mardi 28 mars 2017

L'AMITIÉ


L'ami, c'est cette personne pour qui on ressent une grande douceur dans le cœur, c'est cet autre qui nous accepte tel que l'on est, c’est celui qui peut tout nous dire sans que l’on se fâche.
Chaque amitié est différente, on ne la vit pas de la même manière avec tous, mais lorsque l'amitié est solide, elle passe à travers toutes les intempéries. Notre personnalité entre en ligne de compte, il y a nos goûts que l'on retrouve plus chez l’une, moins chez l’autre.
L'amitié, « la vraie », ne se ternit pas au fil du temps, elle se tisse de plus en plus de fins fils d'argent, avec lesquels on brode les plus beaux sentiments. La beauté de l'amitié n'a pas de prix, c'est aimer sans condition, et le même principe s'applique pour chaque amitié.
C'est d'abord et avant tout, respect, honnêteté, confiance, vérité et authenticité. Ne pas diminuer l'autre pour se valoriser, se réjouir de ses gloires sans jalousie, accepter l'autre avec son bagage, ses joies, ses peines, lui nous accepte avec nos joies, nos peines. Écouter sans juger, sans donner de conseil quand cet ami a besoin de crier sa douleur.
Encourager son ami, autant dans ses moments de grands bonheurs, que dans ses moments de grandes peines. Ce n'est pas la quantité, mais la qualité de l'amitié qui compte. Il n'y a qu'un mot qui compte, aimer, tout simplement aimer.
C'est ce que nous dégageons ou ce qu'une autre personne dégage qui attire nos amitiés.
L'amitié se cache souvent au tournant d'une route, et quelquefois par un simple geste, un écrit ou une parole, telle une petite graine, l’amitié fleurit. Il y a des gens qui ont le don de faire de notre vie un jardin fabuleux, tous les gestes empreints d'amitié à notre égard deviennent autant de graines semées dans notre cœur, qui se changent en superbes fleurs. Grâce à ces gens-là, la vie devient belle et l'amour prend racine en nous.
L'amitié, la Vraie, c'est la paix intérieure que nous ressentons, c'est cette chaleur, cette sérénité, ce bien-être qui nous habite quand on pense à cette amitié.
Merci l'Amitié de faire partie de ma vie.


samedi 25 mars 2017

LA CARTE


Une rose aux couleurs du matin,
Un espace, un horizon, un chemin,
Près du rosier, un petit chat boit,
Voici une carte, celle que je t’envoi.
J’ai bien pris le temps de la choisir,
Mon seul but est de te faire plaisir,
Carte choisie pour te rendre heureux,
Beau paysage sur fond de mer bleue.
Les quelques mots écrits sur son dos,
Sont mes mots offerts pour ton réconfort,
Voici la joli carte que moi je t’envoi,
Vois la belle carte que toi tu reçois.

Claude Lepenseur le 06 octobre 2012


jeudi 23 mars 2017

LE REGARD DE L'ENFANT


Quand un enfant me regarde, je le sens me sonder,
S’il pleure, j'entends soudain le tonnerre gronder,
Je pense et j’entends, je suis un visionnaire,
Qui est souvent averti par un vague tonnerre.
Quand ce petit être, humble et pliant les genoux,
Attache doucement sa prunelle sur nous,
Je ne sais pas pourquoi je tremble devant cette âme,
Qui n'est pas homme encore ou n'est pas encore femme,
En qui rien ne s'admire et rien ne se repent,
Sans vice et sans passé derrière elle rampant,
Verse, à travers les cils de sa rose paupière,
Une larme, dans laquelle on sent une prière.
Il regarde suppliant ce qu'il ne veut pas voir venir,
L'homme, ayant un passé, craignant son avenir.
Il regarde confiant, sans peur qu'on ne le blesse,
Il rit, sans se soucier de toutes ses faiblesses,
Je ne rencontre plus l'enfant sans éprouver d’émoi,
Je sens que je suis devant un bien plus juste que moi.
Sa haute exception dans notre obscure sphère,
C'est que, n'ayant rien fait, lui seul n'a pu mal faire,
On comprend que l'enfant, ange de nos douleurs,
Si petit ici-bas, ne peut être que grand ailleurs.
Il se traîne, il trébuche, il n'a dans l'attitude,
Dans la voix, dans le geste aucune certitude.
On dirait, que l'enfance a le reflet du temple,
Qu'il est comme un ange, et qu'il nous contemple,
Toute la profondeur du ciel est dans son magnifique œil,
Dans cette pureté sans trouble et même sans orgueil,
Il révèle à mes yeux, je ne sais quelle auguste présence,
Et ma vertu ne craint qu'un juge, celui de son innocence.

