samedi 25 février 2017

POUR VIVRE


Un corps nous a été donné, on peut l'aimer ou le détester, mais ce sera le nôtre pour toute la durée de la vie.
On va apprendre des leçons, on est inscrit dans une école informelle appelée «Vie». Chaque jour nous avons l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école, on peut aimer ces leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinences. Mais si on veut grandir, il nous faut apprendre.
Il n'y a pas de fautes, seulement des expériences, la croissance est un processus d'essais et d’erreurs, les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que celles qui réussissent. C’est ce qui différencie l’échec de l’apprentissage.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce quelle soit apprise, elle nous sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que nous l'ayons apprise, puis nous pourrons passer à la leçon suivante. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon.
Ailleurs n'est pas meilleur qu'ici, quand notre ailleurs est devenu ici, on obtient à nouveau un autre ailleurs qui à son tour nous semblera meilleur qu'ici.
Les autres sont essentiellement des miroirs de nous-même, on ne peut aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que nous aimons ou que nous détestons en nous.
Ce que nous faisons de notre vie dépend uniquement de nous, nous avons tous les outils dont nous avons besoin, le choix nous appartient. Toutes les réponses aux questions de la vie sont en nous, ce qu'il nous faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que nous nous ouvrirons à cette confiance, nous nous souviendrons de plus en plus de tout ceci.

Création faite d’après un texte de Gitta Mallasz

mercredi 22 février 2017

J'EFFACERAI MA MÉMOIRE


J'effacerai de ma mémoire
Toute ma vie, mon enfance,
Mauvais coups et déboires,
Et que s'installe l’espérance.
Le futur nous semble bien noir,
Que laisserons-nous à nos enfants ?
Cette violence qu'on nous fait voir,
Le long des jours, à tout instant.
Je ne comprends pas l'être humain,
Ce désir fou de tout contrôler,
Il compromet ses lendemains,
En imposant ses quatre volontés.
La guerre, la haine sont des fardeaux,
Que nos amis, des gouvernements,
Nous font porter sur notre dos,
Et les peuples suivent tout bêtement.
J’espère qu’un jour, tous les puissants,
Tous ceux qui imposent leurs idées,
Qui font périr tant d’innocents,
Seront obligés d’expier leurs péchés.
Nous pouvons nous aimer, pour changer,
Main dans la main pour avancer,
Ne retenir que ce qui va nous rapprocher,
Nous devons vivre pour nous aimer.

Claude Lepenseur le 30 mars 2011

dimanche 19 février 2017

AUTREFOIS


Les hommes autrefois avaient des foyers stables,
Ils gardaient la maison où leur mère mourait,
Et, quand d’autres enfants naissaient, on était
Moins à l’aise, mais plus unis, aux mêmes tables.
Les meubles centenaires étaient de vieux amis,
Les fauteuils allongés et les chaises massives
Où le soir, tricotaient jadis les aïeules pensives,
Servaient d’asile aux enfants endormis.
Les mêmes arbres verts et les mêmes tonnelles,
Qui les avaient vus blonds, les revoyaient tout blancs,
Et les rideaux des lits, dans leurs longs plis tremblants,
Gardaient comme un frisson des âmes paternelles.
Chacun avait le respect de la loi patriarcale,
On vivait loin du trouble assourdissant des villes,
Menant des troupeaux dans les plaines tranquilles,
Où les roseaux chantaient sous le vent musical.
On s’aimait gentiment dans une famille humaine,
Chaque jour se marquait par un progrès nouveau,
N’ayant qu’une demeure on n’avait qu’un caveau,
Et n’ayant qu’un seul nom on n’avait qu’un domaine.
Maintenant on jalouse, on divise, on combat,
Comme si par nos maux nous n’étions pas tous frères,
Pauvres chênes tordus par des ouragans contraires,
Dans la forêt humaine où la Mort nous abat.
Nous doublons nos douleurs par la haine et l’envie,
Car avec le soleil, l’amour de tous nos enfants,
Nous avons des bonheurs simples et charmants,
Qui font respecter Dieu, aimer et adorer la vie.
Mais nous avons greffé à cet ouvrage divin.
Le rameau maigre et noir des haines criminelles,
Et les penseurs sont là comme des sentinelles,
Jetant des cris de paix que l’écho roule en vain.
Pauvres fous ! Le destin, comme en un cachot sombre,
Nous pousse dans la vie et dans l’obscurité,
Alors agissons enfin pour que la Fraternité,
Soit, le soleil du cœur et le flambeau de l’ombre.

Claude Lepenseur, octobre 2009, Texte travaillé d’après un poème de Georges Rodenbach


jeudi 16 février 2017

RÊVE DANS LA NUIT


Devant son écran, dans ses nuits d'insomnies,
Il s'imagine un monde qui n'appartient qu'à lui.
Que cherche t-il de l'autre côté du miroir ?
Une lumière accueillante, même si c'est illusoire.
Il s'invente une femme, avec un visage d'ange,
Lui dédie ses paroles, en chantant ses louanges.
Il regarde le ciel recherchant son étoile,
Et dessine son corps, tel un peintre sur sa toile.
La nuit complice réveille ses fantasmes, il rêve,
Ses sens enfiévrés, l'emportent sur d'autres grèves.
Il sent son parfum, ses lèvres, la douceur de sa peau,
Son désir le rend fou, il ne trouve plus de repos.
Doucement, se laissant glisser sur un merveilleux rivage,
Vers elle il tend les mains, pour toucher son visage.
Il flotte sur un nuage, plus rien d'autre n'existe,
Le temps s'est arrêté, plus rien ne lui résiste.
Il vogue dans l'infini, au paroxysme du plaisir,
Ses yeux se ferment, mais il ne veut pas dormir.
Déjà le soleil pointe, s’ouvrant au nouveau jour,
Sa belle s'en est allée, emportant son seul amour.
Poète de la nuit tu te crées des mirages,
Quand revient le soir, tu repars en voyage,
Sur ton clavier froid, tu remplis les pages,
D’une douce mélodie qu'avec elle tu partages.

mardi 14 février 2017

PLANÈTE BLEUE


Ma terre, j’aime la regarder vivre,
Ma terre, j’adore l’écouter frémir,
De la goutte d’eau jusqu’à l’océan,
Du doux zéphyr jusque l’ouragan,
Ma terre, elle a inspiré tous les poètes,
Elle restera la plus belle des planètes.
Ma terre, elle favorise la vie,
Il faut en prendre soin aussi,
De ses montagnes aux belles plages,
Ma terre, nous invite tous au voyage,
Quand je regarde toutes ses facettes,
Chaque jour devient un jour de fête.
Ma terre, apprenons donc à la respecter,
Ma terre, apprenons aussi à l’aimer,
Ma terre, celle qui nous donne tant,
Préservons la pour nos enfants,
Comme le volcan vomit de son cratère,
Mon cri d’amour jaillit pour ma terre.