lundi 23 avril 2018

MENDIANT


Ce type un peu crasseux qui bouche le passage,
Ces yeux sans vie, on détourne notre visage,
Cette voix en notre cœur, est-ce là le progrès?
C'est pour en arriver là qu'on a tous travaillé?

Comme à l'habitude, il n'a rien à mangé,
Il demande l’aumône, et bien sur on refuse,
Comme à chaque fois on s'invente une excuse,
Et on lui tourne le dos sans nous sentir gêné.

Son sourire sans dent et sa bouche en biais,
Il nous paraît si sale, ce corps si amaigri,
Vêtements en lambeaux et ses chaussures aussi,
Comment voulez vous donc que nous ayons pitié?
Claude Lepenseur juillet 2010


jeudi 19 avril 2018

VIVANT


Un corps nous a été donné, on peut l'aimer ou le détester, mais ce sera le nôtre pour toute la durée de la vie.
On va apprendre des leçons, on est inscrit dans une école informelle appelée «Vie ». Chaque jour nous avons l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école, on peut aimer ces leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinences. Mais si on veut grandir, il nous faut apprendre.
Il n'y a pas de fautes, seulement des expériences, la croissance est un processus d'essais et d’erreurs, les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que celles qui réussissent. C’est ce qui différencie l’échec de l’apprentissage.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce qu’elle soit apprise, elle nous sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que nous l'ayons apprise, puis nous pourrons passer à la leçon suivante. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon.
Ailleurs n'est pas meilleur qu' ici, quand notre ailleurs est devenu ici, on obtient à nouveau un autre ailleurs qui à son tour nous semblera meilleur qu' ici.
Les autres sont essentiellement des miroirs de nous-même, on ne peut aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que nous aimons ou que nous détestons en nous.
Ce que nous faisons de notre vie dépend uniquement de nous, nous avons tous les outils dont nous avons besoin, le choix nous appartient. Toutes les réponses aux questions de la vie sont en nous, ce qu'il nous faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que nous nous ouvrirons à cette confiance, nous nous souviendrons de plus en plus de tout ceci.
Création faite d’après un texte de Gitta Mallasz


lundi 16 avril 2018

HYMNE À LA VIE


Ne nous fixons pas des buts en fonction des autres, chacun de nous doit savoir ce qui est bon pour lui, nous devons toujours être à l'écoute de nos désirs les plus profonds. Il nous faut tenir à eux comme nous tenons à la vie, sans nos désirs, la vie n'est rien.
Ne laissons pas la vie filer entre nos doigts en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir, il nous faut vivre notre vie jour après jour et nous vivrons ainsi intensément chaque jour de notre vie.
Ne baissons pas les bras tant que nous avons encore quelque chose à donner, rien n'est jamais perdu tant que nous gardons la faculté de lutter. N'ayons pas peur d'admettre que nous ne sommes pas parfaits, c'est un lien fragile qui nous relie les uns aux autres.
N'ayons pas peur de prendre des risques, c'est en prenant des risques que le courage s'apprend. N'écartons pas l'amour de la vie en prétendant qu'il n'existe pas, le meilleur moyen de trouver l'amour est de le donner, et le meilleur moyen de le perdre est de le retenir prisonnier. Pour garder l'amour, il faut savoir lui donner des ailes. N'étouffons pas nos rêves, ne pas avoir de rêve, c'est ne pas avoir d'espoir, et vivre sans espoir, c'est errer sans but.
Ne fuyons pas en avant tout au long de notre vie, nous ne devons jamais oublier d'où l'on vient et ou on va.
La vie n'est pas une course, c'est un voyage dont il faut savoir goûter chaque étape.
Ne nous sous-estimons pas en nous comparant aux autres, c'est justement parce que nous sommes tous différents que nous sommes tous uniques.


vendredi 13 avril 2018

QUAND CE SERA


Quand la souffrance se sera construit un château,
Quand le bateau de la misère chavirera sous les flots.
Quand la joie et la peine se tiendront comme des frères,
Que l'arrogance et la haine seront devenues moins fières.

Quand la gentillesse ne sera plus vécue comme une faiblesse,
Que la société se tiendra à l'œuvre de tout un chacun, pas à sa classe.
Quand les ennemis d'hier deviendront les meilleurs amis,
Quand l'égoïste arrêtera enfin de ne penser qu'à lui.

Quand un des ces événements ce sera produit,
Garde l'espoir que demain sera mieux qu'aujourd'hui.
Quand les hommes comprendront l'absurdité de la guerre,
Quand la paix sera devenue la sœur de la terre.

Quand l'arbre de l'amour pourra naître dans chacun,
Quand la différence ne choquera plus aucun.
Quand les démons du passé ne roderont plus dans les têtes,
Quand les humains deviendront enfin honnêtes.

Quand le monde aura rasé toutes ses frontières,
Quand les barrières seront brisées, nous pourrons être fiers.
Quand l'âme de la violence viendra à disparaître,
Quand le labeur des ouvriers se fera reconnaître.

Quand ces choses arriveront un jour à se réaliser,
Ne t'en fais pas pour l'avenir, car il sera humanisé.
Claude Lepenseur mars 2011


mardi 10 avril 2018

TE RENDRE HEUREUSE


Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont qu’on s'en souvienne,
Le même regard de désir amoureux,
Ce sont des gens heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Même quand ils ont des problèmes,
Il ni a rien à dire, à faire pour eux,
Ils savent très bien faire pour deux,
Ce sont des gens qui s'aiment.
Et moi qui te connais à peine,
Mais ce serait vraiment une veine,
Qu'on fasse un bout de chemin comme eux,
On pourrait se faire sans que ça gêne,
De la place rien que pour nous deux,
Je sais que ça vaut vraiment la peine,
C’est pour ça qu’il faut que j'y revienne,
Je vais te le dire au fond des yeux,
Quel que soit le temps que ça prenne,
Quel que soit l'enjeu,
Je veux être un homme heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils vivent dans un monde bien à eux,
Car rien n'oblige à ressembler à ceux,
Qu'on nous donne en modèle.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils nous parlent sans cesse d'eux,
C’est quelque chose qui nous éloigne un peu.
Je sais que ça vaut vraiment la peine,
C’est pour ça qu’il faut Que j'y revienne,
Je vais te le dire au fond des yeux,
Quel que soit le temps, quel que soit l'enjeu,
Avec toi Je vais être un homme heureux.
Marie tu sais je t’aime, toi qui es mon amoureuse,
Marie ma princesse, je veux te rendre heureuse.
Claude Lepenseur d’après la chanson de William Scheller