samedi 20 octobre 2018

VIVRE SA VIE


Le bon sens nous montre que la vie est très courte, et qu’il serait mieux de faire de ce court passage sur terre, quelque chose d’utile pour soi et pour les autres.
En tant qu’humains, nous avons tous le même potentiel. Les hommes ont non seulement le pouvoir de rendre leur propre vie heureuse, mais aussi celui d’aider les autres dans leur quête du bonheur. On ne peut être utile à soi sans l’être aux autres. Que nous le voulions ou pas, nous sommes tous liés, et il est inconcevable de ne réussir que son propre bonheur. Celui qui ne se préoccupe que de lui, finit dans la souffrance.
Nous ne distinguons pas entre l’essentiel et l’accessoire. Nous sommes prêts à tout pour amasser et défendre des possessions qui ne sont ni durables, ni de véritables sources de bonheur. Notre esprit est habité par la colère, la jalousie et d’autres sentiments négatifs, ces sentiments sont incompatibles avec la joie et la paix intérieure. Utilisons notre intelligence à bon escient. Cultivons les qualités humaines que nous possédons tous. Cultivons l’amour et la compassion, le reste n’est qu’accessoire. Être bon, franc, avoir des pensées positives, pardonner à ceux qui nous ont fait du tort, traiter chacun comme un ami, secourir ceux qui souffrent et ne jamais se prendre pour supérieur aux autres, même si cela nous parait trop simple, prenons la peine de voir si leur application nous rend plus heureux. Les humains ont la capacité de réfléchir. Faisons en bon usage.
Le plaisir et la souffrance reposent sur les perceptions sensorielles et la satisfaction intérieure, qui est propre aux humains. Cette satisfaction est caractérisée par la paix. Elle prend sa source dans la générosité, l’honnêteté et ce que nous appelons le comportement moral.
Une grande partie de nos souffrances viennent de ce que nous avons trop de pensées. En même temps, nous ne pensons pas de manière saine. Nous ne prêtons intérêt qu’à notre satisfaction immédiate, sans mesurer à long terme les avantages et les inconvénients pour nous-mêmes ou pour les autres.
Certaines souffrances, comme celles de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort, sont inévitables. La seule chose que nous pouvons faire, c’est réduire la peur qu’elles provoquent en nous. Si nous ne réfléchissons pas correctement, si notre vue est trop courte, nos méthodes sans profondeur, et si nous ne considérons pas les choses l’esprit ouvert et détendu, nous transformons en difficultés majeures ce qui n’était au départ que des problèmes insignifiants. En d’autres termes, nous fabriquons un grand nombre de nos propres souffrances.
Texte tiré d'après une méditation du Dalaï Lama

vendredi 12 octobre 2018

MA CATHÉDRALE


Tu es la seule cathédrale qui fera de moi un roi.
L’étoile, l’union de mon ciel , de ma terre, ma foi.
La chaleur de ton être, jusqu’au-dedans de mes entrailles
Est lumière astrale, firmament lunaire frappant au vitrail.
Tu es murmure, souffle divin qui donne force à mon âme,
Mes mains de graver comme poète qui se pâme,
Sur ton corps parchemin, les serments de ma foi,
Source de ma vie, seuls préceptes seules Lois.
Tu es l’airain et la quintessence de l’amour,
Ma sagesse, ma beauté mon plus beau discours.
Tu es mon désir le plus intime mon plus profond secret,
Ma perfection puisque, tu es près de moi, ceci est un fait.
Sous tes caresses mon corps, voyage de midi à minuit,
Du présent au futur, sans jamais connaître l’ennui.
Toi qui fais de l’intimité de mon corps un outil,
Qui guide nos mains ainsi que notre esprit,
Pour dessiner sur le marbre brut de ton corps,
Le diamant arc en ciel que je réclame encore.
Claude Lepenseur juillet 2009

lundi 8 octobre 2018

LARMES


Dans le brouillard épais qui inonde ce monde,
Une complainte s’élève, triste et monotone,
S’empare de notre âme, la contemple et la sonde,
Pour s’éloigner au son d’un orage qui tonne.
La voix de la raison s’élève, puissante et forte,
Elle appelle l’homme digne, à enfin se regarder,
Les croyances tombent comme des feuilles mortes,
Pour daigner s’occuper de lointaines terres glacées.
On aime humer l’air frais et doux comme la plume,
En se vidant la tête de tous les dogmes passés,
Les nuages peu à peu, ont remplacé la brume,
Lourds des souffrances que l’homme a endurées.
Il pleut sur un monde, nouveau et insouciant,
Lavant le sol trop sec, depuis bien trop longtemps,
La vie pleure de joie devant des temps nouveaux,
Des jours où l’on pourra, entendre chanter l’oiseau,
Et la larme du monde, devenue la larme de la vie,
Tombe, coule et se mêle, aux larmes de la pluie.
Claude Lepenseur mars 2012

mercredi 3 octobre 2018

NOSTALGIE


Dis nostalgie, toi qui viens me parler la nuit,
Tu nais dans un grenier, d’une photo jaunie,
Tu es si jolie, Chante moi le chant de l’espérance,
Danse pour moi, embellis mes souvenirs d’enfance.
Mon esprit est submergé par des idées folles,
Je voudrais bien valser avec d’autres idoles.
Ma vie se perd dans tes belles dentelles,
J’en oublierais presque d’observer le ciel.
Nostalgie, tu ralentis mon imprudence,
Vivre l’avenir est un jeu de patience.
Nostalgie laisse moi, il faut que je t’oublie,
Ce que sera demain, c’est moi qui l’écris
Tu as bien su bercer ma plus tendre enfance,
Mais le futur contient toutes mes espérances.
Claude Lepenseur

samedi 29 septembre 2018

RIEN


Et maintenant, que peut-on faire,
Maintenant qu'on a tout détruit,
Il n'y a pas une place sur terre,
Où l'homme loup n'a pas sévi.
Il y a vos lois, ils y a vos règles,
Non respectées, elles ne servent à rien,
La république se met en grève,
Lorsque le mal est en son sein.
Et maintenant, que faut-il faire,

Regardez ce que sont nos vies,
Croyez vous qu'on va laisser faire,
Que le peuple est bien trop petit.
Vous les instruits, vous les nantis,
Vous qui pensez que l'on ne peut rien,
Je vous le dis, vous serez surpris,
En vous levant un beau matin.
Et maintenant, qu'allez vous faire,
Pour conserver votre pouvoir,
Toutes les promesses de naguère,
Faudra les sortir, de vos tiroirs.

Viendra un jour, on saura faire,
Pour faire sourire nos lendemains,
On sera tous frères sur cette terre,
Avant qu'il ne nous reste plus rien.
Claude Lepenseur février 2015