samedi 17 décembre 2016

LES MAINS DE MON PÈRE (Amour)


Tu m’as tenus les mains quand j’étais effrayé,
Quand j’étais malade, et même déprimé,
Ton amour m’a appris à regarder le monde,
A être juste et droit, à éviter la honte.
Tes mains sur moi, toujours furent posées,
Tu as même pour moi, écarter le danger,
Je me suis émerveillé de leur habilité,
Et tes gestes d’amour, je les ai imités.
Tu as su quand il faut m’empêcher de partir,
Mais tu as su aussi, ne pas me retenir,
Aujourd’hui tu es vieux, tes mains ont changées,
Mais ce sont tes mains, celles qui m’ont tant aimé.
Moi aussi je vieillis, mais une chose me rend fier,
Quand je regarde mes mains, je vois celles de mon père.
Je suis loin de toi, et je ne t’oublie pas,
Je pense bien à toi, je t’aime mon papa.

Claude Lepenseur janvier 2011


Mon père nous quittais un an après que j'ai écrit ce texte

jeudi 15 décembre 2016

LA VIE AUTREFOIS


Il arrive qu'aujourd'hui on fasse des réflexions,
Sur l’état de la terre et sur la pollution,
On accuse les anciens de n’avoir pas pris le temps,
De protéger la nature qu’ils lèguent à leurs enfants.
Nous ignorions alors, ce qu’était l’écologie,
Nous utilisions des chevaux pour faire nos semis,
On lavait nos bouteilles pour les réutilisées,
Nous avions un bidon pour aller chercher le lait.
Pour nous déplacer, à pied on passait par les champs,
On prenait l’escalier, ni ascenseur ni tapis roulant,
On achetait en vrac, on lavait les couches de bébé,
Et sur une corde à linge, la lessive on faisait sécher.
Les vêtements recyclés d’un frère ou d’une sœur,
Nos habits étaient propres, c’était là notre honneur,
On consacrait du temps au repas qu’on allait préparer,
Il n’était pas pensable d’acheter des plats cuisinés.
On apprenait notre métier dès l’âge de 14 ans,
Nous étions autonomes quand vous êtes des enfants,
Le travail était sain, l’effort n’a jamais été une torture,
Nous ne nous amusions pas à brûler des voitures.
Vous qui pensez, c’est la faute d’une autre génération,
Sachez bien que cette vie, nous aussi nous la subissons.


lundi 12 décembre 2016

LE LIVRE


Il est plein de vérités, ou plein de mystères,
Il est soit sombre, passionné ou machiavélique,
Le lire peut être un charme, ou une vraie galère,
Dans un univers ou tout devient magique.
Combats imaginaires d’hommes et de femmes,
Qui dans chaque instant tissent leurs toiles,
Semblant survivre parmi toutes les flammes,
De l’enfer qui, au fil des pages se dévoile.
Une couverture de cuir, douce au touché,
Que l’on caresse avec l’âme ensorcelée,
Par une épopée ou un amour démesuré,
Qu’un auteur fou, coucha sur du papier.
Chacun de nous possède un de ces bréviaires,
Sur lequel on peut découvrir une histoire,
L’ouvrage peut être une bible ou un bestiaire,
Vous le trouverez au fond de vos armoires.


vendredi 9 décembre 2016

SOURIRE (Relations humaines)

Image empruntée à Marie Minoza http://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.fr

Il n’y a rien de plus beau que la douceur d’un sourire,
Il illumine notre journée, nous protège du pire,
Une marque de bonté, un geste de gentillesse,
Qu’une ou qu’un inconnu un beau jour vous adresse.
Laissez-vous envahir par ce magnifique cadeau,
Même si dans l’instant vous ne trouvez plus vos mots,
Ce petit brin de soleil, pour vous, offert en silence,
Dans l’avenir des hommes, vous redonnera confiance.
Quand autour de toi, plus personne ne sourie,
Soit celui qui, bénévolement, donne le miel de la vie,
Le sourire que tu offres ne va rien te coûter,
Celui qu’on te rendra va t’émerveiller.

vendredi 18 novembre 2016

IL EN PARLAIT AINSI (Autrefois)


Écoutez donc l’histoire que je vais vous narrer,
Elle est ni blanche ni noire, mais c’est la vérité,
C’est une drôle d’aventure qui a touché la France,
Depuis le nord de la France jusqu’à la Provence.

Il y avait des domaines, il y avait des troupeaux,
Les étables étaient pleines de vaches et de veaux,
Les ports s’activaient tout autour des pêcheurs,
Qui parcouraient la mer, pour vivre de leur sueur.

