samedi 18 novembre 2017

PAS UN FARDEAU (FABLE)


Sur un sentier de montagne, raide et pierreux,
J'ai rencontré un enfant, pauvre malheureux,
Il portait sur son dos son tout jeune frère,
Marchant, trébuchant presque sur chaque pierre.

Mon enfant, dis-je, tu portes un lourd fardeau.
Il me regarde et dit: Ne craint pas pour mon dos,
Vois-tu, celui je que porte et qui me fait peiner,
N’est autre que mon frère, tendrement adoré.

Je fus très surpris par cet enfant courage,
Et ces mots en mot cœur ont ouvert une page.
Quand le courage me quitte devant trop de misère,
Je me dis, ce n’est pas un fardeau, c’est ton frère.

D'après un texte trouvé sur le net,

jeudi 16 novembre 2017

TEMPS NOUVEAUX


Vieux grognons, le monde nous dépasse,
Nous avons bien vécu, de quoi nous plaignons nous ?
En un si peu de temps, dans ce petit espace,
Ou tout s'est transformé, c'est le progrès c'est tout.
Mais nous nous cramponnons à nos vieilles chimères,
Dans le froid de l'hiver, on rêve au printemps,
Et parmi toutes les fleurs, dans notre vie amère,
Nous bougonnons furieux, c'était mieux de notre temps.
Mais non, tant que l'on vit, aime, souffre et respire,
Notre temps est aujourd'hui, car le passé n'est plus,
Il y a eu d'autres jours, on a connu bien pires,
On a connu bien mieux, ils sont tous révolus.
Ce n'est pas le progrès que l'on craint ou regrette,
Au contraire attendons qu'il amène avec lui,
Enfin ces temps nouveaux, promis par les prophètes,
Cette lumière espérée au profond de la nuit.
Je suis un impatient et sans doute crédule,
J'espère voir changer le monde autour de moi,
Trop vieux me direz-vous ? Qui marche et qui recule ?
Quant on voit le profit qui impose sa loi.
Nous sommes bien loin de la terre promise,
On regarde, on attend, on épie ce qui vient,
La barbarie barbue et des femmes soumises,
Et l'inaction coupable de nos politiciens.
Vieux et pourtant on voudrait que tout change,
Voir enfin rajeunir ce monde sclérosé,
Devenir audacieux, moins sage et qu'on dérange,
Ce désordre établi, ce couvercle posé.
Petits dealers de drogue et rois de la finance,
Ont posé sur nos vies, les mâchoires de l'étau,
Écrasés, pressurés, tout à leur convenance,
Quand brillent les châteaux et brûlent les autos.
Dépassé pensez-vous ? Mais ce monde immobile,
N'arrive pas à stopper l'avancée des escrocs,
Alors que s'égosille, un babillard Habile,
Président qui sourit en nous montrant ces crocs.
Nous avons bien vécu sans retourner la veste,
Et il viendra un jour le temps d'appareiller,
Nous mourrons et, les jeunes feront le reste,
Restons donc sans regret à l'heure de se quitter.

D'après un texte de Jacques Charpentreau.  Mes Bêtes noires.

mardi 14 novembre 2017

PROMESSE


Je vous promets le bonheur,
J’anéantirai toutes vos peurs,
Je vous donnerai ma vie,
Vous me la rendez si jolie,
Vous ma raison de vivre,
Oui, de vous je suis ivre.
Je vous ai aimé, je vous aime
Et, amour, je vous aimerai,
Définitivement et pour l'éternité,
Je ne sais comment vous le dire,
Mais chez vous, tout m'attire,
Votre voix, vos yeux et votre corps,
J'en veux et en redemande encore.
Comment me passer de vous, de toi ?
Pour moi, le bonheur c'est toi et moi,
C'est plus qu’une fatalité, une réalité,
Une évidence impossible a l'éviter.
Ma douce, Je vous aime à la folie,
Vous êtes devenue l’essence de ma vie.
La plus douce des mélodies, ce sont les battements de ton cœur, qui me disent: "Je t'aime"

Claude Lepenseur juin 2009

samedi 11 novembre 2017

IL EST PARTI


Il est parti, il t'a abandonnée à tout jamais,
Et toi pauvre fille tu restes là à pleurer,
Il s'est envolé vers un autre paradis,
Emportant avec lui une partie de ta vie.
Tu ne comprends pas pourquoi il est parti,
La vie sans toi, c’est pourtant ce qu’il a choisi,
Ta colère va contre le monde entier,
Tu voudrais qu'il revienne à tes cotés.
Entends le message que t’apporte le vent,
Oublie tes plaintes et tous tes tourments.
Il n’est pas sur d’être heureux ou il va,
Il ne faut pas que tu te mettes dans cet état.
Ainsi, quand le soir le ciel brille à l'infini,
Lève tes yeux et commence à sourire à la vie,
Montre que tu as décidé de vivre sans un cri,
Que ton chagrin a fait que tu as grandi.
Ton tour viendra, et c’est le cœur en émoi,
Que tu verras le bonheur venir pour toi,
Tu découvriras une vie d'amour et de joie,
Avec celui qui ne voudra sa vie qu’avec toi.
Je veux te revoir rire, vivre et rêver,
C’est ainsi que tu seras enfin aimée,
Alors redeviens une petite fille enjouée,
Et tu connaîtras enfin le bonheur et la paix.

Claude Lepenseur mars 2011

jeudi 9 novembre 2017

L'AVENIR DE L'HOMME


Le poète devrait avoir raison,
Quand il veut percer l'horizon,
Dénonçant les us les traditions,
Qui régissent toutes ces générations,
Et réclame un futur royaume,
Où la femme est l’avenir de l’homme.

Dans cette lutte à tous niveaux,
On entend rire tous les nigauds,
S’appuyant sur les livres de lois,
Que je dénonce par ma voix,
Ce pourrait presque être risible,
S’ils ne s’appuyaient pas sur la bible.

Que reproche-t-on en somme?
A Eve d’avoir croqué une pomme,
Et c’est bien là la seule raison,
De toutes ces malédictions,
On n’est pas sûr que ça ce soit passé,
Mais on maudit depuis tant d’années,
Tenant la femme en esclavage,
La cantonnant dans le ménage.

Il nous faut réapprendre à vivre,
Ensemble écrire un nouveau livre,
Rechercher tout ce qui est possible,
Pour que tout devienne irréversible,
Et nous chanterons à l’unisson,
Que le poète a enfin raison,
En ouvrant un nouveau royaume,
Où la femme sera l’avenir de l’homme.
Création d’après les paroles de Jean FERRAT