dimanche 25 février 2018

LA RUMEUR

Un petit bruit insignifiant,
Un mot, une phrase, pas important,
C’est parti, le mal est fait,
Elle arrive dans les quartiers,
Les villes, les villages,
Rien ne lui fait barrage.
Jusque dans les hameaux,
Les campagnes, près des roseaux.
Elle traverse les rues,
Comme venue des nues,
Les places et les prés,
Rien ne stoppe son progrès.
Force les portes des logis,
S’insinue au creux des lits
S'invite chez les insolents
Et bouscule les indolents,
Elle laisse souvent derrière elle
Tout ce qui devrait être poubelle,
Elle ne prend pas de gants,
Et fait un ou deux gisants,
Tombés au champ du déshonneur,
Fauchés par les mots. Horreur,
Rien ni personne, même sans peur,
Rien ni personne. N'arrête la rumeur
Claude Lepenseur février 2013

jeudi 22 février 2018

LES BEAUX HOMMES

Pendant qu'un mal hideux sur nos langues, pavoise,
Et que nous arborons fièrement les haillons du néant,
Avec l'éphémère à la bouche et la lèvre sournoise,
Nous sommes veules comme des pleurs mangés par l'océan.
Pendant que, sans connaître le répit, notre bile malsaine,
Traîne, infâme et nauséabonde, telle une âme d'urinoir,
Emporté par la colère, rendu idiots jusqu'à l'obscène,
Nous ne cesserons donc jamais de vomir le sang noir.
Alors que sous l'œil froid des aveugles machines,
Occupé à notre labeur insane et belliqueux,
Avec indignité, nous ployons nos échines
En salissant les murs de mensonges visqueux ;
Pendant aussi que, monstrueux ou presque,
Ignobles dans ce siècle affalé dans notre pus,
Le rire chevauchant notre ambition grotesque,
Et le ventre agité par nos égoïsmes repus.
Oui, pendant que l'orgueil enflé par la sottise,
L'esprit dégoulinant jusqu'au fond des trottoirs,
Méchants à rendre folle une terre promise,
Consternants à changer les saints en dépotoirs.
Pendant que nos nez mous aux rictus affairistes
Hument, soir et matin, le fumet du magot,
Que déjà bouffis d'or dans des poulaillers tristes,
Nous allons caquetant pour soigner notre ego.
C'est mon cœur entier que ce tableau fouette,
Au fracas de nos cris, aux coups de nos jeux bas,
A la fureur desquels l'existence reste muette,
Se blessant chaque jour de ces stériles combats.
Sur moi roulent et les loups et les fauves,
Enragés à ma perte, éblouis par ma peur,
Et je tremble aux périls des solitudes fauves,
Dont l'image sanglote avec fièvre et stupeur.
Nous avons pourtant le monde à nos fenêtres,
Et l'espace nous comble du rire et de l'éveil,
L'azur amoncelle ces étoiles champêtres,
Avec les ravissements de la houle et du soleil.
Nous pourrions du moins vivre en beaux hommes,
Nos destins méconnus sont si vite clairsemés.
Un regard nous ferait meilleurs que nous ne sommes,
Si nous voulions être ceux que le bien peut aimer.
Redevenons, malgré tant d'aubes grises,
L'adorable angelot qui, dans son berceau clair,
De ses doigts potelés sème des fleurs exquises,
En souriant aux mots éparpillés dans l'air.
D’après un texte de Thierry CABOT " La Blessure des Mots "

mardi 20 février 2018

MON CORPS MON AMI

C'est à toi que je veux dire aujourd'hui,
Merci d'avoir accompagné ma vie,
Je n'ai pas toujours pris soin de toi,
Tu es pourtant unique, et tu es moi.

J’ai abusé de toi, je t’ai même trahi,
Au long de mes jours, au long de ma vie,
Au mi-temps de ma vie, de douleurs perclus,
Je suis face au miroir et j’en suis ému.
C’est dans l’harmonie qu’est notre avenir,
Rides et cicatrices étant nos souvenirs,
Alors mon corps, j’ai appris à t’aimer,
En prenant soin de toi, je vais te respecter.

Bonjour mon corps, ami dont je suis fier,
Je vais écrire pour toi, ça je peux le faire,
Dire aux jeunes gens, prenez soin de votre corps,
Votre meilleur allié, pour affronter le sort.
D'après un texte de Jacques Salomé

samedi 17 février 2018

MON AMITIÉ

Mon amitié est ce sentiment discret,
Que pour toi je ne garde pas secret.
Mon amitié est un sentiment profond,
Qu’avec joie, je t’offre comme un don.
Avec toi, je sais écouter en silence,
Prendre tes plaintes avec indulgence,
Et ma main est toujours tendue,
Pour t’aider lorsque tu es perdu.
Mon amitié n'est jamais obligée,
Mon amitié elle n'est pas forcée,
Mon amitié, c'est toujours m'engager,
Et surtout ne pas hésiter de m'impliquer,
Pour t'aider dans tes moments difficiles,
Te soutenir chaque fois que tu deviens fragile.
Claude Lepenseur janvier 2009

jeudi 15 février 2018

JE DE MOTS



Lorsque je suis avec elle c’est la folie de mes sens, ciel,
Elle joue de son charme, et pour moi c’est l’essentiel,
Quand je pense à elle, j’ai le cœur en émoi et les sens,
Qui brûlent d’amour, car de ma vie elle est l’essence,
Je parle avec des mots inconnus et je cherche des sens,
Aux phrases que je dis pour garder la décence.
Il nous arrive souvent de jouer avec les mots, tôt,
En espérant pour nous la rencontre des maux tard,
Elle suit la publication de mes rimes de douceur,
Pour elle cela devient l’instant de la douce heure.
Chaque jour qui passe est une perle de rose est,
Colore son doux visage comme une perle de rosée,
Elle adore regarder tous les écrits désirés,
Sachant qu’entre chaque mot, le désir est.
Je suis très fier de dire princesse tu es ma muse,
Ta tendresse, ton humeur, ma belle tu m’amuses,
Dans l’amour, le respect, nos esprits se mélangent,
Princesse tu n’es plus la femme, mais l’ange.
Cet article aurait pu venir d’un inconnu,
Pour toi ma belle il est d’un nain connu.
Claude Lepenseur octobre 2014