Il manquait pas d’usines, il manquait pas de travail,
Mais ceux qui nous gouvernent, devenus des canailles,
Toute cette richesse de France, ils l’ont bien sacrifiée,
A une Europe gourmande, pour une bonne rentabilité.

Mais un jour de Bruxelles, des hommes sont venus,
Vos campagnes sont vieilles, vos villages sont perdus,
Pour vous ce n’est pas raisonnable sur ce sol de rester,
Faites donc vos bagages et devenez des émigrés.

En 1960, Monsieur Hugues Aufray nous l’avait chanté,
Certains n’ont pas compris, et d’autres déjà pleuraient,
La chanson nous parlait d’un petit âne gris,
Mais c’est bien de la France dont il parlait aussi.
Oui ! C’est bien de la France dont il parlait ainsi.

Claude Lepenseur le 21 mars 2011


vendredi 11 novembre 2016

LA PRIÈRE D'UN ÂNE


Bonnes gens, voyez moi, je ne suis qu’un âne,
Animal stupide, paresseux, on me dit sans âme,
Têtu et récalcitrant, je n’ai pas droit au pardon,
Juste digne d’un bât, et parfois d’un chardon.
Vous me voyez ce jour, bien triste et fatigué,
Pourtant sur mon dos, la croix de Saint André,
Souvenir de cette nuit, ou ce fut à moi,
De réchauffer de mon souffle l’enfant roi,
Puis il était urgent de sortir de Judée,
Je suis celui qui l’a toujours accompagné.
De tout temps, je ne connu que le bât et les coups,
J’ai tout enduré, et pourtant je ne suis pas fou,
Quand vous me croisez, trottinant sur le chemin,
Sachez le, et j’en suis fier, je m’appelle Martin,
Je suis discret et je ne rêve pas de la gloire,
Que vous cherchez en contant vos histoires.
Ceux qui me connaissent, savent la vérité,
Car sur mon compte, vous vous êtes trompé,
Mais c’est ainsi, je n’ai pas choisi mon destin,
Je suis un âne, c’est vrai, mais pas un assassin.
Pour cette vie de souffrance et d’humiliation,
Sans hésiter, je vous offre mon pardon.


Claude Lepenseur le 26 juin 2009

jeudi 27 octobre 2016

LETTRE DE ROSE


Toi l’homme qui prit ma vie et qu’un jour j’ai aimé,
Comprendras-tu un jour, ce que tu m’as fait endurer,
Tu es venu me conquérir avec des mots charmants,
Tu as nourri mon rêve, l’avenir devenait grand.
Mais une fois unis, tu as complètement changé,
Toutes tes belles promesses, elles étaient envolées,
Je peux le dire sans haine, mais j’ai connu l’enfer,
Supportant coups et privations, à ne savoir qu’en faire.
Tu as tout exploité pour mieux briser ma vie,
Briller parmi les gens était ta seule envie,
N’être que ton ombre, je pouvais l’accepter,
Mais recevoir tes coups, je n’étais pas obligée.
Il fallait bien qu’un jour, j’échappe à la torture,
Le hasard a frappé dans un accident de voiture,
Toi tu fus indemne et moi handicapée,
Bouteille d’oxygène pour vivre sur un siège liée.
Il a fallu tout ça pour enfin être libre,
Et maintenant je peux réapprendre à sourire,
Je pourrais aujourd’hui, te haïr à jamais,
Mais pour toi je n’aurai plus que pitié.
Après avoir connu tout un monde de mensonges,
Je reconstruis ma vie avec de nouveaux songes,
Ma réponse est que après toutes ces vilenies,
Je retrouve un sens à donner à ma vie. 

Claude Lepenseur le 13/11/2011 pour une amie (Anne-Marie) aujourd'hui disparue

lundi 24 octobre 2016

MON SONGE


Délicieux instant, une nuit dans un songe,
Instant de vérité, ce n’est pas un mensonge,
Sommeil bienfaiteur, qui me fit voir une déesse,
Car dans la douce nuit, J'ai rêvé d'une princesse,
Son corps était si doux, et son teint tout rosé,
Elle est tellement agréable et si belle à regarder.
Dans son regard clair et ses yeux couleur de vert,
Je me sentis transporté, dans un autre univers,
Découvrant la chaleur du royaume de son cœur,
Elle me fit partager un bel instant de bonheur.
Elle restait si calme et si douce à mes côtés,
Qu’en cette belle nuit, mon cœur  se mit à chanter,
Il montait dans la nuit, une tendre mélodie d'amour,
Usant de mon courage, pour gagner son cœur velours.
Elle m’observait rieuse, souriante et angélique,
Mon songe se transforma  en un rêve magique.
Ses douces lèvres nacrées, me faisaient rêver,
Alors d'un geste tendre c’est elle qui m’a guidé,
Pour que j’y vienne déposer le plus doux des baisers.
Réveil magnifique en découvrant près de moi,
Son corps dénudé, sa peau douce comme soie,
Je réalise mon bonheur, l’étendue de ma joie,
Car pour l’éternité, cette princesse c'est toi.

