samedi 31 décembre 2016

2017


À vous toutes et vous tous qui passez me lire, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, amour, santé et réussite.
Que cette année 2017 nous apporte enfin la paix, la fraternité, l'amour et le partage.
Ensemble œuvrons pour construire un monde juste, équitable où chaque être humain puisse trouver sa place et s'épanouir dans le bonheur.

jeudi 29 décembre 2016

LE POIDS DU PASSÉ (Fable)


En marchant sur le chemin, je rejoignais un homme, quelque un peu affaiblit. M’approchant de lui je remarquais qu’il portait un rocher. « Pourquoi portes tu ce poids, il te ralentit pour avancer sur le chemin de ta vie ? » Alors, un peu essoufflé, il me répondit. «C’est une faute que j’ai commise, et je la garde sur moi. Plus jeune, j’ai fait une mauvaise action, je le regrette. Mon inattention est une erreur, ce rocher me rappelle ma douleur.»
Plus tard, je vis un autre homme tituber. A chaque instant il paraissait tomber, laissant échapper des pierres de ces mains qu’il s’efforçait de récupérer. La scène semblait sans fin, alors, je lui demandais : «toutes ses pierres, ici dans tes bras sont trop nombreuses. As-tu commis tant de fautes, pour qu’aujourd’hui ses pierres t’empêchent d’avancer ?» L’homme, me regardant tout juste du coin de l’œil, occupé qu’il était. Il répondit avec orgueil : «des fautes, j’en ai commis aucunes, mais des peines, oui, et je les assume. Souvent, des tristesses m’ont beaucoup accablées, ses pierres sont là pour me le rappeler.»
Alors j’ai cru que les hommes devaient porter tout le poids de leur passé pour pouvoir grandir, plus  le chemin de leur vie et ralenti par leur passé, plus ils deviennent forts. Je me souvenais enfin que personnellement, des fautes et des erreurs j’en avais commis aussi. En ignorant ce principe même de la vie, je faisais mon premier faux pas. Donc, je trouvais une pierre et je la ramassais, mesurant du même coup cette faute passée. Ayant eu de la peine pour ces hommes, je devais maintenant porter d’autres pierres pour eux. Et rapidement dans mes bras se sont accumulé toutes les pierres que j’avais oubliées.
Plus tard encore, et marchant lentement, je croisais un vieillard assis sur un rocher. Me regardant passer, le vieil homme me dit en souriant : «Te sens tu mieux, maintenant que tu as vieilli ? Les pierres que tu portes sont de lourds fardeaux. Espères-tu vivre plus longtemps, en fatiguant ton dos ? Personne ne t’a demandé d’oublier tes erreurs, ta tête suffit, n’y met pas ton cœur. Si des peines tu as eu, tu dois en ressortir plus fort et non pas affaibli.» Etonné par ce nouveau jugement, je posais mes pierres. Le vieux avait peut-être raison, je m’assis à ses côtes, et regardais l’horizon. Alors, je découvrais un monde merveilleux, plein de beauté, et je me sentais mieux. Peut être, ces rochers ne m’avaient servi à rien. A part user mon corps, mes bras et mes mains. Libéré maintenant de tous mes tourments, je redécouvrais la vie et ses joies. Occupé que j’étais à transporter mon passé, c’était donc le présent que j’avais oublié ?
Enfin, le vieux se leva et reprit son chemin, puis il se retourna et me dit : «et si de joie, la vie te parait aller trop vite, montes sur un rocher, c’est lui qui t’y invite.»
D’après une fable de Philistin Panger


lundi 26 décembre 2016

LA PETITE MISEREUSE


Des guenilles jetées sur son petit corps frêle,
Elle balade sa mélancolie le long des rues,
De son regard de biche, les larmes ruissellent
Et coulent sur sa peau qui est presque nue.
Pourtant sur sa bouche, combien sensuelle,
Un doux sourire s’offre à tous les passants,
Qui détournent leurs yeux de sa vie cruelle,
De sa main ouverte aux doigts caressants.
Aux brouillards naissants d’un geste monotone,
Elle jette sur ses épaules son châle déchiré,
Le froid enveloppe son corps qui frissonne,
Fragile silhouette que la nuit vient cacher.
Des jours et des nuits que la faim la brise,
Lentement, son regard fiévreux se voile,
Elle aperçoit la mer et respire sa brise,
Dans ses rêves qui, peu à peu se dévoilent.
Mais sa pauvre vie se traîne par habitude,
Elle erre de lieux sordides en ruelles mal famées,
Et ce soir elle vacille prise d’une lassitude,
Ses pas ne pouvant soutenir son corps affamé.
Alors sur un banc, elle vient poser son cafard,
Recroquevillée sur elle pour garder sa chaleur,
Un candélabre jette sur son teint blafard,
Son halo lumineux d’une froide pâleur.
Enfant de la misère elle s’est endormie,
Son petit cœur ne sera jamais plus blessé,
Son âme si pure s’envole vers l’infini,
Parmi les étoiles et ses rêves caressés.
Un miséreux, auprès d’elle, est venu, s’est assis,
Et bien que ses doigts soient gelés et gourds,
Solennellement prend son violon d’un geste précis,
Il lance une tendre plainte dans le petit jour,
Le violon pleure.  Ainsi s’achève la nuit de Noël,
Dans les chaumières, que les lumières sont belles.