Claude Lepenseur juillet 2012 d'après le poème l'enfant de Victor Hugo

mardi 21 mars 2017

CE SIÈCLE


Siècle des ténèbres, siècle des lumières,
Je vomis ce temps, j'en oublie ma prière,
Pris dans mes tourments, toutes ces chimères,
Ce cauchemar des temps, toute cette horreur
Qui instaure chez l’homme, le règne de la peur,
Bêtise humaine faite d’ignorance, haine et misère,
Soyez bannies! Partez! Quittez donc cette terre,
Où l'homme vend son âme et la femme sa pudeur,
Où la mère tue son enfant, et l'enfant oublie sa mère,
Le sein nourricier, sa source de vie, son honneur.
Je crie ma douleur et je crie ma colère,
En face de ce monde injuste, cet enfer,
Où Dieu n'est plus Maître, où Dieu n'est plus Seigneur.
Joli cœur, mon joli cœur! Je te changerais bien en pierre,
Pour oublier ces fous, tous ces oiseaux de malheur,
Mais, au lieu d'une pierre, hélas, il n'y a qu'une fleur,
Qui pousse, au fond de moi, et me sert de cœur.

Claude Lepenseur le 12 mars 2010


samedi 18 mars 2017

JE ME SUIS DEMANDÉ


Je me suis souvent demandé,
Pourquoi une planète comme la terre,
Voit tous ses peuples se déchirer ?
Pourquoi vouloir toujours la guerre ?
Il serait si simple de tous s’aimer,
Pour goûter, la liberté et l’amitié,
De vivre comme des frères,
Pratiquer la solidarité,
Et de laisser le fruit amer,
Pour celui de l’oranger.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi les êtres qui veulent la paix,
Sont tour à tour assassinés ?
Mais quel dieu l’a déjà demandé ?
Quel peuple est donc son bras armé ?
La justice qui seul va en décider ?
Pourquoi derrière une foi se cacher ?
Pour masquer notre vanité,
Et tous nos crimes injustifiés, 
Pourquoi ce serait à nous de décider,
Qui a droit à la postérité ?
On a tous droit à l’égalité,
Il ne faudrait pas l’oublier.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi suivant l’endroit ou on est né,
Nous n’avons pas les mêmes droits ? 
Pourquoi certains sont affamés ?
Quand d’autres gaspillent sans compter ?
Et restent sourds à leurs voix ?
A quoi ça sert de gaspiller ?
Sans un regard de fraternité ?
On aurait tous à y gagner.
Un petit geste d’amitié,
Ça ne va pas nous coûter,
Ça ferait avancer l’humanité.
Je me suis souvent demandé,
Pourquoi, c’est quand tout a raté,
Que l’on commence à prier ?
Un dieu qu’on a souvent renié,
Et dans la peine, on va chercher,
L’aide qu’on n’a pas trouvé,
Et c’est toujours pour réclamer,
Que ce dieu on va implorer,
Et jamais pour remercier.
Comment peut-on s’imaginer,
Que nous serions récompensés,
De ne prier que par intérêt ?
C’est tous les jours que l’on devrait,
Dire merci de toutes ses bontés,
Que pour nous la nature a créé.
Il suffirait de regarder,
Et on serait émerveillé,
Des splendeurs qui nous sont confiées,
J’aimerais que vous y pensiez.

Claude Lepenseur aout 1971 d'après la chanson de Richard Anthony, « je me suis souvent demandé »