dimanche 17 mars 2019

VOICI LE VENT


Voici le vent du soir, dont le souffle qui caresse,
Nous apporte l'odeur des fleurs et du nectar,
La nuit tombe, surgissent de l'ombre épaisse,
Les astres rayonnants qui attirent le regard.
Le printemps embaume, mon cœur est en liesse,
Je lui parle tout bas, cette heure est solennelle,
Je conte vos beaux yeux, je conte votre jeunesse,
Et je remercie le ciel, de vous rendre si belle.
Dans ce cadre idyllique, victime de Cupidon,
La brise nous emporte dans un hymne très doux,
Qui offre la jeune fille, aux bras du jeune garçon,
Merci au vent du soir, de verser l’amour sur nous.

mercredi 13 mars 2019

LE TEMPS


L’horloge égrène le temps, elle compte les secondes, les minutes, les heures, et cela fait des jours, des semaines et des mois.
Le temps passe ainsi pour tout le monde, inexorablement, le temps nous conduit vers notre destin. Personne n’a demandé à venir, et pourtant personne n’accepte l’œuvre du temps.
Au début c’est le néant, puis un spermatozoïde rencontre un ovule, et dès cet instant tout est programmé, la vie, mais aussi la mort, devant cette évidence nous sommes tous égaux, ce que nous ne choisissons pas, c’est de naître, l’endroit où l’on naît, notre couleur de peau et l’instant de notre mort. Il arrive même que la vie se limite au ventre de notre mère, mais une fois sorti du ventre de notre mère notre vie nous appartient, nous en faisons ce que nous voulons, mais nous savons tous que nous venons du néant et que nous devons retourner au néant, il appartient à chacun, de remplir l’espace-temps qui lui est accordé du mieux qu’il peut. Pour ceux qui ont placé leur confiance en dieu, ils disent que la fin de la vie n’est pas une punition, alors qu’est-ce que une minute ou un siècle de vie face à l’éternité?

jeudi 7 mars 2019

JOUR ET NUIT


Je suis en train de pâlir, je vais disparaître,
Je suis le jour et doucement vient ma fin,
Je vais partir, alors fermez vos fenêtres,
Je laisse là la nuit, jusqu’à demain matin.
Je suis le jour, je le sais, je vais renaître,
La nuit qui savoure, son temps, vos peut être,
Verra avec l’aube, l’heure de son glas,
Son temps révolu, elle disparaîtra.
Chacun notre tour, avons nos déclins,
Après notre mort, nos belles renaissances,
Nous avons le temps pour faire nos chemins,
Offrant le meilleur, pour toutes vos romances.
Jour et nuit ce n’est pas l’amour impossible,
Le temps favorise les élans du cœur,
Reculant sans cesse tout l’inaccessible,
Et donne rendez-vous avec le bonheur.
Claude Lepenseur octobre 2013

samedi 23 février 2019

HUMAIN


Souvent on crie trop fort quand on devrait se taire,
On ne le sait pas, on croit toujours bien faire,
Mais pourquoi donc se taire quand il faudrait crier,
Quand un risque surgit, on n’ose plus s’impliquer.
On se lasse de trouver ce qu’on n’a pas cherché,
Et l’on entend souvent dire, je n’ai rien demandé,
Mais on s’use à chercher ce qu’on ne trouve pas,
Notre quête nous conduit aux portes du trépas,
En jetant sans regret ce qu’on devrait garder,
Et gardant en secret ce qu’on devrait jeter.
Nous avons tant pleuré, alors qu’on voulait rire,
On voulait le meilleur, on recevait le pire,
On cachait dans un rire notre envie de pleurer,
En pensant qu’une peine on ne doit pas la montrer.
Certains de mes amis me parlent de leur plainte,
Ils disent avoir très peur et haïr la crainte,
Mais ils veulent être craints pour dissiper leur peur,
Et ignorent souvent tous les élans du cœur.

dimanche 17 février 2019

MALAISE


Un long serpent de haine qui se nourrit de nos peines,
Prend naissance dans nos têtes, coule dans nos veines,
Insidieusement, trace son chemin sur les rives de l'envie,
La bête commence son festin à l'orée de notre ennui,
Distillant lentement son venin, insinuant ses mensonges,
Semant rancœur et obsession dans nos plus jolis songes.
Le long serpent de haine veut dominer les hommes,
Les réduire au néant, en faire des fantômes,
Et nous devenons comme des poupées de chiffon,
Se laissant manipulées et dévorées d’ambition,
Il noircit les arcs en ciel et rend muet les chanteurs,
Aveuglant les plus sages jusqu’au fond de leur cœur.
Nous dans notre folie, on se souvient à peine,
Qu’un long serpent de peine se délecte de nos haines.
Claude Lepenseur