Texte travaillé d’après un poème de Roland Laurent


vendredi 23 décembre 2016

PROMESSE (Amour)


Je vous promets le bonheur,
J’anéantirai toutes vos peurs,
Je vous donnerai ma vie,
Vous me la rendez si jolie,
Vous ma raison de vivre,
Oui, de vous je suis ivre.
Je vous ai aimé, je vous aime
Et, amour, je vous aimerai,
Définitivement et pour l'éternité,
Je ne sais comment vous le dire,
Mais chez vous, tout m'attire,
Votre voix, vos yeux et votre corps,
J'en veux et en redemande encore.
Comment me passer de vous, de toi ?
Pour moi, le bonheur c'est toi et moi,
C'est plus qu’une fatalité, une réalité,
Une évidence impossible a l'éviter.
Ma douce, Je vous aime à la folie,
Vous êtes devenue l’essence de ma vie.
La plus douce des mélodies, ce sont les battements de ton cœur, qui me disent: "Je t'aime"

Claude Lepenseur le 9 mai 2009

mardi 20 décembre 2016

SAGESSE (Fable)


J’ai trouvé un scorpion en train de se noyer,
Je le pris dans ma main, afin de le sauver,
Il me piqua alors, il ne fit que son boulot,
A cause de ma douleur, il retomba à l’eau.
Je pris donc une feuille pour le tirer de là,
Une fois sur la terre ferme, l’animal s’en alla.
Toi qui me regarde avec un sourire aimable,
Je vais te dire la morale de cette fable.
La nature du scorpion lui dicte de piquer,
Quand une vie est en jeu, je cherche à l’aider,
Ne change pas ta nature lorsque quelqu’un te nuit,
Prends juste des précautions pour éviter l’ennui.
Certains poursuivent le bonheur, d’autres le créent,
Lorsque la vie te donne mille raisons de crier,
Donne-lui en échange, mille raisons de sourire,
Opte pour le meilleur au lieu de prendre le pire.
Place ta conscience plus haut que ta réputation,
Laisse parler ton cœur, élargis ton horizon,
On pensera mal de toi, ne jette pas l’anathème,
Ce que les autres pensent, ça reste leur problème.

Claude Lepenseur le 20 juin 2011

samedi 17 décembre 2016

LES MAINS DE MON PÈRE (Amour)


Tu m’as tenus les mains quand j’étais effrayé,
Quand j’étais malade, et même déprimé,
Ton amour m’a appris à regarder le monde,
A être juste et droit, à éviter la honte.
Tes mains sur moi, toujours furent posées,
Tu as même pour moi, écarter le danger,
Je me suis émerveillé de leur habilité,
Et tes gestes d’amour, je les ai imités.
Tu as su quand il faut m’empêcher de partir,
Mais tu as su aussi, ne pas me retenir,
Aujourd’hui tu es vieux, tes mains ont changées,
Mais ce sont tes mains, celles qui m’ont tant aimé.
Moi aussi je vieillis, mais une chose me rend fier,
Quand je regarde mes mains, je vois celles de mon père.
Je suis loin de toi, et je ne t’oublie pas,
Je pense bien à toi, je t’aime mon papa.