Claude Lepenseur le 22 avril 2010

mercredi 19 octobre 2016

LE LAC DE LA MAIX ( Nature )


La barque semblait sortir de son lit de nuages,
Émergeant de la nuit, d’un voyage sans retour,
Aventures fabuleuses sur l'océan des âges,
Pour venir jeter l'ancre juste au lever du jour.
Les eaux calmes de ce lac, sont pleines de caractère,
Et près des flots mouvants je viens souvent m’asseoir,
Je reste là rêveur, seul, assis sur cette pierre,
La nostalgie me gagne, lorsque descend le soir.
Je vois venir une barque, qui vogue en silence,
Elle s’annonce de loin, sur l'onde et sous les cieux,
C’est le bruit de ses rames qui frappent en cadence,
Comme pour caresser, tes doux flots harmonieux.
Beau lac dormant dans la forêt obscure,
Rien ne peut t’altérer, ou te faire rajeunir,
Garde de cette nuit, de cette belle nature,
Avec la rosée, mon plus tendre souvenir.
Dans les chaudes journées, ou par les nuits d’orages,
Je garderai l’image d’un lac abrité de verts coteaux,
Peuplés de noirs sapins, et d’animaux sauvages,
Qui viennent au crépuscule, boire dans tes eaux.
Dans le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Avec les parfums légers de cet air parfumé,
Ce que je veux te dire, c’est tout ce qui respire,
Qui chante avec mon âme pour dire on t’a aimé.


Claude Lepenseur le 02 mars 2011

Pour voir l'endroit qui m'a inspiré ce poème, rendez vous sur mon autre blog en cliquant ICI

mardi 4 octobre 2016

COMPLAINTE POUR UNE DAME ( Humour )


Dans cet univers où tout reluis,
Aux lavabos, robinets, rien ne fuit,
Tintement de piécette pour seul bruit,
Qui sera suivi d’un simple merci.
Quel mauvais sort, quelle ironie ?
Vous a frappé de cette infamie ?
Qui donc vous a mis en ce paysage ?
Pourquoi ce masque sur votre visage ?
Seule sous le blanc soleil des néons,
Qui illuminent les murs et les plafonds,
Vous ressassez vos mortes saisons,
Passées entre serpillières et torchons.
Vous redoutez que ouvrant la porte,
Par où tous les gens entrent et sortent,
Surgisse un jour cette ancienne amie,
Perdue de vue depuis plus d’une décennie.
Pourtant, le drame finit toujours par arriver,
Il est bien inutile de vouloir le narrer,
De part et d’autre une grande émotion,
Suivie d’un embarras sans nom.
Pourtant, humblement penchée sur la lunette,
Le front brûlant, dans votre tête la tempête,
Serrant les dents, vous offrîtes place nette,
Comme chaque jour, cent fois vous faites.
Il est regrettable que l’on vous oublie,
Qu’on se sente bien sans voir votre vie,
Alors les mots que j’aligne aujourd’hui,
Seront votre récompense, madame pipi.


Claude Lepenseur le 14 novembre 2013

samedi 1 octobre 2016

A L'ENCRE DE TES YEUX ( Amour )


A l’encre de tes yeux, j’ai embrasé ma vie,
Au plus froid de l'hiver, ton regard m'éblouit,
Lumineux le printemps, incandescent l'été,
L'automne est luxuriant, fougères de baisers.
A fond dans la passion j'ai comblé mes béances,
Refermé peu à peu les blessures d'enfance,
A tes ancrages sûrs, mon corps s’est amarré,
La houle de tes reins le fait longtemps vibrer.
Nos âmes sur l’océan, planent à l'unisson,
Nos corps enlacés glissent comme poissons.
Aussi loin que tu sois, pèse ta douce main,
Sur ma nuque soumise à ton désir divin,
Qui du fond de ton corps, en cette île lointaine,
Jaillit de tes yeux verts, ô ma belle souveraine.


