bruit de ses rames qui frappent en cadence,
Comme pour caresser, tes doux flots harmonieux.
Beau lac dormant dans la forêt obscure,
Rien ne peut t’altérer, ou te faire rajeunir,
Garde de cette nuit, de cette belle nature,
Avec la rosée, mon plus tendre souvenir.
Dans les chaudes journées, ou par les nuits d’orages,
Je garderai l’image d’un lac abrité de verts coteaux,
Peuplés de noirs sapins, et d’animaux sauvages,
Qui viennent au crépuscule, boire dans tes eaux.
Dans le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Avec les parfums légers de cet air parfumé,
Ce que je veux te dire, c’est tout ce qui respire,
Qui chante avec mon âme pour dire on t’a aimé.


Claude Lepenseur le 02 mars 2011

Pour voir l'endroit qui m'a inspiré ce poème, rendez vous sur mon autre blog en cliquant ICI

mardi 4 octobre 2016

COMPLAINTE POUR UNE DAME ( Humour )


Dans cet univers où tout reluis,
Aux lavabos, robinets, rien ne fuit,
Tintement de piécette pour seul bruit,
Qui sera suivi d’un simple merci.
Quel mauvais sort, quelle ironie ?
Vous a frappé de cette infamie ?
Qui donc vous a mis en ce paysage ?
Pourquoi ce masque sur votre visage ?
Seule sous le blanc soleil des néons,
Qui illuminent les murs et les plafonds,
Vous ressassez vos mortes saisons,
Passées entre serpillières et torchons.
Vous redoutez que ouvrant la porte,
Par où tous les gens entrent et sortent,
Surgisse un jour cette ancienne amie,
Perdue de vue depuis plus d’une décennie.
Pourtant, le drame finit toujours par arriver,
Il est bien inutile de vouloir le narrer,
De part et d’autre une grande émotion,
Suivie d’un embarras sans nom.
Pourtant, humblement penchée sur la lunette,
Le front brûlant, dans votre tête la tempête,
Serrant les dents, vous offrîtes place nette,
Comme chaque jour, cent fois vous faites.
Il est regrettable que l’on vous oublie,
Qu’on se sente bien sans voir votre vie,
Alors les mots que j’aligne aujourd’hui,
Seront votre récompense, madame pipi.


Claude Lepenseur le 14 novembre 2013

samedi 1 octobre 2016

A L'ENCRE DE TES YEUX ( Amour )


A l’encre de tes yeux, j’ai embrasé ma vie,
Au plus froid de l'hiver, ton regard m'éblouit,
Lumineux le printemps, incandescent l'été,
L'automne est luxuriant, fougères de baisers.
A fond dans la passion j'ai comblé mes béances,
Refermé peu à peu les blessures d'enfance,
A tes ancrages sûrs, mon corps s’est amarré,
La houle de tes reins le fait longtemps vibrer.
Nos âmes sur l’océan, planent à l'unisson,
Nos corps enlacés glissent comme poissons.
Aussi loin que tu sois, pèse ta douce main,
Sur ma nuque soumise à ton désir divin,
Qui du fond de ton corps, en cette île lointaine,
Jaillit de tes yeux verts, ô ma belle souveraine.


Claude Lepenseur le 23 juin 2009