Claude Lepenseur janvier 2011


Mon père nous quittais un an après que j'ai écrit ce texte

jeudi 15 décembre 2016

LA VIE AUTREFOIS


Il arrive qu'aujourd'hui on fasse des réflexions,
Sur l’état de la terre et sur la pollution,
On accuse les anciens de n’avoir pas pris le temps,
De protéger la nature qu’ils lèguent à leurs enfants.
Nous ignorions alors, ce qu’était l’écologie,
Nous utilisions des chevaux pour faire nos semis,
On lavait nos bouteilles pour les réutilisées,
Nous avions un bidon pour aller chercher le lait.
Pour nous déplacer, à pied on passait par les champs,
On prenait l’escalier, ni ascenseur ni tapis roulant,
On achetait en vrac, on lavait les couches de bébé,
Et sur une corde à linge, la lessive on faisait sécher.
Les vêtements recyclés d’un frère ou d’une sœur,
Nos habits étaient propres, c’était là notre honneur,
On consacrait du temps au repas qu’on allait préparer,
Il n’était pas pensable d’acheter des plats cuisinés.
On apprenait notre métier dès l’âge de 14 ans,
Nous étions autonomes quand vous êtes des enfants,
Le travail était sain, l’effort n’a jamais été une torture,
Nous ne nous amusions pas à brûler des voitures.
Vous qui pensez, c’est la faute d’une autre génération,
Sachez bien que cette vie, nous aussi nous la subissons.


lundi 12 décembre 2016

LE LIVRE


Il est plein de vérités, ou plein de mystères,
Il est soit sombre, passionné ou machiavélique,
Le lire peut être un charme, ou une vraie galère,
Dans un univers ou tout devient magique.
Combats imaginaires d’hommes et de femmes,
Qui dans chaque instant tissent leurs toiles,
Semblant survivre parmi toutes les flammes,
De l’enfer qui, au fil des pages se dévoile.
Une couverture de cuir, douce au touché,
Que l’on caresse avec l’âme ensorcelée,
Par une épopée ou un amour démesuré,
Qu’un auteur fou, coucha sur du papier.
Chacun de nous possède un de ces bréviaires,
Sur lequel on peut découvrir une histoire,
L’ouvrage peut être une bible ou un bestiaire,
Vous le trouverez au fond de vos armoires.


vendredi 9 décembre 2016

SOURIRE (Relations humaines)

Image empruntée à Marie Minoza http://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.fr

Il n’y a rien de plus beau que la douceur d’un sourire,
Il illumine notre journée, nous protège du pire,
Une marque de bonté, un geste de gentillesse,
Qu’une ou qu’un inconnu un beau jour vous adresse.
Laissez-vous envahir par ce magnifique cadeau,
Même si dans l’instant vous ne trouvez plus vos mots,
Ce petit brin de soleil, pour vous, offert en silence,
Dans l’avenir des hommes, vous redonnera confiance.
Quand autour de toi, plus personne ne sourie,
Soit celui qui, bénévolement, donne le miel de la vie,
Le sourire que tu offres ne va rien te coûter,
Celui qu’on te rendra va t’émerveiller.

mercredi 7 décembre 2016

INDIFFÉRENCE (Relations humaines)


Leurs jambes comme unique monture,
Le vide et le néant, l'avenir au hasard,
Errants sur le chemin de tristes aventures,
Ils s’en vont, haillonneux et hagards.
On les présente odieux et ridicules,
Voir maléfiques et mauvais en effet,
Car ils ont l'air, sur le crépuscule,
D'un mauvais rêve que l'on fait.
Pour fortune une simple guitare,
C'est le prix payé à leur liberté,
Ils nasillent des paroles bizarres,
Chants nostalgiques de révoltés.
Allez donc, vagabonds sans rêves,
Errez donc, funestes et maudits,
Continuez votre marche ou crève,
Sous l'œil fermé de nos paradis!
Voici bientôt la période des fêtes,
Les pauvres ne feront pas de bruit,
Chez nous, personne ne fera la tête,
Eux ne pousseront pas même un cri.
Ils n’oseront jamais vous l’avouer,
Mais de cela, ils en ont un peu honte,
Que leur vie ait vraiment échouée,
Est-ce leur faute ou celle du monde ?
Ils ne se plaignent pas du froid,
Pourtant ils manquent de chaleur,
Ce serait étonnant qu’on les voit,
Un soir, dans les restos du cœur.
Et quand l’hiver sera passé,
La nature à l'homme s'allie,
Pour châtier sans se presser,
Leur orgueilleuse mélancolie,
Les juin brûlent et gèlent les décembre,
Meurtrissant leur chair jusqu'aux os,
Et la fièvre envahit tous leurs membres,
Qui se déchirent comme des roseaux.
Personne ne les voit,
Tous les repoussent et ça me navre,
On parlera de la loi,
En trouvant sous un carton un cadavre.
Vagabonds, sans domicile il faut sortir,
Pour aller regarder leur misère,
N’allez pas craindre de vomir,
Il faut les sortir de cette ornière.
Lorsqu’enfin vous aurez vu leur galère,
Vous ne mangerez plus comme hier.


