vendredi 22 juin 2018

LES MOTS


Les mots! Mots qui font rire, ceux qui font vomir.
Mots qui ne veulent rien dire, mots qui font médire.
Mots sans défense, tous ceux remplis d’insolence.
Les mots qui offensent, voix d'une conscience.
Mots émis par celui qui ne sait parler.
Ah! Ces mots qui reviennent, forcent à écouter.
Pour parler d'amour, pour parler de haine,
Bien étranges discours, d'une voix souveraine.
Penser "Parler" est ce nécessaire pour exister?
Le temps qu'ils pensent si ils peuvent encore penser.
A qui appartiennent-ils ces mots une fois lâchés?
Qui peut prétendre en tenir la propriété?
Quand on offre ses écrits à tout le monde,
C’est pour changer la vision du monde.
Cadeau à l’humanité qui ne peut plus se taire,
Les mots donnés voulaient pourtant bien faire.
Majorité des humains ne veut plus méditer,
Ils ne veulent plus se taire, Se taire pour exister.
Claude Lepenseur novembre 2013

lundi 18 juin 2018

ET DIEU CRÉA LA FEMME


La femme est venue sur terre,
Elle permet à l’homme de se réaliser,
Son univers est un grand mystère,
Qu’elle dévoile dans un baiser.
C’est dans l’amour qu’on la capture,
A l’onde de son firmament,
Car parmi toutes les créatures,
Elle est le plus bel ornement.
La belle déesse offre à notre âme,
Tous ses beaux gestes et sa douceur,
Si Dieu n’avait pas fait la femme,
Il n’aurait jamais inventé les fleurs.
A quoi servent vos étincelles,
Beaux saphirs, sans les yeux doux?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont que de vulgaires cailloux.
Chaque objet qui charme ou fait rêver,
Tire de la femme toute sa clarté,
Le beau collier sans une fée,
Aura perdu toute sa beauté.
Quand je la vois juste endormie,
Ses pulsations mon cœur suit,
Si l’amour était une maladie,
Je serais malade toute la vie.
Claude Lepenseur janvier 2010

jeudi 14 juin 2018

DÉTRACTEUR


C’est beaucoup plus simple de traiter les autres de cons,
De commenter leur avis, de faire des comparaisons,
De jouer les moralisateurs et les donneurs de leçon,
Quand on n’a pas la réponse ni la bonne suggestion.
De la ménagère à l’homme politique,
Tous sont sujets à la virulente critique,
A penser que nous possédons la science infuse,
Qu’en fin de compte, plus personne ne diffuse.
L’humain brasse du vent à force de parler de son voisin,
Toujours à se plaindre du temps qu’il fera demain,
Comme si c’était la faute des autres, même des saisons,
Et toujours éviter de se remettre soi même en question.
Merci à tous les chroniqueurs, les commentateurs,
Pour nous guider sur le chemin des détracteurs,
Toujours à souligner le mal et le coté négatif,
Alors qu’il y a sûrement quelque chose de positif.
Rien n’est sans faille, rien n’est tout blanc ou tout noir,
Le but essentiel c’est un jour, de commencer à y croire,
Avoir une conscience dirigée vers un avenir meilleur,
Que l’on soit chef d’état ou accidentellement chômeur.
La critique est aisée, avoir la solution est une difficulté,
Celui qui ne fait rien, n’a pas le risque de se tromper,
Quoi qu’à force de ne tenter, ou de rester immobile,
Nous finissons par approuver ces critiqueurs imbéciles.
Nous avons nos défauts, nous faisons tous des erreurs
Avec notre conscience, un jour, viendra l’heure
De payer l’addition, vaincre la peur, laisser parler le cœur,
Que l’on soit chef d’état, ménagère ou encore détracteur.
Claude Lepenseur septembre 2014

lundi 11 juin 2018

JE PENSE À TOI


Autour de nous, la nuit, la haine, la peur, la désolation et la mort.
Que des nouvelles atroces, que des vies qui se terminent.

Mais voilà,
Là-bas, il y a un homme qui va mourir, son cœur vient de s'arrêter.
Tu es celui qui place sa bouche sur la sienne pour lui redonner la vie.

Là-bas, un enfant qui avance en poussant une voiture de bois, sur une piste truffée de mines.
Tu es le soldat ennemi qui se précipite et arrache l'enfant roi à une mort certaine.

Là-bas, il y a une femme qui va être violée, à plusieurs, ils ont déchiré sa robe.
Tu es l'un deux, tu as hurlé, Arrêtez ! 

Là-bas, il y a un homme qui meurt de froid dans la nuit d'une grande ville.
Il s'est allongé, puant sur un morceau de carton, tu es celui qui l'empoigne à plein bras et qui le traîne chez toi!

Là-bas, il y a une enfant sans visage, qui meurt de faim, dans une ville dévastée.
Tu es l'idiot de service qui verse, sur sa bouche craquelée, les gouttes d'eau sucrée qui vont la sauver.

Alors en pensant à tout Cela, moi, je souris et je pense à Toi.

jeudi 7 juin 2018

LUMINEUX PRINTEMPS


Il est une heure au lumineux printemps,
Les ombres s’allongent, tendres et étirées,
Alors que l’enfant sagement l’attend,
Derrière une vitre, sur un banc installé.
La montagne bleuit tandis que le jour sombre,
La nature, étourdie, doucement s’immobilise,
Pendant que la lumière vient caresser son ombre,
Dans l’embrasement clair du soleil qui s’enlise.
L’heure mauve est là, enveloppant l’instant,
L’heure qui rafraîchit, de lumière adoucie,
Le regard et le cœur de l’enfant qui attend,
Soir après soir, et la contemple, ravi.
L’heure mauve est gravée dans ma mémoire toujours,
Elle dit tout le bonheur d’être, et le bonheur de voir,
Le soir partir heureux, le soir revenir amour,
Dans sa douce lumière comme un gage d’espoir.
Claude Lepenseur octobre 2010