mardi 15 août 2017

ÉVANESCENCES

Comme les blogs tournent au ralenti, nous allons continuer de rire


Il existe un vent appelé flatulence,
Ne le retenez pas, il a ses exigences,
Retenu trop longtemps, il vous met en souffrance,
Mais une fois libéré, c’est une grande délivrance.

Un pet champêtre se dilue dans la nature,
Mais pour le citadin, prisonnier en ses murs,
Il pollue l’atmosphère, infernale odeur,
Tel un œuf pourri, recherchant les honneurs.

Il est tout joyeux en quittant son cratère,
Mais il lui arrive de tacher votre arrière,
Lorsqu'il est poussé par de la matière,
Même si en parler n’est pas fait pour vous plaire.

Le pet de la nonne invite à la prière,
Celui de l’inconnu pousse à la colère,
Certains naissent dans un bruit de tonnerre,
Quand aux plus discrets, ils vont infester l’air.

A chaque réveil, vient la chanson du matin,
Nous larguons notre caisse sans avoir de chagrin,
C'est souvent cet instant qu'on aime partager,
Avec la personne qui dort à nos cotés.

Même les poètes y vont de leurs mélodies,
Ne plus pouvoir péter, c’est être maudit,
Ne condamnez pas ce manque de délicatesse,
Personne n’est arrivé à se bloquer les fesses.
Claude Lepenseur le 9 juillet 2012



jeudi 27 juillet 2017

BRÈVES DE COMPTOIR

Un peu d'humour pour occuper les vacances


Je vois bien que les murs bougent,
Je suis accoudé au comptoir,
Devant moi un verre de rouge,
Si tu as soif, il faut bien boire.
J’avais les neurones en vacances,
De la journée je n’étais pas fier,
Alors c’est au hasard de mes errances,
Que je suis entré prendre un verre.
C’est du raisin, ça devient du jus,
T’attends un peu, c’est un grand cru.
Il se fait tard, je dois rentrer,
Mais où se trouve donc la maison?
Je crois bien que je suis bourré,
Voilà que je gueule une chanson.
Un flic vient me faire toute une histoire,
Il parle même de m’embarquer,
Je n’ai rien fait, juste un peu boire,
Je ne voulais surtout pas pleurer.
J’ai bu du vin, j’aurais pas dû,
Je deviens con lorsque zébu.
J’ai terminé ma nuit au poste,
Juste la nuit pour dégriser,
Le flic est devenu mon pote,
Il a même payé sa tournée.
C’est juré, je le ferai plus,
Tu n’es pas beau quand tu as bu.
Claude Lepenseur le 16 aout 2013

Je rassure mes lecteurs, je ne bois pas d'alcool !

jeudi 13 juillet 2017

MES MOTS


Mes mots sont des perles aux couleurs limpides,
Incrustées finement dans les profonds sillons,
De votre âme si pure, votre univers splendide,
Aux tons aussi rares que ceux des papillons.
Mes mots sont comme ces fleurs à la senteur rare,
Cueillies avec amour dans l'éden de votre cœur,
Senteurs enivrantes et belle musique d’art,
S'y mêlent et s’y répandent en une tendre douceur.
Mes mots sont un éloge au verbe adorant,
Ravissement béat, écho à votre grandeur,
De votre esprit subtil, génie vagabondant,
Étalon débordant d’une immense ardeur.
Mes mots sont les vôtres, votre richesse m'inspire,
Vous êtes la matière, j’en suis l’humble artisan,
Vous êtes mon unique source aux paisibles soupirs,
Et mes vers ne traduisent que l’éternel grisant.
Claude Lepenseur janvier 2010

samedi 8 juillet 2017

MOTS ANONYMES


On les écrit, on les envoie, on les jette,
Comme des bouteilles lancées à la mer,
Juste des mots qu’une oreille guette,
Abordant l'instant et même l'éphémère.
Ces mots qui composent des lettres anonymes,
Qui iront se perdre aux couloirs du temps,
Ils viendront chavirer au seuil de l’intime,
Altérant les choses et les événements.
Il y a les mots qui n’engendrent pas d’écho,
Ceux qui par violence, obligent à écrire,
Même les mots cruels, peuvent devenir beaux,
Quand le narrateur sait ce qu’il veut dire.
Il y a le soir, un auteur qui s’épanche,
En mots anonymes, d’un auteur inconnu,
Qui viendront noircir cette page blanche,
Devenue importante, quand elle sera lue.

Claude Lepenseur janvier 2011

mercredi 5 juillet 2017

PAGE BLANCHE (HUMOUR)


Je commence ma phrase tout en ne sachant,
Parfaitement pas, ou cela va me mener,
Les idées pas très claires, les doigts vaillants,
Me voici en action, je tapote sur mon clavier.
Un à un les mots viennent et ils dansent,
Ca frétille, ça remue, on dirait une salsa,
Que même les pieds en oublient l’errance,
Des phrases qui peu à peu tombent en un tas.
Les idées se mêlent, tenir le cap, être le plus fort,
La folle course de mes doigts, use le clavier,
J’en perds le nord, je crois que mon texte est mort,
Et je parlais de quoi? Zut, j’ai déjà oublié.
Mais mes vers se suivent et s’enchainent toujours,
Je lis les mots, petit à petit je les comprends,
Pas de haine, je n’écris que des mots d’amour,
C’est bien beau, mais il faut conclure maintenant.
Je sais j’ai écris sans savoir ou j’allais en venir,
Et aujourd’hui, nous ne sommes pas dimanche,
J’achève mon texte, et je peux enfin me dire,
Que je ne suis pas resté, devant ma page blanche.

Claude Lepenseur le 7 mai 2010