dimanche 4 décembre 2016

LA BEAUTÉ (Société)


La beauté physique est remarquable...mais celle de l'âme est inoubliable.
*****

Toi beauté réelle qu'ignorent tant de personnes,
Qui ne te voient même pas quand le cœur résonne,
Beauté, ton sens est caché au plus profond d’un être,
Qui sait ce qu’est l’amour, ne parle pas en peut-être.
Mais aujourd'hui les gens ne savent pas cette réalité,
Ils ne voient la beauté que dans une chose présentée,
Ils détestent le noir et adorent le blanc,
Ils voient à l'envers, pensent autrement.
Avoir les cheveux clairs et les yeux pétillants,
Être bien habillé et paraître élégant,
Avoir une voix douce et une taille de guêpe,
Et tous ces stupides viendront faire des courbettes.
Moi je prétends que vous êtes dans l’erreur,
La beauté réelle, n’est pas là mais ailleurs,
Pour sonder une âme, il faut regarder le cœur,
La laideur du corps n’existe pas vraiment,
Mais ce qui existe et que je dénonce tout le temps,
C’est des cœurs laids, esprits sales et cerveaux pourris,
Qui ne fabriquent que des personnes aigries.

mercredi 30 novembre 2016

ATHEISME? (Spiritualité)


Il est important de mêler intimement à son esprit l’enseignement ou la pratique que l’on reçoit, et de les appliquer dans la vie de tous les jours. Les gens sans religion sont très nombreux. L’important est que leur vie ai un sens, c'est-à-dire, au fond, qu’ils soient heureux. Chacun de nous a droit au bonheur, mais personne n’a le droit de détruire celui des autres. Le but de l’existence humaine ne peut-être de faire souffrir qui que ce soit. Même si nous atteignons le sommet de la connaissance ou de la richesse, sans respect, ni compassion pour autrui, notre existence n’est pas digne d’un être humain.
On voit des gens qui ont tout le confort souhaitable, mais qui dépendent des tranquillisants ou de l’alcool pour calmer leurs angoisses. Être bon, aider les autres, modérer ses désirs, se satisfaire de son sort, tout cela ne concerne pas seulement ceux qui suivent une religion. On ne peut pas se contenter d’avoir sur les choses un regard limité, de prendre en compte un seul élément, une seule cause, un seul facteur. Chaque situation doit être envisagée sous ses aspects multiples. Je ne dis pas qu’il faut renoncer à son bonheur pour ne se consacrer qu’à celui des autres. Je dis que les deux sont inséparables. Pour se comporter de façon humaine, il n’est pas nécessaire d’avoir une croyance religieuse, il suffit d’être humain ! Les hommes qui se maîtrisent, ont des pensées bienveillantes et des paroles affables, ils ont naturellement beaucoup d’amis. On se sent bien en leur présence et même les animaux s’approchent d’eux. A l’inverse, quand nos pensées sont incontrôlées, nos propos agressifs, nos actes violent, les autres nous évitent et se sentent mal à l’aise dès qu’ils nous voient.
Nous dépendons des autres pour nous nourrir, nous vêtir, trouver une place dans la société, pour réussir notre vie, et pourtant nous considérons comme des ennemis ces personnes auxquelles nous sommes si étroitement liés.
Quelle étonnante contradiction.

Claude le penseur le 26 juillet 2007


lundi 28 novembre 2016

DONNER (Fraternité)


Vous me dites, Monsieur, que j'ai bien mauvaise mine,
Qu'avec la vie que je mène, doucement je me ruine,
Que je ne gagne rien à trop me disperser,
Et vous me dites enfin que je semble fatigué.
Oui je suis fatigué, et sachez que je m’en flatte,
J’ai tout de fatigué, le foie, le cœur et même la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille plus las,
Mais j’avoue, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?
Il faut s’être senti plier, sous le poids formidable,
Des vies dont un beau jour, on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, l’espoir d’un autre demain,
Savoir qu'on est la tête, savoir qu'on est la source,
Aider une autre existence à poursuivre sa course,
Et pour cela se battre à s'en casser le cœur,
Cette fatigue-là, c'est rien que du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider quelqu’un à vivre ou à survivre,
C’est sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Celui qui fait de sa vie une si belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur sa figure,
Et quand la vie vient y mettre un creux de plus,
Parmi tant d'autres creux ça passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes,
C'est le prix d'un labeur, d'un rien ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée bien remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort,
Je me sens transformé par mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est comme une récompense.
Et vous me conseillez de courir me reposer !
Mais si j’acceptais là, ce que vous me proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue.

