samedi 23 septembre 2017

TU N'AS PAS LE DROIT


Tu n’as pas le droit de tuer la chance,
Lorsqu’elle arrive près d’une maison,
Tu n’as pas le droit d’user la confiance,
Des gens de la terre vivant dans le pardon,
Tu n’as pas le droit d’offrir la misère,
A ces malheureux qui sont sans demain,
Tu n’as pas le droit de donner la guerre,
Aux jeunes enfants qui tendent les mains.
Tu n’as pas le droit, de briser le destin,
Des gens sans défense qui veulent espérer,
Tu n’as pas le droit d’enchaîner des mains,
En défendant les emblèmes d’une liberté,
Tu n’as pas le droit de sonner l’alarme,
En offrant des armes aux gens sans raison,
Tu n’as pas le droit de verser des larmes,
Sur tous ceux qui vivent de la trahison,
Tu n’as pas le droit de semer la haine,
De chasser l’amour à coup de tambour,
Tu n’as pas le droit de dire que tu m’aimes,
Si tu ne sais pas embellir nos jours.

Claude Lepenseur janvie 2010 D'après la chanson de John Willyam

jeudi 21 septembre 2017

LES BLEUS DU CORPS


Elle vient de recevoir, une gifle dans la figure,
Puis un coup de poing, finit sur son visage,
Un bleu est apparu, quelques déchirures,
Dans des cris déchirants d'une nuit d’orage.

Il lui dit que tout ça, c'est fait pour son bien,
Il n’a pas d’autre choix, elle n’est pas assez sage,
Elle pleure sur son sort, verse tout son chagrin,
Elle souffre partout, elle n’a plus de courage.

Quand la main vient soudain claquer sur sa joue,
Ou avec violence empoigner ses cheveux,
Pour la contraindre, la faire tomber à genoux,
Elle serre les dents, pleure et ferme les yeux.

Il l’aime soumise, la prendre en la forçant,
Pour avoir la paix, elle ne résiste jamais,
Pourtant elle se souvient comment avant,
Il savait être doux quand il voulait l'aimer.

Il laisse sur sa peau les traces de ses colères,
Comme d’horribles tatouages sur son corps,
Qu’elle cache, car elle reste un peu fière,
Et lui chaque jour, tape toujours plus fort.

Entièrement soumise à son bon plaisir,
Tellement elle a peur de nouvelles représailles,
Elle ne sait plus quoi faire, plus quoi dire,
Elle aimerait tellement qu’un jour il s’en aille.

Elle se dit souvent qu’elle va bien s’en sortir,
Mais elle sait au fond d’elle que le jour viendra,
Où dans un dernier accès, un tout dernier délire,
Viendra le coup de trop, celui qui la tuera.

Il n’existe aucun milieu social ou la femme soit à l’abri des sauvages, et malgré les associations et les beaux discours, rien ne les protège.
Claude Lepenseur le 21 octobre 2012

lundi 18 septembre 2017

LA FEMME


La femme qui est dans ma vie,
Occupe mes jours, occupe mes nuits.
Ces grands yeux verts, me font rêver,
Ces lèvres roses, pour mes baisers,
Ces seins si doux pour mon amour,
Son corps est mien au fil des jours.

Elle m’a offert une vie d’ivresse,
Faîte d’amour et de tendresse,
A toi amour j’ai lié mon destin,
Je veux t’aimer, soir et matin,
Ma volonté, mon seul vœu,
Vivre avec toi en amoureux.

Ne riez pas, vous moquez pas,
Je la protège, n'y touchez pas,
Gardez vos armes et vos sarcasmes,
C’est ma princesse, une grande dame.

Et quand la nuit nous réunit,
On se blottit dans notre nid,
Son corps, ses mains s'offrent aux miens,
Et la tendresse ne connaît plus de fin.
De son cœur beau, comme une fleur,
Je tire ma force, j’oublie mes peurs.

Dans notre vie plus de blessures,
C’est sa présence qui me rassure.
Je t’aime Marie, je t’aime amie,
Et notre amour c’est pour la vie.

Claude Lepenseur le 10 janvier 2010

vendredi 15 septembre 2017

COMME UN AUTRE SOLEIL


On dit que nous ne sommes jamais libres,
Et pourtant nous recherchons cette liberté,
Dans la philosophie, ou bien dans les livres,
Nous sommes tous en quête, de la vérité.

On dit qu’ici bas, tout n’est qu’injustice,
On voudrait que ce monde ne soit rien qu’un rêve,
Que cesse ce monde, construit sur le vice,
Que tout soit mis à plat, que l’on fasse une trêve,
Où que l'on finisse par dormir pour l'éternité.

On pense Toujours que personne ne nous aime,
Nous qui croyons conjuguer le verbe aimer,
Persuadé de donner le meilleur de nous même,
Et que dans notre cœur la flamme s’est allumée.

Nous croyons que nous manquons de chance,
Mais on reconnaît n’avoir jamais été malheureux,
Il nous faudrait pour une fois avoir l’intelligence,
De reconnaître que nous sommes plutôt heureux.

Nous pouvons devenir des gens malhonnêtes,
Laissant croire que l’on passe sa vie à donner,
On ne peut donner que ce que l’on possède,
Même si on a le cœur qui est plein à craquer.

L'homme rêve toujours de ressembler à Dieu,
Il passe ses journées à observer le ciel,
Par mimétisme, il fait croître ses cheveux,
Mais il ne va pas briller comme un autre soleil.

Claude Lepenseur, janvier 2010.

mercredi 13 septembre 2017

PARADIS ARTIFICIELS


Cette étrange cigarette que je vous vois fumer,
Dans vos yeux une lueur vous êtes illuminé.
Faites attention le pétard n'élève pas la raison,
Je le déconseille, même avec modération.
Comme l'alcool qu'on prend jusqu'à la déraison,
Et pour quelques noyés, est devenu passion.
Voir un homme tituber ne choque pas la morale,
Mais l'alcool tant loué vous est parfois fatal.
Et le joint si léger, vendu dans mon pays natal,
Des libertés de l'homme, cela n'est pas normal.
Malheureusement, il se vent en sous-main,
Si dangereux qu'il soit, l'état mime la guerre,
Une fausse morale, parce qu'il n'en touche rien.
Voilà toute la vérité dans cette triste affaire.
Un pétard ou un Ricard, si t'as pas le moral,
Il n’y a pas photo, choisis donc d’avoir mal.
Un joint ce n’est rien, certains font son apologie,
N’écoute pas ce refrain, prends soin de ta vie.
Ce serait pourtant si simple de le pénaliser,
Le peuple tout entier pourrait mieux respirer.
Deux joints par jour ce n'est pas anti-dépresseur,
Mais l'état dans ce cas, est aussi l'agresseur.
C'est encore cette fois par l'argent que le bas blesse,
Si au moins le haschisch pouvait emplir les caisses.
Nos dirigeants affables fermeraient bien les yeux,
Car certains avec vous, s'envoleraient aux cieux.
L’alcool est le tabac ont déjà le droit de tuer,
Car aux comptes de l’état apportent leurs deniers,
Si le joint obtient un jour d’être légalisé,
La patente sera payée, la mort autorisée.

Claude Lepenseur novembre 2011, d'après l'apologie de Matmatah