Claude Lepenseur le 23 juin 2009

jeudi 29 septembre 2016

ANNÉES 1960 ( méditation )


Je me souviens dans les années soixante,
Nous habitions dans la France profonde,
Loin des horribles images qui nous hantent,
Inconscients de toutes les brisures du monde.
Pour aller à l’école, nous partions à pied,
Jusqu’au centre du village, là où elle se nichait,
Toujours en bande, de copains et de copines,
Tout en jouant, nous révisions nos comptines.
La classe était unique, le maître également,
Souvent sévère et parfois indulgent,
Il nous enseignait avec brio et conviction,
Les règles de la langue et les opérations.
Histoire, géographie et même la République,
Leçon de morale et instruction civique,
Toutes ces matières étaient au programme,
Et pour étudier nous mettions tant de flamme.
La télévision, avec toutes ses agressions visuelles,
Ne nous inondait pas de mauvaises nouvelles,
Nous étions très naïfs, peu instruits de ces vilénies,
Ces guerres immondes et tous ces lâches compromis.
Nous étions pauvres, mais très riches à la fois,
D’un savoir généreux connaissances des bois,
Nous savions nous contenter de très peu,
Mais je vous le jure, nous étions très heureux.


Claude Lepenseur novembre 2008




jeudi 22 septembre 2016

LE LOUP ( Fable )


J’ai croisé dans la forêt, un tout petit gamin,
Chaudement habillé, il cheminait gaiement,
Parti de bon matin, marchait sur le chemin,
Pour aller visiter quelque lointain parent.
La forêt était profonde et le sentier si sombre
Qu'il grelottait de froid, petit enfant fragile,
Se retournait inquiet, sentant des ombres,
Qui l’épiaient du fond, de cette forêt hostile.
La nuit survint bientôt et l'enfant s'égara,
Effrayé il s'assit près d’un gros tas de branches,
Une ombre aux grands yeux, surgit et s'approcha,
Posa un gros museau sur le bord de sa manche,
C’était un loup énorme, au pelage gris clair,
Il était effrayant, et l’enfant avait peur,
Mais la terrible bête, avec de belles manières,
Consola le petit et lui donna sa chaleur,
Lorsque le jour survint, le gentil animal,
Conduisit l’enfant vers l’accueillante lisière,
Ou le soleil naissant, éclairait tout le val,
Puis il s’en retourna au cœur de sa tanière.
Petits, n'écoutez pas les fables qu'on vous conte,
Nul loup ne mangerait une fille ou un garçon,
Amoureux de la liberté, ils errent par le monde,
Obligés par les hommes à d'étranges concessions.


Claude Lepenseur le 23 novembre 2011

lundi 19 septembre 2016

LE CLOWN



Il est, et c'est notoire, une bien étrange chose,
En rencontrant un clown, de prendre un air joyeux,
Sait t-on qu'en son sein son cœur est bien morose,
Et que pour le masquer, il fait sourire ses yeux.

Pliant sous sa peine, jamais personne n'ose,
Enlever au chagrin son voile pernicieux,
Prenant la gaieté comme une belle chose,
Et refoulant en soi la douleur de son mieux.

Un monde de l'oubli, voici un drôle d'usage,
Mais n'allons pas juger, ce ne serait pas sage,
Ni croire qu'il est vrai, tout ce bel air moqueur.

Le clown vous fait rire, et c'est bien la sa force,
Mais une fois dans sa loge, tombe son écorce,
L'homme qui vit au dehors est mort à l'intérieur.

Claude Lepenseur le 5 juin 2014


samedi 17 septembre 2016

POUR NE PAS CRIER


Je viens écrire pour vivre,
J'écris aussi pour plaire,
Je parle de ce qui enivre,
Je dénonce toutes les guerres.
Sur la page, je parle, je décris,
Tout ce qui me fait hurler,
De ces silences meurtris,
Aux hypocrites regrets.
Face à tous ces désespoirs,
Je publie chaque jour,
Quelques jolies histoires,
Où je vous parle d'amour.
A l'ombre de chaque soir,
De doutes et de questions,
Il nous faut écrire l'espoir,
Trouver chaque solution.
Ce n'est pas dans la peur,
Que l'on trouve l'assurance,
En soulageant les pleurs,
On retrouve la confiance.
Quand on fait de beaux rêves,
Peuplés de belles images,
La haine se met en grève,
Laisse la place au partage.
Avec mes pauvres mots,
Je viens toucher vos cœurs,
Vous offrir comme cadeau,
L'amour et le bonheur.


Claude Lepenseur le 16 septembre 2016