D’après un texte de Robert Lamoureux




samedi 26 novembre 2016

L'ENFANT (Poésie)


Les jours se suivent et ainsi passent les années,
Un an de plus, comme le temps est vite passé,
Le corps vieillit, s’épaissit ce n’est pas une histoire,
Mais quand curieux, je regarde dans le miroir,
Je retrouve ce que je suis, je ne vois que l’enfant,
Le même regard innocent qu’il avait à trois ans.
On dit souvent que quand vient la vieillesse,
L’homme grandit et acquière de la sagesse,
Mais l’enfant que je suis, lui n’a pas changé,
Il a conservé dans son cœur la même pureté,
De sa naïveté, beaucoup se sont gaussé,
Mais entrer dans la méchanceté, il a refusé.
Dans sa candeur, il a voulu vivre pour être,
Et refuser de vivre, de vivre pour paraître.
J’aurais pu aisément avoir le meilleur,
Mais je cherchais à vivre dans le bonheur,
Je n’ai pas la gloire, mais la vie m’a gâté,
Elle m’a permis de croiser l'âme de mon aimée.
Et quand il faudra partir un jour, pour le néant,
Vous verrez alors passer, une âme de trois ans.


Claude Lepenseur le 12 mai 2011

jeudi 24 novembre 2016

VIVRE D'AMOUR


Vivre d'Amour, on commence le matin par le premier regard, le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.
Vivre d'Amour, on s’embrasse sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.
Vivre d'Amour, on prend le temps de se regarder, de se parler et de se toucher.
Vivre d'Amour, on se téléphone pour un rien juste pour se dire que l’on s'aime ou prendre de ses nouvelles, on se fait des surprises sans rien attendre en échange.
Vivre d'Amour, on se prend dans les bras chaque fois que c'est possible, juste pour sentir sa chaleur, rétablir le contact et se donner de l'affection.
Vivre d'Amour, on s'accorde la liberté de vivre pour soi-même, sans attachement excessif, en se laissant sentir que l’on s'aime toujours, même si nos corps sont loin l'un de l'autre, on est assuré que nos âmes se moquent des distances, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.
Vivre d'Amour, on rit et on s'émeut ensemble, heureux de vivre à deux et de nourrir cette complicité de n'importe quelle façon.
Vivre d'Amour c'est si simple quand on aime comme je t'aime.


Claude Lepenseur le 31 mars 2010


mardi 22 novembre 2016

DON DE VIE (Fraternité)


Ils sont nombreux, allongé dans un lit d'hôpital,
Ou à attendre à la maison en supportant leur mal,
Pendant de longs mois, quelquefois des années,
La parole ou le coup de fil qu’ils ont tant espéré.
Une malformation, maladie ou accident de la vie,
Et maintenant leur vie se retrouve en sursis,
Un rein, un cœur, ils l’attendent dans l’espoir,
Qu’il arrive, compatible, qu’ils puissent le recevoir.
Ils savent qu’aujourd’hui les greffes réussissent,
Il y a plus de guérisons que de rejets qui surgissent,
Le problème dans l’attente est la longueur de la liste,
Prévoir de donner, très peu de monde en piste,
Il faudra une mère ou un père devant leur enfant mort,
Au-delà de leur douleur, apporter le réconfort,
Il ne faut pas oublier que dans cette promesse de survie,
Il faudra accepter de donner une vie pour une vie.


Claude Lepenseur le 06 juin 2013

dimanche 20 novembre 2016

ÉCOUTE (Relations humaines)


Notre parole se doit d'être irréprochable. Parlons avec honnêteté de ce que nous pensons, n’utilisons pas les mots contre nous-même, ni pour médire sur autrui.
Ne réagissons à rien de façon personnelle. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque nous sommes immunisés contre cela, nous ne sommes plus victime de souffrances inutiles.
Ne faisons aucune supposition. Ayons le courage de poser des questions et d’exprimer nos vrais désirs. Communiquons clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
Faisons toujours de notre mieux. Notre mieux change, quelles que soient les circonstances, faisons simplement et nous éviterons de nous juger, de nous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Soyons méfiants, mais sachons tout de même écouter. Utilisons la force de l'humilité pour remettre en question tout ce que l'on entend et même ce que l'on dit, n'est pas toujours vérité ce que l'on croit vérité, c'est pourquoi il nous faut écouter pour bien saisir ce que sous-entend chaque mot afin de comprendre le sens du message.